06.08.2009

Toulon. Les Sablettes et la Seyne sur Mer



Var matin du mardi 4 août. "La Seyne sur Mer : un incendie dans le port détruit cinq bateaux…."
C’était donc cela !
Ce lundi là nous sommes partis en vélo pour aller à la plage des Sablettes, sur l’isthme qui relie la presque-île  de St Mandrier sur mer au continent…
Partant après la sieste, nous avons longé la rade, passé à Seyne centre vers tamaris. Soudain, bifurquant à la dernière seconde, notre EDDY MERCKX provençal, grimpe une côte comme si c’était du plat, destination la  villa Michel Pacha. Moi, qui suis très loin d’avoir son endurance, j’ai évidemment mis pied à terre…
 Manque de pot, la villa était fermée…
On reprend la descente et la route longeant le port et la côte de la bleue méditerranée. Par contre, le responsable de la voirie du coin doit rarement prendre son vélo : quel tape cul ! C’est casse noisette sans les petits rats ! Mes pauvres burettes…
On s’arrête un peu à la  plage des Sablettes question de savoir si on avait amené au poste de garde l’anti-vol de vélo perdu… peine.. .perdue…
Nous reprenons les vélos. Initialement, le projet de Michel était d’aller au port de Saint Mandrier… Sauf que la route ne longe pas la mer au niveau zéro… Il y a une bonne grimpette ! Me voyant peiner comme une vieille locomotive à bout de souffle, avec mansuétude, finalement il renonce : c’est que cette dénivelée, il faudra forcément que je me la retape au retour ! Donc à mis parcours, on bifurque sur une montée moins pénible qui nous mène à un des sommets de  la presqu’île. Là je peux bénéficier d’une vue magnifique sur la rade : au loin, la tour royale là où se trouve cette petite crique à l’abri du soleil où nous avons nagé Samedi. Au loin on devine également le cap Carqueiranne. Puis se retournant, la vison parcourt le littoral longé le dimanche avant d’aller vers le rocher des deux frères que surplombent presque les ruines du sémaphore de ND du Mai.
Nous redescendons sur les Sablettes par une autre route raide. Il faut vraiment que je m’occupe de ses freins ! 
Hop, nous posons les vélo en bord de plage et après avoir arpenté un peu, nous nous installons. Alors que Michel nage, moi, je bronze un chouilla et je me repose : la nuit ne fut pas très  bonne entre le tic tac métallique de l’horloge du salon  et le souffle du Mistral…
Puis reprenant les vélo, nous repassons par la Seyne sur Mer pour rentrer à Toulon. Soudain, alors que nous approchons d’un des bassins du port, pompiers et policiers régulent la circulation. En longeant le quai, je vois  des masses noirs plus ou moins informes flottantes : ce qui reste d’embarcations. La mousse envoyée par les pompiers surnage sur les eaux du bassin …
L’incendie à du se déclarer peu de temps après que nous soyons descendu de cette petite montagne…