19.09.2011

Un Dernier week end d’été.

 

Je suis passé en Normandie le 17-18 septembre… le temps était classiquement normand : le soleil se faisait rare…

Quelle différence avec le Week-end d’avant !

 

Eté indien

Le 10 septembre, c’était l’été indien en Ile de France.

Yannick avait projeté un pique-nique, me laissant le soin de l’organiser…

Vendredi, courses diverses et variées. Quelques bricoles : jus de fruit, jus de fruit… mais fermenté, saucisson, pain… et puis surtout une toile cirée !

Retours à la maison de l’enfant prodigue le vendredi soir (ou le samedi matin très tôt ?)

On finalise les courses le matin : on ne sera finalement que quatre : moi, Yannick, sa sœur et son petit ami. Ils dormiront sur place… donc dimanche matin, brunch !

Arrivée du petit couple vers 13h00 avec la glacière et d’autres petites bricoles.

Petit apéro sur place et On charge les sacs, direction le RER.

Le parc le plus proche, le plus facile d’accès, et le plus agréable, est le parc de Sceaux.

 

Parc de sceaux

Si vous vous arrêtez à Parc de Sceau, vous allez en direct sur le château… pour un pique-nique, il est préférable de s’arrêter à la Croix en Berny (? )

On trouve un coin sympa entre ombre des arbres et  fraicheur du grand canal.

Les bouchons sautent, les chips fusent, le saucisson se fait « dé-saucissonner »

Quelques bateaux naviguent sur le miroir d’eau… des coureurs éliminent le peu de graisse qu’ils ont encore.

Une bonne petite sieste, et nous rangeons les affaires.

Petite marche dans le parc, à l’ombre des arbres… longeant le grand canal, bifurquant vers un large bassin en forme de lentille sur lequel se déplacent des oiseaux d’eau , avant de remonter le long d’un escalier aquatique… nous voilà pratiquement au niveau du château. Prise de photo avec en toile de fond la superbe perspective de l’escalier d’eau donnant sur le bassin.

 

 

Au château, nous prenons chacun un cornet  et nous installons au sommet de la pelouse, les topiaires et les tapis de fleurs, se déroulant depuis nos pieds tandis que nous savourons nos glaces.

On est samedi, et les mariés défilent pour les photos… on se dirait presque à l’ANPE…

 

Une brochette d’amis

Sortant du parc, il est tard… aura-t-on le temps d’acheter les brochettes ?

Guillaume et Auré ont ramené une plancha électrique qui fait grillade, se serait dommage de se trouver devant le magasin fermé !

Nous faisons deux bouchers pour acheter chez l’un des saucisses, chez l’autre des brochettes et prenant la rue piétonne, nous sautons dans le RER à Bourg-la Reine…

 La chaleur était étouffante en journée… Nous ouvrons les fenêtres et prenons l’apéro…

Petit moment de détente alors que le soleil se couchant, la température devient agréable.

Bientôt, les saucisses serons cuites…les brochettes suivrons

ile de france, pique nique, Parc de Sceaux

Sur le départ

ile de france, pique nique, Parc de Sceaux

ile de france, pique nique, Parc de Sceaux

Pique -Nique

 

ile de france, pique nique, Parc de Sceaux

Belle vue !

 

 

ile de france, pique nique, Parc de Sceaux

A la fraiche

 

 

 

 

 

19.12.2010

Le bled sur le Net


 "Bienvenue sur le site officiel de la ville d'Ézanville"


C'est quoi ce bled ?
Coincée entre Fouchouille les Oies,  Bitaillliou le Haut et Vigras le bas, habitée par  700 vaches et 150 bestiaux à deux pattes, cette commune est célèbre pour sa spécialité  de fouchiasse au pinedou et pour héberger le champion mondial  du lancé de chique...

Non. C'est des conneries...

Ezanville est une commune du Val-d'Oise du Canton Écouen . Comme beaucoup de commune d'Ile de France, elle a connu l'effet inverse de l'exode rurale,  passant de 2000 âmes à la sortie de la seconde guerre mondiale à 9000 agités du bulbes à la fin de cette décennie. Et pour multiplier la population par 4,50 en un demi-siècle, c'est sûre qu'il ne faut pas être « mou du gland »...


A priori, cette commune n'a aucune raison d'être connue, même des départements limitrophes. Le fait de faire parti de l'arrondissement de S**** (mauvaise pioche)  n'est pas le genre de truc qu'on fout sur sa carte de visite...
Alors comment un vieux con comme moi à eu vent de cette localité ?

Ben par internet, une bande de potes et à EZ Prod (EZ' PROD) http://www.facebook.com/pages/Ez-Prod/42987353749?v=info.

Internet pour beaucoup de  vieux croutons de mon ages (voir plus)  cela sent le souffre. Le truc indomptable dont on y comprend rien et surtout hors de contrôle (comme les d'jeuns)...
Beaucoup de mal est lancé dessus.. ce n'est pas pour rien que tout les dirigeants de beaucoup de pays (même des démocraties) et quelques  vieux croutons souhaitent en faire un minitel 2,0
Et pourtant le Net, c'est aussi une vitrine, une façon de se valoriser, d'être connu, de donner un sens à un projet...
Un certains nombre de jeune le font tout seul dans leur coin... c'est un peu triste, mais c'est aussi finalement une façon de se construire quand on se sent isolé et  incompris. D'autres via des assos ou tout simplement via une bande de pote se lancent aussi dans l'aventure...
 
Alors Ezanville, champion du Monde ?

envoyé par joris15.


Le Net est un outils. Comme une hache.
La hache, on peut s'en servir aussi bien pour fendre un crane que du bois... Éliminez cet outils et vous crevez de froid... ce qui importe c'est l'usage et éduquer pour faire bonne usage de cet outil...
Idem pour le Net. Être liberticide ne résout rien...
Bonne continuation aux jeunes qui usent du Net pour construire et se construire...

http://www.dailymotion.com/joris15

http://www.ezanville.fr

06.09.2010

974 plus fort qu’un 4-21 !

Dimanche, RER A
C’est fou à quel point je suis capable de m’isoler quand je suis dans un bouquin.
Je venais de m’installer à une place assise au fond, un jeune métisse en face de moi, celui là même que j’avais involontairement bousculé en entrant dans la rame - et réciproquement- et qui s’était excusé...et réciproquement.
Plongé dans le tumulte de ce que je lisais, je n’ai capté qu’il y en avait un autre à coté, que quand un jeune grand échalas « céfran » est sorti précipitamment du wagon, bousculant tout sur sont passage, paniqué, comme si il avait le diable aux trousses…


En fait de démons, c’était ses voisins qui l’avait rackettés, présentant en triomphe, leur trophée : un paquet de cigarette…
« Ouai, il a laissé son briquet en plus »
Se plaçant sur le siège laissé libre par leur victime, le jeune métisse à rejoint ses "potes". Il ne semblait pas aussi dithyrambique et enthousiaste qu’eux. Ils sont descendus à la station suivante…

Pourquoi n’ont il pas agressé, moi,  en premier lieu !
Pourtant, avec ma « non-coiffure » de cheveux longs qui fait fille, j’attire depuis quelques temps les moqueries et les regards…


Probablement parce que j’ai pris énormément de poids et qu’ils on confondu ma masse de graisse avec du muscle…
Probablement parce que mon âge ne me fait rentrer ni la catégorie des jeunes bobos fils à papa, ni dans celle des vieillards inoffensifs avec le fric de leur pension sur eux, en liquide…

A moins que… le T-Shirt…
J’avais un T-shirt sur moi très particulier.
C’est un cadeau de la famille de Yann.
Je me suis rendu compte que les regards que me portent les personnes de couleur sont différents quand je le porte… Le videur de ce bar ou je vais parce que la Saint Omer est à 3 Euros… Le type de la sécurité de la supérette… Certaines personnes dans la rue… Ce jeunot du RER…
Tous métis ou de couleur…
Pourquoi ?
Ce T-shirt large, qui cache ma bedaine, est blanc. Il a juste trois chiffres dessus… Trois petits chiffres qui pour un métropolitain ne disent rien…
9
7
4

C’est l’indicatif du département de la Réunion !
Tout ces gens pensaient probablement que j’étais de chez eux ou du moins que j’avais quelque choser à voir avec la grande famille réunionnaise…
Simple reconnaissance communautaire ou quelque chose qui va plus loin... Je ne sais...

Ce que je suppose c'est que....
C’est par reconnaissance communautaire que le videur me souriait…
C’est par reconnaissance communautaire que je passais sans ouvrir mon sac en grande surface…
C’est par assimilation à la très métissée Ile de la Réunion, que ces gens dans la rue me souriaient
C’est par reconnaissance communautaire que le jeunot c’est excusé
C’est par assimilation à une famille communautaire et aux bandes affiliés que ses « potes » n’ont pas jeté en premier lieu leur dévolu sur moi…

Pourquoi alors que j’ai un teint blafard et des cheveux « pailles » ont ils pu penser cela ?
C’est que le degré de métissage à l’Ile de la Réunion est tel que le résultat de chaque grossesse est une surprise…
A l’île de la réunion, toutes les religions, toutes les appartenances ethniques se côtoient. Il n’est pas rare qu’une seule et même personne soit invitée par un ami à une fête  religieuse et culturelle et par un autre à une autre…

C’est éminemment différent de la métropole ou la catégorisation et « l’effet bande » pourrissent tout…

En France métropolitaine, la catégorisation est maximale
Le « vivre ensemble » si important à la Réunion est rapidement oublié, remplacé par le communautarisme… 
Ici, des groupes qui se tolèrent ou parfois se foutent dessus pour des histoires de territoires et de meufs (assimilées à des biens), se regroupent tous contre un même ennemi : le « métrosexuel »…


Le Métro, est méprisé et haï parce qu’il représente à leur yeux tout ce qu’ils n’ont pas : les fils à papa, les bourges, les fringues, la classe, l’androgynie que « kiffent » certaines demoiselles, le fric, la vie facile, les avantages et privilèges de la naissance, les meufs…  un être qui est pour eux la preuve vivante de leur existence qu’ils pensent  vouée à l’échec par naissance et essence…

Cela  explique que ces jeunes du RER  s'en soient pris à ce grand échalas qui collait - par ses fringues et sa silhouette- à tout ce qu’ils détestent…

Cette ghettoïsation dans les têtes, poussée à l’extrême, et ce rejet du « Vivre ensemble »... quel désastre…
D’un autre coté, pour qu’une génération entière pense qu’elle n’a plus rien à perdre est quelle est condamnée par naissance, fait froid dans le dos

A qui jeter la première pierre ?

03.06.2008

Les petites sardines du matin…

Dernière semaine de mai 2008 un matin

Je suis en banlieue parisienne et doit prendre le train de la ligne B.

Sur le quai, déjà bondé, le climat lourd et orageux commence à nous rendre nerveux comme des moustiques…

Un  RER arrive…il ralentit, roule de plus en plus lentement…Attention il va s’arrêter…

Oui, oui… Non !

Il repart sans même avoir ouvert ses portes laissant les moucherons que nous sommes s’agiter dans la station…

Un autre train fonce vers nous avant de freiner et de  s’arrêter tant bien que mal…

Quelques trop rares personnes sortent de la rame avec un visible soulagement…

Nous essayons de rentrer…

Ben vu que le train est déjà bondé,  c’est impossible pour une partie d’entre nous… Les portes se ferment difficilement, frottant contre des bides, des cuisses, des dos, écrasant des pieds et  jambes prestement rentrés…

Je laisse partir le bloc de ferraille et de chaire. Ce n’est plus une boite de sardine, c’est de la brandade de morue…

 

Enfin une troisième rame arrive… Nous  sommes  seulement serrés comme des sardines…  

Le conducteur pourrait freiner ou accélérer, faire du rodéo dans les courbes… épaule contre épaule on risque pas de tomber…

Une femme accourt pour sauter dans le train… Cela lui sera difficile de reprendre son souffle et de gober de l’air frais: les portes du  wagon ne s’ouvriront pas avant cinq stations…

Pourvu qu’elle ne fasse pas un malaise avant parce que pour la désincarcéré ce serait du sport…

 

Dans deux heure à Bruxelles se sera la  pause sur le pouce : le petit blanc avec, tranquillement installées sur leur pain, nos petites sardines…

RER_B