04.08.2008

Petite virée dans le pays du Père Alexandre

Eté 2008 Pays de Caux

Sous l’impulsion de Stabat Mater, nous partons  en virée au lac de Caniel et devons passer en plein Pays de Caux dans le village de O.

Il y a la fête au village, c’est à dire beaucoup de bruits pour rien, les autochtones, étant plutôt du genre atone et brut de décoffrage…

Devant l’entrée du jardin, aménagé comme une fortification végétale cachant la masure, la famille en rang d’oignon regarde passer la procession…

Avec le minimum de coté rebelle propre à la fin de l’adolescence, le fils ainé est le plus près de la route, le chef de famille juste en retrait… Les plus jeunes bézots à tête blonde se serrent contre « la mé » comme des poussins sous les ailes d’une mère poule…

Les fils sont aussi vieux que le père. Le père est aussi vieux que les fils. Et tous à structure basse et mastoc  fessant passer un percheron pour un pur sang arabe…

L’expression d’ouverture et de finesse dégagée par les mâles de la famille assimilerait un gorille à un dandy parisien du temps d’Oscar Wild…

 

Probablement dus à une adaptation à la lourde terre argileuse du pays, les génitrices- présente et à venir- ont de lourds membres inférieurs propres à se mouvoir posément dans la glaise.

Les jeunes génisses en ce pays de crème et de beurre deviendront certainement, elle aussi, dignes des laitières du champ d’à coté – tout comme maman…

Tout ce petit monde a les traits du visage comme esquissés à coups de hache par un facétieux bucheron je-m-en-foutiste…

 

Les bras croisés, qui sur des torses de faucheurs de foins, qui sous des mamelles normandes, tous ont une expression si avenante et ouverte qu’en comparaison, les Beaumettes sont fermées par de légers rideaux…

Vous êtes en Pays de Caux…

 


Horsain
Le Horsain : Vivre et survivre en Pays de Caux

 

Père ALEXANDRE 

 

 

Il y a des villages où rien ne change...

Heureusement que ce n'est pas comme cela dans tout le Pays de Caux !