18.02.2012

Souvenir d'un stagiaire.

Jeudi soir, je descends du RER à Arceuil. Je  suis parti tôt (en fait à l'heure) : je commence vraiment à fatiguer.
Je n'ai plus de champignons et d'endives. Je me dirige vers le magasin. Un groupe de jeunes est au feu ; nous traversons...ils ne m'ont pas remarqué : petites souris et derrière eux incognito.
Ils font leur courses, choix des vins, lardons et autres pâtes...

charette blog.jpgSouvenirs...
Cela me rappelle mon séjour à 'INRA en Picardie : 6 mois dans les champs.
En mars, j'étais tout seul. La seule distraction : partir juste à l'aube avec ma voiture, foncer sur les dalles de l'ancien terrain d'aviation désaffecté depuis la dernière guerre, faire crisser mes pneus sur le sol gelé du chemin de terre  qui me permettait d’accéder à « mon » champs d'expérimentation. Là, mise en route du canon à corbeau, et repartir très vite avant que le gel ne transforme le passage en un bourbier infranchissable pour ma petite tuture.

 Et en mars, les champs, perdus au milieu de nul part, quelque part dans une zone quasi désertique de la Somme, c'est sinistre !

Heureusement, le gros des troupes estudiantines est arrivé pour les stages de mai.
00644956.jpgPartir à plusieurs dans la ville la plus proche... une expédition en soi. Acheter de quoi faire de la boustifaille pour dix.  Compter au plus juste pour pouvoir diviser au mieux la somme à payer.
Revenir et se préparer gratins, tartes sales 15 places et autre...
Un des ingénieurs était un breton expatrié. Il avait ramené ses ruches et s'invitait... entre déracinés,  on se tient les coudes.
On commençaient avec un petit hydromel fait maison par notre apiculteur amateur, petit rosé puis ,selon les plats, rouge ou blanc pour se finir vers minuit à l'Irisch coffee avant de commencer des parties de cartes endiablées...


Souvenirs, Souvenirs...
faut vraiment que j'arrive à le concrétiser, mon projet de site !

12.09.2011

Le Minidou du métro

 

Dimanche, fin de journée

Ligne 4, je suis assis à coté d’un jeune homme. Il est rentré à Chatelet, un gros sac de sport sur le dos, la mine tirée, fatigué probablement de sa journée.

Je suis là, avec en main un de mes petits carnets. Je suis passé exprès dans cette papeterie, juste après les averses pour voir faire un stock. Ils sont pratiques, faciles à mettre dans la poche.

Pendant que j’écris quelques lignes, le jeunot est courbé sur un livre, sa nuque bien visible est parcourue  par une chainette en argent, bien visible puisque son petit pull blanc est un raz-de cou. Le temps en temps, il lève les yeux pour savoir à quelle station nous sommes.

Un doux parfum émane de sa personne, un parfum de fraicheur, légèrement caramélisé… Il doit revenir de chez papa-maman pour que ses vêtements sentent le propre et l’agréable senteur de l’adoucisseur… Petite déduction : le sac doit être rempli de son linge de la semaine, et il a du se farcir le voyage depuis sa province Natale…  d’où la fatigue…

On est dimanche, il est 19h00, moment où –tel que je le fis il ya de cela si longtemps- les étudiants reviennent pour débuter une nouvelle semaine de folie : quelques cours, entrecoupés de révisions et – selon le budget – de sorties.

Il descend à Montparnasse. Moi je dois faire toute la ligne.

Vais-je prendre le bus ou bien continuer à pied pour rentrer chez moi ?

Un peu de marche, peut-être pour solder ce dernier WE estival

17.07.2009

Pratiques unisexe

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Manuel de survie pour les filles d’aujourd’hui (éditions Fleurus)

 Que voilà un bouquin bizarre dans les mimines d’un mecton… Je vous rassure, ce n’est qu’un don pour la bibliothèque…

 Cela dit, à la lecture du sommaire, je me dis qu’il ne serait pas bête de reprendre certains chapitres et sujets en les adaptant à la touche « boy » vu le nombre de jeunes mecs qui se trouvent bac en poche loin de papa-maman pour la première fois…

 Je me rappelle par exemple, alors que j’étais en formation à Lille, que l’association des étudiants de l’USTL distribuait en début d’année à la sortie du VAL (le « tram » local) un mini guide de survie

Outre les bonnes adresses pour sortir et se refiler des mètres de bière derrière la cravate, ce manuel estudiantin donnait des astuces pour utiliser les sacs plastiques, en guise de poubelles, une ou deux recettes faciles et pas chères (haaaah, les milles et une façons d’accommoder nouilles et restes…), etc…

Je me rappelle mes coups de téléphone à ma grand mère pour arriver à démêler les couleurs du blanc pour mes premières machines à lavé le linge faites tout seul…

 Bref un bouquin qui finalement pourrait servir de base pour les jeunes porteurs de pudenda en vadrouilles (les jeunes bien sûr…quoi que à priori c’est concomitant)…

 

Juste penser à modifier un peu. Par exemple, le chapitre « SOS Garçons » (ou  comment en ferrer un en 2 minutes chrono) n’est vraiment pas adapté à la majorité des mectons. De même dans la trousse de toilette, les serviettes et autres tampons seraient certainement plus avantageusement remplacés par le nécessaire à rasage (de la barbe) mais SOS bricolage, par exemple pourrait être repris tel-quel vu le nombre de jeunes citadins incapables de tenir un marteau !