16.05.2012

Pierrot rentre dans la Dance

Mercredi 16 mai
bar,paris,le marais,tropic caféTropic café, mes doigts suivent la musique d'ambiance, entraînante, dynamique. Dynamique le jeune et fin serveur à la ceinture noire au logo de « Énergie » . Il saute la marche qui coupe en deux la salle, le mouvement laissant entrevoir parfois le rouge de son sous-vêtement. Les menus glissés dans sa poche- révolvaire suivent le mouvement, menaçant à chaque saut de glissé en dehors... Périlleux mode de rangement quand la personne qui porte ces longues fiches cartonnées, et assez rigides, a reçu de la nature un petit cul loin d'être plat ! … ce qui dans certaines circonstances peut aussi être périlleux quand il doit s’étirer alors qu'il porte un pantalon bas.

  

Dynamique...
Oui, c'est peut être une des raisons pour lesquelles je n'écrit plus trop en ce moment : chez moi, j'ai plutôt tendance à me mettre en mode « Stand by » avec de la musique classique... si loin de la « Dance ».

Ces deniers temps je ne suis pas tellement sorti:entre le bricolage chez moi, mes sorties du bureau à pas d'heures, une petite phase de rechute de santé et une mega-crampe qui m'a cloué...

Peut être profiter de ce moment pour écrire mes observations divers et variées et autres petites choses, quitte à les mettre en ligne plus tard...

30.04.2012

Gossip

 

Lundi 30 avril

 

Je suis au Gossip Café. Je pensais initialement prendre initialement un pina colata au Sly. C'est une boisson non alcoolisée mais assez copieuse à base de crème de coco. Malheureusement, il est fermé.

bar, le maraisMe voilà devant une petit blanc.

 Installé au bar, mon regard parcourt l'intérieur. Les murs sont couverts jusqu'à la mi-hauteur d'une cloison de petits coussins noirs. Sur la partie haute, s'égrainent des tableaux en noir et blanc. Toits parisiens, locomotive, suspendue dans le vide, parisiens et parisiennes à des tables de terrasse... Les piliers de soutènement rythment l'espace au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans le bar. Une première marche, délimite une antichambre en forme de L. derrière une cloison, après une volée de marche, une sorte d’alcôve, accueille des tables.

Sur une table, au fonds, des gens du milieu artistiques et intellectuels prennent un petit en-cas. Un des serveurs, petite houpette sombre, ne porte rien sous son T-shirt noir, à l'effigie du bar. Un tatouage tourne autour de son avant bras : partant d'une croix nichée à l'intérieur de son bras, une petite chaîne d'encre fait deux fois le tour de son membre, remontant vers l'épaule.

Son collègue porte un T-Shirt à manche longue sous celui officiel. Tel un collant, il moule ses longues et fines petites cannes d'où sortent des mains aux doigts agiles.

Avec un visage des plus méditerranéen, barbe et moustache rasées court, un troisième serveur porte un T-shirt à carreaux. Ce petit monde sautillent pour servir les convives.

Beaucoup d'étrangers en cette journée de viaduc.

 Le ciel commence à s'assombrir. J'ai laissé fermés les volets mais ouverte ma fenêtre. Il me faudra rentrer et à l'inverse fermer la fenêtre tout en laissant passer la lumière : j'ai un tableau électrique à retaper. Cela fait une semaine que je suis dans les travaux !

 

14:19 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, le marais |  Facebook |

30.03.2012

Sex on the beach au Tropic café


Sex on the beach au Tropic café (tropic-cafe.com)

Il fait bon, la musique d'ambiance donne un ton enjoué : un DJ est là.
A coté de la platine, sur une mini estrade, quelques coussins.
Un petit ange est installé là. Ses basquettes ailées sont dépareillées. Une petite chaussure rouge à gauche, une bleue-vert à droite. Il caresse un petit chiot au pelage long et soyeux installé sur des cuisses sortant d'un short léger... Nous sommes presque en été.
Il part bientôt, sont petit chien dans les bras.

Pour arriver là, j'ai pris la ligne 4. dans le métro, à la station gare de l'Est deux jeunes entrent dans la rame avec une radio sur une baffle portative. C'est du Hip-Hop espagnole qui sort de ce couple endiablé. Mouvements des mains, des hanches, des bassins...Ils ne peuvent donner toute la mesure de leurs capacités qu'une fois passés la station Strasbourg ; là une bonne partie des gens sortants, ils sont libres de leur mouvements.
Faisant des figures contre les rampes, l'un deux va jusqu'à grimper, faire un tour complet les pieds touchant le plafond, les bras tendus, les mains agrippées à deux barres verticales en plein milieu du wagon.
J'ai reçu ma fiche de paye et les tickets restaurants. Je leur donne un à chacun.

Pres du bar, les gens déambulent, les houpettes dansent sur des corps fins. Quelques couples d' amis passent...
un comédien célèbre rentre, s'installe sans façon, discute avec un ami, salut le chtit serveur,... la lumière luit sur son crâne dégarni, les montures noires de ses lunettes accrochent parfois la lumière.
Il y a des personnes célèbres qui jouent leur star... là non, juste entre amis sans façon pour le plaisir.


La foule commence à s’installer
Le plus petit des serveurs commence à mettre des couverts
ils sont stockés en hauteur.
Il doit se mettre sur la pointe des pieds, étirant son corps menu. le T-shirt se soulève, suivant les bras. Son shorty rouge, heureusement moulé sur ses petites fesses, protège une intimité que son pantalon étriqué et bas, descendant sous l'étirement, ne saurait plus protéger...

On est vendredi et le WE ne fait que commencer.


18:56 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, le marais |  Facebook |

24.11.2009

Le marais dans la cambrousse

 

Au détour de mes voyages virtuel une télé visualisable uniquement sur le web. Comme quoi on trouve vraiment n’importe quoi sur le net en plus de ce que l’on cherche (heureusement) : télémarais

Pour présenter « softement » cette chaîne, très « village » : c’est un certain « fourre toutes »
   Les personnes - d’après les autochtones- célèbres et incontournables,
   Les troquets et manifestations dans le patelin,
   Les musicos et DJ qui exercent dans le canton,
   Quelques brèves autour d’un champ,
   Des interviews de locaux du genre « speed-dating » (pas toujours très futés les     interviewés, mais bon dans un village replié sur lui même, la consanguinité fait des ravages…)

Car il semble en effet bien replier sur lui-même !
La seule rubrique qui est plus vide que l’escarcelle d’un mendiant stagnant à Neuilly (si ils sont riches là bas, c’est pas pour rien), la seule page, donc, désespérément vierge (la pauvre) c’est celle intitulée : La « banlieux du marais. ». (http://www.telemarais.com/site/index.php?option=com_conte... )

Ils ne vont tellement pas au-delà de cette douve défensive qu’est le périph que même l’orthographe leur échappe : BanlieuE.
C’est vrai qu’ils doivent y aller aussi souvent que moi à Ardes sur Couze… mais au moins j’ai vérifié un peu avant d’écrire le nom de ce patelin où a vécu pendants des dizaines d’années une des deux soeurs de la première épouse de mon grand père paternel…

Pour ma « défonce » :
1) la tantine fait toujours des repas qui te plombe, ce qui finit par vous faire regretter de venir.
Même en arrivant pour le café, tu n’es pas à l’abris. Quand on est revenu du parc animalier pour le quatre heure, on aurait du se méfier en entendant cette petite phrase adressée au papé : « remonte les cornichons »…
Pour mon « quatre heure » j’ai failli paumer une dent sur un plomb resté dans le gibier abattu dans toutes les règles de l’art avec la pétoire du papé…

2) C’est tout de même un des pics des plus paumé du fin fonds du Massif Central. Et pour tout ceux qui ont fait de la route dans cette zone, mise à part la voie rapide qui passe à coté de Billom, la route…

Attention à l’orthographe : même si ça grimpe et que y aller fait chauffer la mécanique, il n’y a pas de H à « ardes »

Pour revenir à nos petites bécasses et autres échassiers du marais…
Je sais pas, les habitants de ce « village » (prononcez : « Vilaidje ») à la parisienne croient peut être que au-delà, c’est la France profonde genre les paysans, la cambrousse et autres… Plutôt que Marly Gomont, c’est plutôt Maxxie Gomorrhe
(Pardon auprès des fans de Skin et de Mitch Hewer) …

En fait, petit délire…
Cela donnerait quoi ce genre de site revu à la sauce « cambrousse »
?



Parodie de Marly Gomont de Kamini
Source beniidu59: http://www.youtube.com/watch?v=7_yqJfe1-zo


LES RUBRIQUES

 

Musicos :

DJ TOFEL fait un tabac !
Déjà un argument de poids pour les bienfaits de la diététique alsacienne (les passagers du Titanic aurait eu plus de chance de survivre si ils avaient suivit le régime strasbourgeois et non crétois), notre sympathique DJ promeut le « bien parlé »… C’est vrai quoi, il y en a marre des « tamere et autre « Zivatoikassetoi »)
Son site : http://www.djtofel.com/webloc/index.php

 

 

 Les Clitos de fer Rap de Paysan
Place au Massif Central avec les Clitos de fer (www.myspace.com/lesclitosdefer)
Voir le billet du Pierrot : http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/613373...

Le site du groupe : www.myspace.com/lesclitosdefer

 

 

  Snakeye : This is my ghetto
 Des savoyards qui en ont sous la combinaison
En ces temps où il est de bon ton de susurrer, un groupe qui, à défaut d’une langue de vipère, n’a pas froid aux yeux pour narrer, dans une approche des plus bucolique, la trépidante vie dans les Alpages.

Je rigole ! C'est tres TRES tres violent pour des oreilles jeunes ou châstes...

La greffe du "neuf trois" en Haute Savoie à tres bien pris... Attention aux prochains défilés de carchers prévu dans la région(Merci ki? Merci Monsieur Skozyyy)



This is my ghetto ; Snakeyes (hip hop)
Leur site : www.myspace.com/snakeyes74



Pour avoir des infos sur la vidéo (et notamment pour en réaliser une) : http://sickboys.bloxode.com/2236981,snakeyes74-riverside-studio-74-production.html

 

Notre rubrique People
Combat de paysans : A quand la fin des paparazzis ?
M Tarpampion maire de Clochemerle porte plainte


 

 

Rubrique Shopping avec les copines

Au bon LOLO
Et gloup et gloup et gloup…
Eh, petit mecton, c’est comme du « petit lait » : plus cela monte, plus on en boit…


Lever « le coude » : http://www.youtube.com/watch?v=hZn9fEi9ZJo&feature=related

 

Les dessus d’Apollon :

sabots
Une paire bien sexy !

et avec les clous ! whaoou, un coté village people...

 

Les brèves
 La techno sort du ghetto
Encore des problèmes avec les services techniques et les services après vente !
cliquer sur http://www.youtube.com/watch?v=UPbQ6u-ZplU

 Le maire fait la Une
http://www.youtube.com/watch?v=AlxTlEGJEBY
(Rage Against the Marmottes)

Leur site : http://www.facebook.com/group.php?gid=14588014735




C à chasser, C à bouffer


 

 

Le défilé : LE grand événement de l’année

En été le défilé de quelques beaux engins bien outillés


C’est aussi un défilé festif :
De la musique, du fun, fun, des déguisements !
Des effets sonores, et puis plein la vue
Défilé de char


Source : http://www.metacafe.com/watch/1285222/cuenca_spain_holy_week_processions_by_diazsprite/
http://www.youtube.com/watch?v=siSH4UqOUV8

Mais toutes les assos n’ont pas le même budget !
Défilé de « chars » :
-charette-1
SofSofSofiene http://www.youtube.com/watch?v=vXif2w0bhhk

-charette-2
lerugbymanbrc http://www.youtube.com/watch?v=1Dj8qYJ6YIc

ATTENTION LES MECTONS ! Juste pour siter un des nautes : "presque mal"

Je NE vous encourrage pas à faire de même (c'est pas pour rien si ces deux vidéos ne sont pas visionnables sur mon blog)

(...)

07.09.2009

Petite virée Parisienne

Deuxième Week-End de septembre…

 

Apres un tel repas, j’ai encore envie de dormir. Afin de ne pas louper ma station, j’ai pris une de mes revues : « bois + »  (N°11) où comment monter une défonceuse sous table et tout savoir pour bien entreprendre les queues (d’aronde)…

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Arrêt aux Halles, descente vers LEROY Merlin (bien sûr fermé) et puis je passe dans la rue de la verrerie (ou une autre parallèle à celle-ci), qui est en partie piétonne.

Piétonne aussi, la rue des Francs-Bourgeois dans laquelle je dirige mes pas dans une foule compacte vers la place-des-Vosges…

 Les parterres d’herbes sont pris d’assaut par les parisiens. C’est que les pelouses accessibles à Paris sont rares !

A un angle de la place, j’avise un couple avec deux gamins. Les deux minots sont accroupis l’un contre les jambes de sa mère, l’autre contre un des piliers des arcades. Le paternel tourne un plan dubitatif tandis que les deux petites têtes blondes soupirent…

Je me propose pour les aider. Ce sont des italiens mais avec le peut d’anglais que connaît le père je les guides vers la place de la Bastille

Pourquoi ne m’orfraies-je pas une petite mousse au Falstaff ?

Aller hop c’est dit !

J’y prends quasiment systématiquement la bière du mois. Cela me permet de faire des découvertes. Cette fois, c’était une petite blonde d’abbaye : la « Mytic » (abbaye de St Landelin)…

Une fois la belle ambrée dégustée, je repars : et passe rue de Lappe. Cette rue est parsemée de petits bistrots et autres endroits où sortir, manger et boire. Le 66  part exemple (la mythique route « sixtysixt ») a une décoration style Western et propose des cocktails…

En fin de rue, je tourne à main droite pour regagner la rue du Faubourg que je traverse pour passer dans un passage spécialisé en artisanats d’ébénisterie, ce qui me permet de déboucher rue Charonne au niveau de l’hôpital des 15-20 et de repartir vers Bastille.

Là je prends la rue de Rivoli et passé St Paul, j’entends des cris et des exclamations.

Suivant à l’oreille, je débarque dans un premier temps rue des rosiers avant de me trouver derrière l’espace des Blancs manteaux juste à coté d’un restaurant célèbre pour ses fallafels

 

Se sont des jeunes banqueteurs qui font un concours de drible  improvisé !

 

Je rentre plus tard chez non sans être passé dans une librairie…

 

 

15.10.2008

La blonde aux deux balles de tennis manque de peu Le Central…

Quelle nouille

 

A la la je ne sais pas si je suis une chocotte (synonyme de « douillet ») mais comme « blonde » je me pause là !

 

Le Central, ce bar simple et convivial, fête bien ses 28 ans un jeudi mais c’est le 16 octobre !

 

Je me suis pointé la semaine dernière… En me disant « Chouette en plus, je n’ai pas besoin de me lever à 6h30 le lendemain »… et …

Ben personne…

 

Evidemment, puisque c’est la semaine prochaine donc ce jeudi ci 16 octobre… Quelle nunuche je fais parfois…

 

Ce jeudi ci, cela va être problématique : Aikido jusqu’à 21h (puisque je ne fais pas la section avec armes et bâton) et le lendemain ben faut pas que je fasse de connerie à la mise en ligne au turbin, sinon ma bourde serait visible depuis le fin fond de nos belles provinces Canadiennes aux Iles Kerguelen en passant par la Wallonie… snif…et puis méga coup sur les doigts de la part du boss re-snif…

 

Un des jeunes serveurs avec lequel je discutai hier en buvant une blonde (avec lui et moi cela en faisait donc 3) m’a semblé dépité :

« C’est dommage c’était une soirée déguisée… Ben on te montrera les photos la prochaine fois »…

 

Je me demande si je ne vais pas essayer d’y passer en coup de vent rien que pour l’amusement… si mes courbatures me le permettent bien sûr…

13:34 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris, le marais |  Facebook |

08.10.2008

28 ans de tolérance, de convivialité et de gens « vrais »

Le central,

C’est le plus vieux établissement de TATALAND (28 ans) mais il est très agréable parce que justement il n’est pas sur-joué et ressemble –presque- à n’importe quel bar « hétéro » de province. La clientèle à aussi l’air « Normale » -dans le sens mathématique du terme. Elle ne cherche ni dans son apparence, ni dans ces attitudes à tomber dans les étiquettes de la Zaza Napolie de la cage aux folles  ou du stéréotype du pédé de service de la téléréalité. Bref des gens vrais, bien dans leur pompe et – ce qui change des fêtards parisiens quelque soient leur préférence – qui ne sont ni hautins ni ridicules par leur suffisance…

On se dirait à Bruxelles !

 

En plus il n’y a pas ici de « Marais-Taxe » : la bière pression est pas cher du tout ! (En fait elle est au prix normal ce qui dans le quartier est très rare !)

Ca, c’est un argument imparable qui explique que depuis, j’y aille souvent après être passé au Roy Merlin ou au BHV pour me taper une petite blonde…

 

Ce bar et ses clients ne font pas de discrimination ni sur l’âge, ni sur le sexe, ni sur les « appétences ».

Dans ce quartier, c’est un bar pas comme les autres –parce que justement il est comme n’importe quel bar de France et de Navarre.

Il fête ses 28 ans Jeudi…  Je ne sais pas si "noncouillu le Caribou" passera…

 Affaire à suivre...

22:57 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris, le marais |  Facebook |

Glaneur du quotidien

Glaneur du quotidien

 

J’aime bien cette expression...

En fait elle n’est pas de moi et fait référence à un documentaire de   Agnès Varda : « Les glaneurs et la glaneuse »

Plus d’infos : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=25251.html

 

 

C’est un américain que j’ai croisé cet été  à Paris dans un bar qui me l’a attribué. Je l’ai rencontré après que je sois passé au BHV - pour acheter des chevilles de 8 - et à l’Agora… pour faire le plein de petits carnets…

En me voyant écrire sur l’un d'eux il me demanda juste si je prenais des notes… Et moi au bout de trois bières, ben le champ de mines, les fils barbelés et le blindage de ma réserve sont moins opérants… D’où une discussion à bâton rompu sur le fait de glaner le quotidien…

 

Comment en suis-je arrivé là !

 

Sorti de la papeterie, et plutôt que de rentrer directement m’enterrer dans ma banlieue, je décidai de  faire un petit tour…

Pourquoi ne pas aller à Bastille par exemple ou se trouvent de nombreux lieux conviviaux et notamment vers la rue de Lappe ?

Le Métro pour décompresser par beau temps, ce n’est pas l’idéal en fin de journée… Alors que en passant  « cum pedibus jambis »  par la rue des rosiers , puis en longeant le musée Carnavalet  on arrive sur la place des Vosges  avec ses arcades de brique et de pierre abritant galeries d’art et antiquités. De là, il est possible de passer sous le porche et reprend la rue de Rivoli en passant devant Saint Paul… Tout droit vers la place de la Bastille…

 

Bon programme !

Sauf que en fait, je ne l’ai pas suivi : l’appel de ce qui se fait passer parfois pour une « lanterne » étant la plus forte…

 

La belle Hortense sur la droite ?

C’est un lieu pour se poser et prendre son temps, savourer livres, petits verres de vin, musique agréable… pas pour ne faire qu'une blitzkrieg dans ses vespasiennes…

L’Etoile manquante en face ?

Certes, il y a une réelle recherche d’esthétisme et de déco dans leurs toilettes (moderne et tout et tout…) mais cela fait tout de même cher la conso pour seulement sortir l’oiseau…

 

Et sur ma gauche, un bar qui ne se la pête pas… Ce qui est finalement rare dans certaines rues du Marais…

Je pousse alors la porte de ce que j’apprendrais par la suite être « le Central »…  

 

Rien que pour ce bar étonnant, un petit billet ne serait pas du luxe !

22:16 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, le marais |  Facebook |

18.07.2008

La petite aiguille suspendue

Juillet 2008 :

Petit jeu  lequel est redacteur pour "Amateur Gardening" ?
Redac-chef-de-amateur-gardeFin de journée, me voilà en exploration dans les librairies et les kiosques pour le boulot…
Avantage de l’ « Agora » vers Beaubourg : il y a des revues de déco et de jardin de nos amis british… ce qui d’un point de vue des maquettes, et du marketing et « plus produits » est plutôt cool.
Belle_plante...Faut être anglais pour vendre un magazine sur les régimes avec -dans le même plastique contenant la revue- la tablette de choco allégé et dégueu qui va avec, ou bien foutre des jardineres à poils pour une pub sur les tondeuses à gazon !


Bref… j’en ai  littéralement plein le dos, mon « sac à Doc » bourré jusqu’au trognon de magazines… Les dents du requin des abysses commerciales baignent dans le fond…

Où donc s’arrêter pour se poser dans le coin sans risquer d’avoir quelques vieux libidineux sur le paletot ?

Franhement pas envie d'avoir des avances de qui que cela soit... Mais le vieux thon que je suis risque quand même d’être emmerder par des plus grabataires et ventripotents que lui -vu que le quartier et déserté par la "fraîcheur"et autres jeunes goujons(Dans le dialecte local  : mince éphèbe de moins de 25 ans).
Depuis l’avènement  des Facebooks et autres réseaux sur  Internet avec leur rencontres virtuelles + concrétisation chez papa-maman apres passage au bar du coin… ils n’ont plus rien à se mettre devant les besicles et encore moins sous le dentier, les pauvres autochtones …Oh rage Oh désespoir Oh vieillesse ennemie (…)Il y a quelque chose de pourri au royaume... des apparences et du jeunisme... 

Je devrais pas me plaindre... l'avantage chez les straight c'est que l'effet "kilomètres au compteur" ne te dessert pas trop - euh...si t'es un mec...

Où donc me poser?

Une solution pour l’amoureux des livres que je suis : la belle Hortense !
LA_BELLE_HORTENSE
Epicurien, amoureux de la boustifaille, du petit vin et de la lecture… une petite chapelle existe là à l’abris du temps qui passe…

Au début je me suis demandé si c’était une cave à vin, un bar, une librairie, ou une étonnante et incongrue  bibliothèque.

Je passe donc dans l’étroit estaminet et commande un petit Morgon (vin rouge du Beaujolais) que je laisse chauffer entre mes doigts… Ici, point de techno ou autres musique de sauvages peroxydés;  les suites de Bach accompagnent les mouvements de mon poignet qui font danser le vermillon liquide…
Mon regard s’égare dans le bar…
Un mur est couvert par une lourde bibliothèque en bois massif genre acajou… les étagères hautes sont occupées par des centaines de livres tandis que les bouteilles de vin ont élu domicile dans celles du bas…Des petites lampes sur tiges flexibles éclairent les ouvrages…
En face, derrière le bar, les livres envahissent les rares places laissées par les verres, tasses et le percolateur…
Le livre est roi ici, il passe le long du corridor et occupe la pièce du fond qui accueille une exposition de photo en Noir et Blanc… Une table basse en métal et verre est entourée par des banquettes… une sculpture en métal brut représentant un livre ouvert trône au dessus des épicuriens installés dans ce boudoir improvisé…
Rully, St Josèph, Sauternes…Ne cherchez pas de bière ici, cette boisson, certes conviviale, mais que l’on boit  pinte après pinte avant qu’elle ne s’échauffe, plus qu’on la savoure langoureusement comme on le fait d’un petit rouge au caractère qui vous vient subrepticement si vous lui laissez le temps…
Le temps…
Ici, le temps est arrêté… on ne s’empresse pas à vous agresser ni pour prendre commande ni pour vous aboyer de régler la note et de libérer la place…
Les visiteurs et habitués s’installent, prennent le temps de discuter – Bach ne vous obligeant pas à monter dans des niveaux sonores plus agressifs que nécessaire.
Savourez votre verre, faites claquer la langue, levez vous et  nonchalamment regardez les livres, ouvrez les, feuilletez les avec amours et, pourquoi pas demander à en acheter…
 

Le temps de quelques préludes de Bach, le temps de déguster avec lenteur et langoureusement quelques petits crus…dans cet univers comme suspendu…

La Belle Hortense à la façade bleue est un petit univers en dehors de l’empire de Chronos comme détaché du chaos francilien…

site : http://www.cafeine.com/