23.09.2009

Activité sportive et nocturne

Mercredi 23 septembre 2009

Je suis fatigué et courbaturé…

C’est qu’hier soir après avoir mainte fois reporté la chose, je me suis coltiné le déménagement chez une ami…

S. a acheté à Asnières., banlieue nord limitrophe de Paris, de l’autre coté de la Seine.

Apres avoir déboursé en temps et en argents des trésors auprès d’architectes et autres corps des bâtiments qui pourraient donner des leçons à Madoff, c’était le début des grandes manœuvres…

 

Avec l’accident et les deux vis dans l’épaule, il ne pouvait bien sûr pas porter grand chose. Il avait cependant pu faire déposer dans la cave quelques affaires, meubles, vaisselle et cartons d’ouvrages et de magazines qu’il pensait bien monter le plus vite possible chez lui afin dans un dernier d’arriver avec vêtements, lingeries, et autres petites choses vivables…

 

L’objectif était donc de monter le barda chez lui.

M devait nous rejoindre afin de m’aider. C’est qu’il est bien évident que pour déplacer un meuble dans les escaliers en colimaçon sans leur infliger la moindre éraflure, il était préférable d’être deux valides pour jouer à quatre mains cette partition avant-gardiste «  Cartons et guéridon » …

 

Il ya eu déjà des difficultés pour se retrouver et commencer le déménagement.

Je ne sais pas pourquoi mais le réseau de trains de banlieue géré par la gare St Lazare était complètement désorganisé ce soir là…

S est donc arrivé plus tard qu’il ne pensait. Voyant bien au loin par la fenêtre de la voiture sa chère gare d’Asnières, il devait ronger son frein immobilisé en pleine voie…

M est arrivé comme prévu très en retard… C’est la seul personne qui serait capable d’arriver en retard à son propre enterrement… Le voilà débarquant du train avec son vélo, son sac à dos et un gros sac comme on aurait tendance à caricaturer les « babouchkas » magrébines… Sauf qu’en lieu et place de l’attirail à tajine et le couscous fumant, c’est de quoi faire des spaghettis bolognaises qu’il trimbalait allégrement : la sauce à la tomate et a la viande « faite maison », les casseroles, assiettes, couverts et le paquet de pâte… il ne manquait plus que le réchaud…

 

 

Et donc nous voilà devant la porte de la cave…

Levé de rideau : cette pièce est fourrée jusqu’au trognon d’une masse quasi compacte de meubles, cartons et autres babioles…

 

En fait il s’est avéré que sur les trois personnes : l’une d’elle avait une épaule démantibulée, une autre du jus de chaussette dans les bras et la troisième plus riche en graisse qu’en muscle…

Et devinez qui à jouer le bibendum à gros bras ?

Je me suis trimbaler jusqu’au palier de son appartement je ne sais plus combien de cartons ! C’est que S est un TRES grand lecteur…

En me mettant toujours en bas, je pouvais porter le maximum de la charge à monter : la personne sur les marches du haut n’ayant plus qu’à diriger…

Meubles, bibelot, cartons disproportionnés dont certains au fond douteux, d’autres prêts à s’éclater car déformés par la masse de ceux qui se trouvaient au dessus… Tous ce petit monde, qui à bout de bras, qui contre mes abdos Kronenbourg, qui sur mes cuisses (qui en ont vu d’autre, il fut un temps, hélas certain) fut acheminé à travers les chicanes de la caves et les escaliers à colimaçon en pierres émoussées ou en bois patiné, jusqu’aux pénates promises…

charger-comme-un-baudet

 

J’étais en âge. J’avais enlevé mon pulls et suis resté en t-shirt… un vêtement qui à force de recevoir mon suc de mâle et d’être utilisé pour essuyer la sueur acide dégoulinant du front, me brulant mes pauvres et sensible yeux bleu- acier, avait finit par se transformer en épongé.

 

Une fois tout cela expédié, M, qui ne peut supporter de rester plus de six heure sans manger à voulu préparer les pâtes, tandis que S. proposer de prendre un verre à l’extérieur pour se poser…Pour ma part, vu l’état « d’ensuquement » je n’avais qu’une idée : une douche…

Sauf qu’il y avait ni serviette, ni gant de toilette et que la douche ultramoderne n’était pas encore rodée ! Heureusement, un vieux savon de Marseille avait été abandonné là.

J’ai récupéré du papier qui avait servit pour protéger du cristal. Bien imbibé de flotte, ils formaient une éponge avec laquelle j’ai pu savonner thorax, dos, et bouée. Une autre éponge improvisée pour rincer et ce t-shirt qui de toute façon avait tout de la consistance d’une serviette pour finir de m’essuyer.

 

On s’ai finit vers 23h30 devant la gare d’Asnières devant qui un verre de vin rouge, qui un Perrier, qui un Irish Cofee avant de rentrer chez nous.

 

Pour ma part ce fut Train de banlieue jusqu’à la Gare St Lazare, la ligne 14 jusqu’à châtelet les Halles et de là, le RER B, qui pour une fois n’a pas trop merdouillé…

 

Je ne sais si c’est les courbatures, les hectolitres de cafés (dont un Irish) ou la dalle (j’ai cassé la graine à deux et demi du mat’) mais je n’ai pas eu mon comptant de sommeil

Ce matin, j’ai lancé la machine à lavé sur programme rapide et étendu mon petit linge avant de foncer au turbin… en avance pour une fois !