13.03.2012

Sciences en Fête

J’ai retrouvé un vieux bouquin de sciences.
histoire, sciencesC’est un manuel destiné aux élèves des écoles primaires dans les années 90…
1890 !
Cette onzième édition est de 1898.
Les grandes inventions modernes dans les sciences, l’industrie et les arts

Ce livre est un petit trésor à plus d’un titre.


Le fond :
Le 19eme siècle et son école publique, c’est l’explosion du savoir pour tous. Pas étonnant donc que les premiers chapitres traitent de l’imprimerie et du papier.
Le télégraphe, et le téléphone, c’est la possibilité de transmettre les informations au loin. C’est fou le nombre d’appareils qui ont été conçus à l’époque.
La chaudière à vapeur et le charbon, sont la serrure et la clé du développement industriel, et par conséquent, de la transformation radical de la société puisque une nouvelle classe est née : celle des ouvriers.
L’électricité est à ses tout débuts. Mais déjà, on sait la stocker. C’est ainsi que le Nautilus décrit par Jules Vernes fonctionne sur batteries.
Ce manuel présente également des aspects plus pratiques : l’éclairage public par exemple ou le drainage. Quelle merveille que de pouvoir se déplacer la nuit. En faisant reculer la pénombre, le réverbère à gaz fait reculer l’insécurité.

La forme est également intéressante.
L’auteur, Louis Figuier, était connu pour être un de ces scientifiques pionniers de la vulgarisation. Son approche historique des choses ainsi que des petits questionnaires en fin de chapitre sont des méthodes qui ont fait leurs preuves.

En fait, cette pédagogie n’a pas pris une ride. Quand j’ai en face de moi un jeune qui ne comprend rien à sa leçon de science, c’est souvent par une approche historique, pratique et graphique que je le débloque… La façon d’apprendre de nos jours ce fait malheureusement par compartimentation… C’est comme éclairer par un faisceau laser quelques points dans la nuit : vision segmentée.

Quand au fond…
Il y a toujours des petites idées à glaner : la production de gaz à partir de houille par exemple…
Sinon, n’est-on pas nous aussi à un tournant ?
La diffusion de l’information numérique en lieu et place du papier… Le boom des réseaux sociaux, avec une communication maximale…
Les nouvelles énergies, la nanotechnologie et l’informatique (pour ne pas réduire aux simples développeurs)… toutes ces techniques à forte valeur ajoutée sont le moteur des économies du XXIème siècle.
Les réseaux des caméras, GPS, portables ont remplacés les becs de gaz. Une lutte contre l’insécurité… Hélas au détriment de nos libertés.
Les fusées et les avions supersoniques ont remplacé les aérostats.
Enfin, si ce vieux manuel fait la part belle au puits artésien et au drainage, nous devons pour notre part, trouver des technologies et des modes de vie permettant d’économiser l’eau, l’or bleue devenant de plus en plus rare.

 

Quelques extraits scannés : retrouvez la préface de l'auteur

18:15 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : histoire, sciences |  Facebook |

12.05.2011

TO9 cosmique

En déblayant des étagères, je suis tombé sur un vieux classeur. Il contenait des feuillets qui ont été tirés en 2000.

informatique, TO9C’est que le texte de SF écrit dessus était initialement sur un de ces trucs que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre : une disquette 3.5 pouces (si, si il a existé un truc avant les clés USB (il utilisait le lecteur A : )
J’ai un vague souvenir, en effet du PC familiale en 2000 : des connections avec des broches pour le moniteur l’imprimante et le scan…  et probablement une entrée, genre prise de téléphone, pour un hypothétique modem…
Ce texte,  je l’avais sorti à ce moment c’est que vu les versions existantes, c’était soit arrivé à le sortir là avec un logiciel  de traitement de texte basique capable d’ouvrir le fichier, soit, balancer la disquette aux ordures…

Ce texte, un début d’essais de SF, je l’avais écrit, bien avant sur une bécane si vieille que même le nom ne doit pas vous dire grand chose : le TO9
informatique, TO9
Non, ce n’est pas le petit nom d’une Teminator !  John  Connor  peut dormir sur ses deux oreilles.
Le TO9 est un ordinateur qui date des années 1985 autant dire, au temps des pyramides informatiques…
Pour plus d’infos suivre ce lien : http://nostalgies.thomsonistes.org/to9.html

 

 

 

informatique, TO9De nos jours, on aurait du mal à imaginer  comment naviguer sur un tel brontosaure… Et pourtant, avec lui, je faisais de la programmation en BASIC (def wiki ) et  du traitement de texte, qui sortait sur une imprimante à boule.

Pour plus de détails sur les Ordinateurs des années 80 voir :
https://cetm20.backpackit.com/pub/1288979


 

La SF rattrapée

informatique, TO9, histoireEn parcourant ce texte écrit par le chti ado qu’était le pierrot, je me suis rendu compte à quel point il était si difficile à cette époque d’imaginer à quelle vitesse la dématérialisation et l’hyper-connectivité allaient changer notre monde, notre façon de vivre. Ce texte est bon pour la poubelle : pas temps pour le coté sociétal que part le fait que le déroulement de l’intrigue ne correpond plus à cette aire du wifi, Iphone et  disparition programmée du papier.
 Il ya énormément  de textes de FI qui sont maintenant ringard. Ceux, par contre qui misaient plus sur la nature humaine, sont encore d’actualité…



C’est là sans contexte que je ne puis pas prétendre être au mieux qu’un digital immigrant

16.11.2010

Un canard à l’orange 5 étoiles

Magrets de canard aux clémentines. Voilà une recette appétissante . En la voyant devant mes yeux, j’ai aussi des petites velléité de canard laqué, genre canard à l’orange.

C’est drôle de voir à quel point la boustifaille délit la pensée et la langue de nous autres français.

Un repas en famille, avec des amis au restaurant ou bien pour une petite fête et les souvenirs affluent. On parlerait repas, plats pendant des heures.

Beaucoup d’associations d’idées rien qu’à l’évocation de tel ou tel plat. Ce n’est pas forcement d’ailleurs à un plat identique que l’on pense. Et surtout c’est tout ce qui va autour qui nous submerge…

On me dit « huitre chaude »  et je vois la première fois où j’en ai mangé. Les huitres gratinées dans l’assiette blanche, ma Mater en face de moi dans ce restaurant…  Une table ronde à la nappe blanche, dans une pièce au premier étage de cette maison à pan de bois, dans une station balnéaire…

Les premières fois… cela marque !

Un dimanche, ma mère nous avez fait un canard sucré-salé et JM a eu alors un flash : celui de son premier canard à l’orange…

 

Et quel canard à l’orange

 
C’était il ya bien longtemps. JM était chauffeur d’une huile de l’armée : un général.

Voilà notre JM conduisant son passager dans la résidence de campagne, où la femme de celui-ci avait fait préparer de bons petits plats- dont un canard à l’orange. Une fois arrivé dans la demeure, l’étoilé discute à bâton rompu avec notre jeunot. Trop habitué à ce qu’on le ménage et qu’on soit évasif et plutôt à éviter le franc parlé, le vieux guerrier profite d’avoir quelqu’un sous la main qui ne risque pas de louvoyer.  « Gesta verbis praeveniant » C’est que dans la famille de J.M. on est plutôt rentre-dedans ! La dissimulation ce n’est pas leur fort... Bien  au contraire depuis des siècles, c’est au devant des troupes que cette famille sert l’Etat…

Bref madame appelle son petit monde pour préciser que le repas va être servi…

Et le Grand Homme de lui dire : « Pouvez vous faire mettre un couvert de plus pour ce jeune homme ».

Déguster pour la première fois de sa vie un canard à l’orange à la table du Général de Gaule, c’est un souvenir qui marque !

05.11.2010

De l'histoire des livres ou quand la fiction rejoint la réalité

Dans ce Dinotopia qu’est l’ancienne civilisation près-numérique, puisqu’il faut appeler ainsi ce monde perdu où végètent les ptérodactyles et autres saures, les reprises dans une œuvre littéraire sont légions. Du moins à défaut d’être explicitement précisées, sont elles plus ou moins repérables.
Il n’est point rare qu’un ouvrage fasse référence à une ou plusieurs autres œuvres.
 
Les livres ont une histoire avant même qu’ils ne nous parviennent en main. C’est cette gestation, cet accouchement et ces premiers pas, ces permiers mots balbutiants qui me touchent. J'ai déjà fait reference à  Affaires résolues à l'ombre du poirier (Tang Yin Pi Shi) qui nous est parvenu grâce à Robert Van Gulik ou bien  à ce manuscrit de Pierre Boulle, posthume, jamais publié, voir  jamais  prévue pour une quelconque publication : L’archéologue et le mystère de Néfertiti

 

Ce cheminement  (cheminement intellectuel ou physique), ainsi que les pérégrinations de l’œuvre (achevée dans son corpus) avant notre rencontre, confèrent à l’histoire couchée en son sein, la couleur du mystère, voir du mythe, et par là même lui donne une touche de véridicité.
 
Les romanciers usent de ce petit stratagème pour donner corps à leur fiction.

Le nom de la rose : une poupée russe

Pour nous entrainer sur la pente du fait relaté, Le nom de la rose d’Umberto Eco, utilise plusieurs niveaux de stratgèmes.

Une forme littéraire particulière

Le premier use de l’effet de véracité apporté par une forme littéraire  particulière : les mémoires. Adso le narrateur est à la fin de sa vie quand il relate la mésaventure que l’Adso jeune a connue. Présent à la fois dans l’action mais également  dans les apartés explicatifs alimentés par la connaissance, fruit du vécu, le vieux moine donne par les références historiques et son recul une validité à l’action. Validité qu’un lecteur mettrait certainement plus facilement en doute si cela avait été les délires d’un jeunot encore sous l’effet d’une beauté aussi « terrible que mille bataillons »…

Une tribulation fictive

Le second joue sur le devenir de ces mémoires fictives qui ont elles-mêmes connus quelques péripéties : l’histoire du contenant donne alors au contenu –les mémoires du vieil Adso- un accent de vérité.
 Manuscrit trouvé sur une banquette dans un train, ces mémoires feront l’objet d’une quête du dénicheur durant laquelle cette personne, décidant finalement de faire publier sa découverte, découvrira des bribes d’éditions, des notes, et notamment  des bribes de premières éditions. Ce premier éditeur serait –toujours d’après le voyageur - à l’origine des titres alambiqués et résumant chaque partie, titre eux même ayant un ancrage historique qu’en à leur forme du genre  « ou il se passe tellement de choses que le titre serait aussi long que le présent chapitre, ce qui serait contraire aux usages ».

Tout cela, nous l’avons dans l’avant propos, juste avant qu’Adso, vieux moine de l’abbaye de Melk, ne précise-lui même qu’il relate ces « choses admirables et terribles » qu’il a connu dans sa jeunesse.   

 

L'auteur : un passeur

Dans toute cette bouillie, où est donc Umberto ?
Ecco n’est plus qu’un passeur - un de plus- un maillon d’une longue chaine qui, quoi que fictive, par le fait même qu’elle est, donne du crédit au livre que le lecteur (vous et moi en l’occurrence) a en main.
 
C’est bon, vous tenez ? Il vous reste encore une boite d’Aspro ?


Pierrot, le coelacanthe.

 

13:20 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, livre, histoire |  Facebook |

04.11.2010

Manon va à la source

Faire un champ pour connaître sources des articles en ligne…
C’est une évidence criante.
Comment n y ’ai-je point pensé !
Cette information sub rosa, cachée, dissimulée au profane, et au Naut, ne serait accessible qu’aux seuls administrateurs ?
Et pourtant, au vu du pourcentage d’informations uniques sur le web, cette référence ne serait peut être pas vaine… 
Jamais nous n’avons été aussi noyés sous l’information. Mais dans ce malstrom combien sont elles originales, originelles et authentiques et non point un copier / coller plus ou moins intelligent d’une même source si rarement identifiée et nommées…

23.07.2010

Economiser l’eau comme autrefois, ou comment se laver sans salle de bain ni douche.

« Ah, si comme autrefois on était encore obligé de pomper l’eau avec une pompe à bras pour aller tirer l’eau d’un puits ou d’une petite rivière, peut être qu’on ferait d’avantages d’économie » s’exclame le Père Hubert sur une vidéo en actionnant une antique pompe dans son jardin.

 

Je ne vais certes pas à la pompe mais en ce moment, l’état de ma plomberie me fait faire des économies d’eau, bien malgré moi…

 Ne pouvant pas encore utiliser la douche ou les conduits d’évacuation, je lave le bonhomme, la vaisselle et tout le reste à la cuvette. Je n’utilise pas le même récipient pour tout cela, heureusement….

Mais j’ai l’eau courante ! Et aussi de l’eau chaude rien qu’en tournant un robinet… Le luxe !

Il y a de cela quelques temps, l’immeuble avait des problèmes avec les canalisations d’eau chaude. J’étais obligé de me lever une demi-heure plus tôt rien que pour pouvoir avoir le temps de chauffer suffisamment d’eau avec ma petite bouilloire… C’est là que je me suis rendu compte qu’on a pris l’habitude d’utiliser vraiment beaucoup d’eau chaude : un peu pour se laver, beaucoup pour se détendre.

Des siphons démontés, l’eau coule directement dans des seaux. J’entends dégouliner dès que je fais la vaisselle ou que j’utilise l’évier de la salle de bain. Rien qu’en entendant l’eau couler, je me limite au stricte nécessaire : le récipient qui récolte la flotte ne doit pas être trop remplis sinon j’ai des petits soucis  pour le vider. Avec de telles économies, je n’ai pas trop besoin d’un robinet spécial pour limiter ma consommation.  

 

Dans la salle de bain : un nettoyage économique.

La douche est bien moins consommatrice d’eau que la baignoire. Pour les tiraillés de l’écologie, mitigeur thermostatique, régulateur de débit, douchette spéciale  permettent là encore de faire baisser la consommation. Mais je fais encore plus fort que tout les Nicolas Hulot vu que  je n’ai pas de salle de bain fonctionnelle !

 

Se laver au début du XXème siècle

Vintage_2_Boy at tub.jpgComment faisait-on avant l’arrivée de la salle de bain ?

Mon arrière grand mère se lavait la tête à la sciure de bois… Je n’en suis pas là. De toute façon de nos jours  trouver facilement se genre de chose n’est pas évident. Difficile d’aller à la supérette du coin acheter un savon de Marseille pour le linge, de la sciure de bois pour les cheveux et de la chicoré grillée pour le petit déj… »

 C’était tout un travail que de se laver complètement. Généralement, en semaine on faisait la petite toilette : avec gants du même nom pour nettoyer visage, cou, et les « bouts » (tout les bouts). 

 

Pour la grande toilette,  on se lavait dans une grande bassine posée sur le sol de la cuisine. L’eau qui débordait tombait sur le sol en pavé et on tirait la bassine vers la porte pour la vider à l’extérieur. 

La cuisinière chauffée au bois ou avec des boulets de charbon permettait de remplir la lessiveuse avec de l’eau chaude. Dans les campagnes, cette eau devait être récupérée à la pompe au jardin. Dans les villes soit il fallait sortir à la fontaine soit, tourner un robinet dans la coure, parfois - grand luxe -  dans la cuisine au dessus de l’évier.

Si le Père Hubert propose des astuces pour faire des économies d’eau (au jardin), c’est évidemment par souci de bon sens (voir Économiser l’eau au jardin). Autrefois, tel Monsieur Jourdain parlant en prose sans le savoir, les économies en eau, lumière  et achats divers n’étaient pas faites pour suivre la mode Bio. C’est tout simplement qu’on avait ni le temps ni les moyens financiers, ni d’ailleurs les facilités techniques,  d’agir autrement …

 Toujours pour la grande toilette, il était préférable d’être plusieurs pour ce genre d’opération. Outre les difficultés à porter  seul l’attirail (bassines, seaux, eau…) certaines parties sont toujours difficiles à laver comme le dos. Donc on se lavait en famille : les mères avec leurs filles en premier pour bénéficier de l’eau la plus chaude, puis les pères avec leurs fils. On prenait son temps d’être beau comme un sou neuf  avant de partir à la messe du Dimanche.

 

Comme faire sans salle de bain au XXIème siècle

De nos jours, trouver une grande lessiveuse comme autrefois est une véritable quête. En plus c’est un matériel assez lourd. Difficile donc d’imaginer ce genre de truc quand on est tout seul.

Ma Dolorosa a acheté un grand pot en plastique pour arbustes à installer en terrasse du genre gaulthéria , azalée ou bougainvillée... (je ne sais pas pourquoi j'aime bien le nom de cet arbuste... à cause de l'idée de voyages dans des pays lointains peut être ?)

Ce bac d’environ 50 cm de diamètre et 1m de haut est pratique pour ne pas se laver la tête à quatre pattes. Une petite bassine avec un déversoir à un des angles, des gants de toilettes et…  le tour est joué.

Un véritable luxe, cette eau courante : Je n’ai pas besoin d’aller à la pompe ou aller chercher de la flotte  six étages plus bas au robinet du local « poubelle» .  De même, j’ai encore de l’eau chaude !

Mes toilettes fonctionnent. Super géant de ne pas aller au fond du jardin avec un journal !

En plus, au lieu de me farcir six étages et cinq cents mètres jusqu’à la bouche d’égout du caniveau, je puis directement déverser mes seaux dans les WC !

Que du luxe !

On l’oublie souvent, mais on vit une époque formidable.

07.10.2009

Petite histoire de feuillets

 

Mercredi, je suis sur le départ. Et comme à chaque fois, je chope un livre dans ma bibliothèque. Ce n’est pas que je sois sûre de le lire vu les conditions de transport, mais on ne sait jamais…

 

NEFERTITI-
L’archéologue et le mystère de Néfertiti (Pierre Boulle)

Qu’est ce qui a bien eu le privilège d’attirer mon attention lorsque j’ai acheté ce bouquin.

Car ce livre fait parti de ceux que, bien qu’acheté rubis sur ongle, je n’ai pas encore lu.

 

Est ce l’auteur ?

Pierre Boulle ! Comment ne pas être attiré par un tel nom. Pierre, c’est le cultisme « Pont sur la rivière Kwaï », « La planète des Singes », et tant d’œuvre de science-fiction !

Cela aurait peu être ça…

 

Qu’est ce qui à donc bien put me séduire…

 

Le sujet ?

Certes, je suis friand d’histoire, voir d’antiquité et j’apprécie énormément les ouvrages qui présentent une intrigue au sein d’une époque. A ce sujet, je suis particulièrement attiré par les policiers intégrant dans la trame de l’intrigue certains aspects socio-historiques…

Par exemple, puisant dans ma poche de mon manteau, j’ai sorti dans le RER un policier de Marc Paillet « Le poignard et le poison » (http://livre.fnac.com/a1012687/Les-enquetes-d-Erwin-le-Saxon-Le-poignard-et-le-poison-Marc-Paillet?PID=24376) qui nous plonge au cœur même de la naissance de l’Europe : à l’époque du règne de Karlus Magnus, notre père à tous : l’Unique Charlemagne !

 «Du latin, de la grammaire, du calcul, de la lecture du chant et de bon livre ». Il y a des fois ou je me dis qu’on devrait peu être s’inspirer des « bonnes vieilles méthodes »…

De l’Egypte j’avais lu les trois tomes de la saga « Le Juge d'Egypte » (http://www.ratsdebiblio.net/jacqchristianlejuge.html )

 

Cela aussi aurait été un des critères qui m’aurait fait poser la main sur la couverture de ce livre de Pierre Boulle…

 

Et pourtant, justement, la 4eme de couverture…

Cette présentation du livre apporte le pourquoi de ce choix quasi obligatoire pour le Pierrot…

 

Ce livre, ce n’est pas qu’une œuvre de Pierre Boulle, c’est une œuvre posthume…

L’histoire qui attira mon attention, ce n’est pas seulement celle des personnages de ce livre, c’est l’histoire de ce livre…

 

A la mort de Boulle, sa nièce découvrit dans les tréfonds de la cave des valises pleines de notes, essais, brouillons, annotations, nouvelles déjà écrites ou d’autres inédites…

Or Pierre utilisait des « pelures » pour alimenter sa machine à écrire. Ce type de méchant papier très fin supporte très mal l’humidité…

Avec quelle patience Jean Loriot, le mari de cette nièce que Boulle considérait comme sa fille, reprit tout ces petits bouts de papier, les laissant sécher et les repassait un à un !

En les regroupant, il découvrit au recto d’un manuscrit connu, une oeuvre inédite : « L’archéologue et le mystère de Néfertiti »

 

 

Ce qui me passionne c’est également l’histoire des livres.

On dit que l’écrivain accouche dans la douleur… La bibliothèque de Rouen à conservé toutes les « contractions » de l’auteur de Madame Bovary… Passionnant !

Une fois l’œuvre écrite par l’auteur, son histoire ne s’arrête pas là et un texte peu avoir connu milles et unes turpitudes avant de tomber entre vos mains.

Un livre, est un objet physique qui a une historie. Chaque exemplaire a une vie unique…  Dans combien de mains à t’il passé ?

Pourquoi suis-je si enclin a prêter ou même donner (rarement vendre) mes propres ouvrages personnels si ce n’est que j’ai en moi cet aspiration à laisser respirer l’œuvre, s’envoler les pages !

 

L’histoire d’un livre !

Vous imaginez que j’ai bien sûr dévoré le Nom de la rose…

Vous comprenez pourquoi Lucien X Polastron (http://www.polastron.com/ ) est pour moi une référence

Vous avez probablement déjà trouvé cette délectation dans un de mes très anciens billets http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/5939050/la-tribulation-dun-livre-chinois-en-chine-et-

 

Quelle tristesse que mon ignorance m’interdit de lire dans la langue d’origine bon nombres de textes qui forment le socles même de l’humanité…

 

 

Il doit vraiment être archaïque et bizarroïde le Pierrot : un mélange paradoxale de Strigoï et du Bibliothécaire de « Buffy contre les vampires »

 

27.06.2009

Frenchouillards, ne dormez pas sur vos « laurier rose »

Et maintenant en France ?

Le débat se porte sur la possibilité des homosexuels d’être reconnu comme pouvant fonder une famille…

C’est ironique mais finalement cette famille détestée et récriée par toute une jeunesse fin 1960 débuts 1970 a reprit tous ses droits. Comme quoi faut pas désespérer…

 

 

Alors tout est « rose » pour les « invertis » ?

 

En France

 A savoir : l’église considère toujours que « l’Homosexy » (en polonais) est une maladie mentale. Même si le discours officiel s’est considérablement assoupli pour sa version hexagonale, il n’est reste pas moins que pour la frange la plus active et dominant les institutions religieuses, mis à part l’abstinence ou le bûcher, ces déviants là bien trop visibles et vindicatifs n’ont a pas de place dans la maison de Dieu.

 

Pour info, il y a encore des gens qui pensent que le sida c’est le cancer gay et qu’ils ne sont pas concernés… alors que les organismes de santé considère qu’aujourd'hui, en Europe, la voie de transmission du virus du Sida est désormais majoritairement hétérosexuelle. Par ailleurs, la proportion de femmes infectées est en hausse.

Dans le domaine de la désinformation vis-à-vis mes MST, l’Eglise n’est pas très clean puisque elle assimile allégrement dans ses discours : Homosexualité, maladie mentale, SIDA, Pédophile, danger pour la Famille (voir pour l’Humanité)…

 

Même si en France ce discourt est plus officieux, en Europe centrale, il est tout ce qu’il y a d’officiel, reconnu par les états. Non contant de vouloir éradiquer l’homosexualité, il y a en Europe Centrale  et notamment en Pologne une chasse aux féministes ou a toutes personnes qui sont un peu plus souples voir progressistes…

 

L’Europe Centrale, parlons en !

Si  il y a un truc qui a faillit faire totalement rejeté par la Pologne (et concorts) la Chartes des droits fondamentaux, c’est bien que les « Pédés » étaient dans la liste des personnes ayant le droit d’exister.

Les partis les plus conservatifs Homophobobes racistes, Eurosceptiques et nationalistes ont gagné les derniers elections dans TOUTE L’EUROPE CENTRALE ET DE L’EST. Et la crise à venir ne présage rien de bon quand aux relations des pays d’Europe Central et de l’Est avec leurs voisins ou avec leurs minorités : dans le malheur, il faut bien se défouler sur quelqu’un…

 

Quand elles ne sont pas tout simplement interdites (Pologne et Pays Baltes) les gayprides sont le théâtre de violences encouragées par l’Eglise ou les gouvernements (Estonie, Pologne) ou part l’Eglise et les partis nationalistes (Hongrie)

HONGRIE : Gaypride de Budapest  http://www.clevver.com/video/209242/budapest-gay-pride-20...

POLOGNE : Chasse aux homosexuels et  féministes et aux progressistes : http://www.wat.tv/video/tracks-arte-resistance-en-1837o_1...

 

On a pensé en intégrant ces pays d’Europe que finalement ils deviendraient plus libertaires, en fait ils sont -sous la houlette du Vatican- en train de tous nous entraîner vers l’obscurantisme.

Histoire de paires de chaussures roses

Donc comme précisé dans mon billet précédent, le résultat de ma cusiosité :

 

Homosexuel : Histoire  en France (et aussi un peu dans l’ex bloc de l’Ouest ):

 

1945 une ordonnance reprend pratiquement les mêmes termes que l’ordonnance de Vichy. De plus, des adolescents de même sexe ayant des rapports librement consentis entre eux peuvent être poursuivis pour "attentat à la pudeur" ou encore pour "coups et blessures réciproques".

 

1960, l’amendement Miguet assimile l’homosexualité à un "fléau social" au même titre que l’alcoolisme et la prostitution.

 

1968 La France déclare l’Homosexualité comme étant une maladie mentale

 

1969 Émeutes de Stonewall (USA):

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_Stonewall

 

1973 – L’American Psychiatric Association exclut l’homosexualité de la liste des psychopathologies.

 

1981 USA : Premiers cas recensés de personnes porteuses de la maladie appelée « "gay syndrome " plus tard, dénommé SIDA

 

1982 France : l’équipe du professeur Luc Montagnier isole le virus.

Par la suite plus de dix ans de bataille juridique de « paternité » du virus entre les Amerloc et l’Institut Pasteur pour s’approprier le marché des tests de dépistage…qui se conclue en 1994  on se partage les royalties du brevet du test… Oh brave new world

 

1982 La dépénalisation en France : (27 juillet 1982). Dans la foulée, les majorités sexuelles des français « normaux » et des « Malades » sont harmonisée : 15 ans

 

1991 : L'O.M.S. retire l'homosexualité de sa liste des maladies mentales.

 

1999 : France : vote du PACS (unter-Hochzeit für unter-Bürger ?)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_civile

 

Pour la petite histoire, quand les députés UMP se sont fait taper sur les doigts pour avoir déserté l’assemblée lors du vote sur HADOPI, j’ai dit qu’à mon avis, leur action était une réponse au mépris des institutions démocratique de Monsieur N. Rien à voir avec la veulerie, la couardise et la bassesses des députés socialistes lors de leur désertion pour le « CUS », projet mort-né similaire au PACS et présenté avant lui. Ils se sont débinés pour ne pas avoir à expliquer à leur lectorat pourquoi ils auraient voté « pour des pédales » ! Alors un peu de décence vis-à-vis des députes de Droite SVP !

Les marcheurs et le glandeur

C’est la Gaypride aujourd’hui à Paris.

Ils ont de la chance, il fait beau.

ROUEN_LGBT
La semaine dernière c’était à Rouen (photo). Je les ai vu passer alors que j’arrachais les meubles de la cuisine de ma mater…

(A Bordeaux aussi je suis tombé en plein dedans alors que je venais pour savourer Monteverdi.)

 

Je n’ai pas envie de sortir alors que j’ai mal au bide, que j’ai encore du bricolage à faire et que je me remets lentement de ma crise de sinusite

En plus, pour moi, cette « fête parisienne », bof… L’enjeux et certainement plus fort quand il s’agit pour les jeunes de circuler dans leur ville natale et provinciale alors qu’ils n’atteignent même pas les 1000 personnes…

 

Cela dit comme je suis tombé inopinément par deux fois sur leur marche (Bordeaux, Rouen)… je me suis fait une petite recherche sur l’histoire de cette démonstration, par curiosité, pendant que ma lessive tourne…

 

 

Demandez le programme :

http://marche.inter-lgbt.org/

 

Histoire de marche  en France :

En France :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_des_fiert%C3%A9s