03.06.2008
Les petites sardines du matin…
Dernière semaine de mai 2008 un matin
Je suis en banlieue parisienne et doit prendre le train de la ligne B.
Sur le quai, déjà bondé, le climat lourd et orageux commence à nous rendre nerveux comme des moustiques…
Un RER arrive…il ralentit, roule de plus en plus lentement…Attention il va s’arrêter…
Oui, oui… Non !
Il repart sans même avoir ouvert ses portes laissant les moucherons que nous sommes s’agiter dans la station…
Un autre train fonce vers nous avant de freiner et de s’arrêter tant bien que mal…
Quelques trop rares personnes sortent de la rame avec un visible soulagement…
Nous essayons de rentrer…
Ben vu que le train est déjà bondé, c’est impossible pour une partie d’entre nous… Les portes se ferment difficilement, frottant contre des bides, des cuisses, des dos, écrasant des pieds et jambes prestement rentrés…
Je laisse partir le bloc de ferraille et de chaire. Ce n’est plus une boite de sardine, c’est de la brandade de morue…
Enfin une troisième rame arrive… Nous sommes seulement serrés comme des sardines…
Le conducteur pourrait freiner ou accélérer, faire du rodéo dans les courbes… épaule contre épaule on risque pas de tomber…
Une femme accourt pour sauter dans le train… Cela lui sera difficile de reprendre son souffle et de gober de l’air frais: les portes du wagon ne s’ouvriront pas avant cinq stations…
Pourvu qu’elle ne fasse pas un malaise avant parce que pour la désincarcéré ce serait du sport…
Dans deux heure à Bruxelles se sera la pause sur le pouce : le petit blanc avec, tranquillement installées sur leur pain, nos petites sardines…

21:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : banlieue, matin, exploit du quotidien, transport en commun, ile de france, sardine, paris |
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