01.12.2010
Transport et folie Humaine
Tiens, j’ai déjà vu cette tête là quelque part, me dis-je en montant dans le bus ce matin.
Oui, c’est le même jeune conducteur !
La dernière fois, je l’ai quitté en l’abandonnant écroulé sur son volant…
C’était il y a quelques semaines.
Gare du Nord
Il ne pleuvait pas et il ne faisait pas froid… pourtant, nous étions bien nombreux à prendre le bus.
J’ai réussi à me glisser dedans, en avançant le plus possible vers l’arrière.
C’est assez pénible parce qu’un certain nombre de voyageurs a aussi la fâcheuse tendance à monter par la porte arrière, celle de sortie. Bloquant le passage, empêchant les gens de sortir et s’accaparant – sans faire passer leur badge – les places des gens honnêtes (ou civique), ces égoïstes s’installent sur les strapontins des personnes prioritaires et bloquent l’écoulement des voyageurs.
Après que le conducteur ai réussi à fermer la porte de devant, nous partons.
Place de la Chapelle
Il y a encore beaucoup de monde à l’arrêt de bus.
Manque de pot, des gens voulaient descendre. Ce qui est malheureux n’est pas que ces voyageurs auraient pu laisser de la place, c’est que pour les faire descendre, le conducteur ouvre la porte arrière…
… Et là…
C’est la ruée. Une bande d’excités tente de s’engouffrer qui à l’avant, qui à l’arrière. Poussant, jurant invectivant, transformant la descente des quelques futur ex-voyageurs en calvaire.
On finit par s’extirper aussi en usant de son poids, de sa masse de ses coudes, de sa hargne, pour percer la masse compacte des sauvages qui s’agglutinent aux portes…
Elle s’engouffre, cette populace hirsute et braillante. Elle nous compresse comme des vulgaires et gênant amas de chaire…
Les groles sont sur les marchepieds, les mains agrippées à tout ce qui pourrait permettre de se hisser encore de quelques millimètres dans le bus qui tangue comme une vulgaire coquille de noix en pleine tempête.
Impossible de fermer les portes. Impossible de faire partir le bus
Le chauffeur a beau leur dire qu’un autre bus arrive, la horde sauvage continue. Est – ce parce que ces gens n’ont pas voulu comprendre ou est-ce parce que ils ne comprennent pas le Français ? On ne le saura jamais.
En désespoir de cause, le jeune chauffeur coupe le moteur et attend.
Certains ont compris qu’il ne démarrera pas. Il y en à quelques uns, qui avec un relent de lucidité, s’éloignent. D’autres qui après le moment de surprise font preuves d’une hostilité évidente vis à vis du conducteur et de ceux qui sont là dans le bus… Oui, ceux-là qui ont pris LEUR place à EUX !
C’est l’arrivée du bus annoncé par le conducteur, qui calme la meute.
On repart
Pour se trouver à deux arrêts plus loin devant un petit groupe de gens qui essaient de rentrer en poussant sans laisser descendre les voyageurs…Je parviens à sortir et me retourne.
J’aperçois le conducteur : il est écroulé sur son volant, une main posée sur sa tête qu’il secoue. Totalement atterré par la bêtise humaine…
14:10 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04.02.2009
Fallait pas attendre six mois, « du genou »!
« Faudra faire une IRM pour confirmation, mais c’est probablement que le ménisque ou alors… » Petit temps d’attente angoissante « …une lésion ligamentaire »
Aï ! je sorts du cabinet de radiologie... Si cela se confirme faudra que je passe sur le billard.
La derrière fois, c’était pour l’appendicite alors que j’étais au collège… Faisant déjà dans l’original, le Pierrot n’avait rien trouvé de mieux de devoir se faire opéré un 13 juillet (à un jour prés, c’était la méga fête…)…Suuuupeeer, le défiler des chars pour se remonter le moral !
Là l’idée de l’opération en elle même me fait des sueurs froide : comment assurer mon remplacement si il ya des complications ? Et surtout pourvu que cela ne soit que le ménisque car si les ligaments on été déchirés puis mal recousus tout seuls, il n’y a peut être plus rien à faire…
J’avais déjà eu mal il ya des mois de cela. Alors que je marchais à Madrid il ya plus de six mois, j’ai du carrément m’asseoir… Impossible de faire un pas de plus !
Bon j’ai laissé courir
Déjà quand j’étais à Paris, j’avais tendance à n’aller chez le médecin qu’n cas de souffrance extrême ou que cela ne passait pas ! Tout cela pour ne pas passer pour une chocotte !
Depuis mon expatriation en banlieue c’est pire : J’ai tellement la terreur de passer pour une « tantouse »
Faut aussi dire que à Bagneux (là ou habite maintenant), il ya eu une personne morte à la suite de tortures dont la barbarie à choqués même les « jeunes » et un autre jeune homme qui s’en ai sortie vivant mais qui à du fuir la ville - lui et sa famille- parce qu’il avait osé porté plainte !
Donc ne pas passer pour une chochotte, c’est surtout une question de survie !
Mais peut être que à cause de cela, je ne pourrais plus jamais faire de randonnées, ou même de sport…
J’angoisse pour la suite…
Vous pouvez me refiler des infos sur l’opération du genou ?
Merci
13:59 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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