14.06.2011

Des idées d'avenir ?

Mon frère m’a envoyé un mail sur des demandes d’emplois dans le Sud.
Il y fait beau, il y fait chaud. L’air y est sec et respirable, non pollué. La bouffe y est saine et les rosés y sont agréables…
Mais mes problèmes de santé actuels ne me permettent pas vraiment de me projeter dans le long terme. En fait j’en suis depuis quelques temps à me demander si je vais seulement arriver a pouvoir compter les bougies de la prochaine décade… Ce n’est que début août que les véritables examens vont commencés. Peut être n ‘est il pas encore trop tard…
Dans ces conditions, me projeter dans une nouvelle vie est difficilement à ma porté.

Une nouvelle vie, si un miracle à lieu ?
Pourquoi pas.
J’ai bien quelques idées en tête.
L’une d’elle me trotte en tête depuis très longtemps. Mais il y a 15 ans, je n’aurais pas été psychologiquement suffisamment solide pour cela. Pour résister à des turbulents qui ont un malin plaisir de vous tester jusqu’à vos derniers retranchements, il faut non seulement être solide, mais aussi être totalement « vrai » et ne pas se mentir… Que de chemin, j'ai parcouru depuis !

Une question me vient en tête depuis un certain temps : à quoi servent toutes ces connaissances si elles ne sont pas partagées, transmises…

Pour faire de l’enseignement, il me faudrait me refaire une remise à niveau complète. En 15 ans, c’est fou ce que les connaissances ont évoluées. C’est fou ce que j’ai oublié.
En aurais je la force ?
Quelque part, si je suis encore capable de faire du travail alors que toutes mes ressources physiques et psychiques sont dilapidées par mes problèmes de santé, cela veut dire que si, ils devaient être réglés, j’ai tout de même beaucoup de ressource !

Mais il y a des choses que mon existences m’a aussi apprise. Des choses qui vont au-delà de l’enseignement théorique.

1)
Mon passage dans le monde du travail, m’a appris qu’il est nécessaire de maitriser 3 aspects :

  • Le savoir
  • Le savoir faire
  • Le savoir quoi faire de ces savoirs

L’enseignement théorique du cursus classique n’aborde malheureusement que le premier étage de la fusée.

2)
Mon cursus universitaire est pluridisciplinaire. Mon coté touche-à-tout n’a d’égale que mon refus des œillères. Je ne suis pas du genre à penser que le spécialiste de l’orteil droite de la grenouille doit être différent de celui de l’oreille gauche…
Mes choix universitaires fleurtent avec la philosophie des sciences, l’épistémologie, l’Histoire, l’archéologie, les biais expérimentaux… En un mot, avec cette notion de  « contexte »
Pour avoir aidé des jeunes en bio autrefois, je me suis rendu compte que c’est justement ce placage de connaissances sans liens entre elles qui finit par les flinguer… faire comprendre qu’il ya un tout et comment on est parvenu à découvrir ces quelques morceaux de ce tout, est à mon sens un point fort !

3)
Tout aussi archaïque que je sois (je suis né dans les années 1970) les nouvelles technologies ne me sont pas inconnues. Cela tombe bien car c’est les crises d’angoisses du coté des enseignants canadiens : Au siècle du web, des communautés,  de wikipedia et autres twitter et sources d’informations si loin de ma salle de classe,  je deviens  quoi, moi ? A quoi je sers, si ce n’est qu’à leur donner un lieu où dormir après qu’ils aient passé la nuit dans leur monde électronique ?
Et bien j’ai forcement une approche plus sereine, non seulement parce que oui, j’ai compris qu’il faut aller où ils sont. Et que je sais également ce qu’un enseignant peut apporter : du lien, du sens, du sens aux liens entres connaissances…


Pourquoi pas…


L’avenir –si j’en ai un- nous le dira…