05.10.2009

Petit rien d'imprévu

Premier dimanche d'octobre.

 Tout à mes déambulations de « bricolage adict », me voilà revenant vers le RER, tout penaud après être passé devant le  BHV fermé. En chemin, je croise la rue Quincampoix et décide de bifurquer vers Beaubourg, question de ne pas trop passer devant les vendeurs de Kebab…

 

Et là, sur la gauche, un bien « imprévu » bar m’interpelle…

 

Ce bar assez étonnant me fait penser à ceux que j’ai connus dans les Pays d’Europe Central.

Par exemple voir mon billet sur le Melypont à Budapest (http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/6032182/budapest-2-petits-riens-comme-chez-soi--bar-c)

 

 

De bric et de broc.

Il n’y a pas vraiment  d’uniformité dans la décoration ou dans l’ameublement.

Dans ce bar, on y entre par un étroit couloir. La vitre à l’entrée donne sur un vieux canapé qui accueille un petit couple et son chien. Les serveurs ont pensé à la grosse boule de poils – genre chien de berger tout de même –en lui apportant une gamelle d’eau.

De part est d’autre du couloir, des petites tables de 40 cm  de coté sont pour la plupart recouvertes d’un carrelage. Deux chaises, ou deux fauteuils pour chaque table et de-ci de-là des tabourets dépareillés éparpillés au petit bonheur…

Sur le coté droit, de grands miroirs semblent agrandir l’enfilade. A gauche, le mur est recouvert par une espèce de lambris fait avec des planches de chantier. Cet assemblage est recouvert de graphiques et tags peints à même le bois brut.

 

Un peu plus loin, le bar, tout en longueur,  fait face à un escalier qui dessert une salle à la cave.

Dans un refend, comme oublié entre deux murs par un maitre d’œuvre facétieux, un passage permet d’accéder à une pièce donnant sur la rue. Elle est en angle, donne sur la rue, et bien éclairée par des baies vitrées… Au delà du passage du comptoir, dans le prolongement du couloir d’entrée, une salle carrée flashe par ses murs peints en couleur orange. Il ne s’agit pas d’aplat de peinture mais des couleurs chaudes dans les tons très « soleil du Mexique » qui sont comme peignées ou badigeonnées à l’ancienne…

Un dernier salon part de ces joyeuses tablées. Dans cette alcôve, une tenture sombre descend du plafond donnant l’impression d’entrer sous la tente d’un Sultan. Les petits sièges bas, la décoration, la lumière tamisée renforce encore plus l’atmosphère intime dans laquelle quelques couples savourent leur boisson. Bienvenue chez Sherazade…

 

Ainsi est « l’imprévu café »…

Imprévu,  car dans cette brocante, votre regard peut à tout instant rencontre l’insolite, l’incongru…

Où donc trouveriez vous peint à même le plafond ces traces de pas finissant sur une paire de chaussures de laquelle pendent des chaussettes ?

Je suis persuadé que comme dans les rues du vieux Rouen, ma ville natale, à chaque fois qu’on passe dans ce bar, il y a un petit rien, un détail que vous remarquez comme surpris de l'avoir loupé : graphiques, dessins, sculptures, objets détourés, brocantes…

Tout cela participe à ce petit coté « d’Imprévu »

http://www.imprevu.com/

IMPREVISIBLE_