29.09.2011

Liaisons dangereuses 2.0

 

 

J’ai acheté un bouquin dernièrement. Pas très raisonnable compte tenu de mon compte en banque… mais…

litterature, internet, vie privée, droit de l internaute, danger@liaison.comLa forme utilisée m’a inspiré avant même que je ne lise la 4eme de couverture, voir les avertissements de l’éditeur ou la préface de l’auteur.

Ce livre écrit par un américain est  une reprise des Liaisons Dangereuses de de Laclos.

L’auteur, Don Bapst, a choisi de s’inspirer de cet ouvrage du XVIII et de transposer l’action non plus en France, dans les turpitudes du siècle des lumières mais au tournant des années 2000 au sein d’une entreprise de presse US.

2000, c’est le grand boom de l’internet, c’est l’avant bulle et la préhistoire du web 2.0.

En lieu et place des lettres manuscrites, la correspondance est faite par mail. Les entêtes des missives sont donc celles de nos courriels : (Date : / De : / Objet : / A : )

Les textes sont longs, ce qui est agréable à la lecture et prouve d’une manière certaine que nous sommes avant le boom des SMS, et autre twitter…

 

En sus de cette approche « graphique », D’autres aspects sont –heureusement-  soulevés par ce roman.

Notamment, l’usage à des fins privées des mails et autres systèmes informatiques de l’entreprise et leur conséquences dramatiques.

En 2000, déjà la question de la  séparation entre vie privée, vie publique et vie en entreprise était présente. Avec l’avenement de la technologie, ces questions initiales se sont exacerbé.

 

Quand à un autre sujet, l’auteur lui-même avoue que ce n’est finalement qu’un aspect anecdotique. Certes, il donne cette odeur de souffre pimentant l’histoire et fait échos à l’époque relaté par de Laclos  avec le conflit libertin / Bigot…

Cela dit, cet aspect permet également de forcer le trait sur les dangers de cette perméabilité des cloisons entre vie strictement privée et vie publique.

Un débat d’actualité,  si il en est…

17.06.2011

Coin lecture au fond du jardin

 

Au détour de mes pérégrinations sur les blogs, j’ai repéré cette petite phrase :

« Qui n’a jamais rêvé de jouir d’un petit coin bien à soi pour lire ou se détendre et en faire profiter les amis de passage ? »

Un petit coin pour lire, cela m’a fait tilt !

Je suis originaire de Normandie, et plus particulièrement de Rouen, en Seine Maritime.

Or, si il y a bien une petite curiosité, typique, que le flâneur peut voir : c’est un sorte de petite tour, de petite pièce isolée, adossée au mur d’enceinte du jardinet. C’est classique en Pays de Caux. Mais on trouve aussi à Rouen ce genre chose vers les rampes comme la rampe Bouvreuil ou de l’autre coté des boulevards, au niveau des ruelles qui montent le longs des collines qui enchâssent la vieille ville.

Typiquement, la maison principale, installée au fond du jardin en pente, est plus haute que la rue. Le mur coté rue est en brique et est troué par une petite grille et à un angle par le garage qui fait « troglodyte » Et bien il y a souvent au dessus de ce garage une sorte de cabane de briques. Parfois cette mini habitation se trouve sur l’angle du muret d’enceinte.

Pourquoi cette petite pièce ? Est-ce pour ranger ses outils ?

Que nenni.

Cette coutume date du XIXème siècle, à une époque où la petite bourgeoisie de Rouen et la bourgeoisie campagnarde Normande lisaient beaucoup… Flaubert est Normand et ce n’est pas pour rien ! De nombreux artistes du XIXeme siècle (peintres, musiciens, écrivains) et scientifiques ont vécus leur enfance dans cette région… Une région où le soleil est rare, mais où on apprécie de pourvoir lire, écouter de la musique, s’instruire tranquille, à l’abri des regards indiscrets et de l’agitation de la maison mais toute de même dans une pièce suffisamment éclairée. Cette petite cabane en dur, détachée du reste de la maison, aux fenêtres larges, disposée de tel sorte à avoir le moins possible de bâtiments ou d’arbres directement en face (d’où la position sur le muret d’enceinte) était idéale pour créer son petit coin de lecture.

Rouen, Normandie, jardin, litterature

 

La recherche d’un refuge à la fois bien éclairé et tranquille a poussé les rouennais à une autre petite bizarrerie : une petite pièce, un réduit, aménagé dans les combles quand il n’est pas directement juché sur le toit des maisons. Là on se trouve au dessus de la pollution stagnant dans les petites ruelles, à la lumière, en contacte de l’air frais…

Ces « cabanes suspendues » sont visible plutôt du coté du quartier Saint Ouen.

 

 

Quand on n’a pas un jardin suffisamment grand, il faut bien faire avec… Mais rien ne vous empêche de faire vous même un petit coin lecture, détaché comme cela de la maison, avec vue sur le jardin !

Cabane de jardin, ou même roulotte, aménagée juste pour ces petits instants…

C’est facile à faire ? Il ya des démarches administratives ? Où c’est y que je pouvions m’adresser crénondvindiou  ?

Oulala… cela me demanderait un autre billet pour vous répondre !

Il ne me reste plus que quelques minutes de pose et je n’ai vraiment pas le temps…

Alors suivez ce lien : Une cabane de jardin. Vous y trouverez infos pratiques, juridiques et liens vers des adresses.

 

 

http://www.vmvj.fr/une-cabane-de-jardin/

26.05.2011

Décrassage express

 Un matin, au départ d'Arcueil.

L'heure (7h30)  et le jour de la semaine rendent les rames plus accessibles. J'attends sur le quai, puis m'engouffre dans un wagon. J'aurais du percevoir le piège depuis le quai, alors que les personnes dans la voiture étaient toutes agglutinées d'un coté. J'entre vers la zone étrangement désertée. Je m'installe, pas trop proche toute de même, d'un fumeur. L'odeur  de cette cigarette est infecte. Je n'ai jamais ressenti un truc pareil... un remugle aussi abject... Était-ce la raison de cette étrange répartition dans cette voiture de RER ?
L'immonde mégot aux volutes jaunâtres finit par être consommé.
Et ce fut pire !
L'immonde tabac ne recouvre  plus de sa puanteur civilisée celle, animale, des haillons à la couleur indéfinissable, des poils drus maculés de toutes les choses que cette créature a dû porter à sa gueule, ni celle de ce cuir, de cette carne,  virant du brun au jaunâtre.
Cet être n'était que crasse. L'odeur dégagée semblait venir du fond des âges, celle des bêtes, des premiers hominidés... ou peut être des êtres déshumanisés.
Plus qu'une seule idée en tête :  faire nettoyer cette créature - fusse au kascher vu l'encrassement.

Et un passage des « Hommes du Tsar » me revient en mémoire...

transport, transport en commun, litteratureDans la première partie de ce roman, Ivan le Terrible, se fiant aux « Sortes » va chercher le dernier des derniers de ses serviteurs pour l'élever. La dernière des dernières de ses créatures, c'est l'homme des chenilles, Neveja Pzar,  chien, fils de chienne  - bipède par facétie du sort.
Le « Vaurien » vivant  parmi les chiens depuis toujours, le décrassage de cette créature avant de la présenter au Tzar prend plusieurs paragraphes.
On enlève les tissus qui recouvrent le cuir de l'homme du Tzar; on les jettes aux feux et l'odeur des carapaces des insectes grillant vous prend à la gorge. L'eau bouillante balancée sur le tatar le dérange moins que ne le sont les bestioles qui grouillent et pullulent sur la peau. Quelques-unes arrivent à s'enfuir. Il faut racler ce cuir d' auroch jusqu'au sang pour que la crasse accumulée depuis la naissance fasse place à  la peau humaine...


RER un mercredi matin,
En présence de cette créature qui fut un homme et dont l'existence n'est plus que l'odeur animale qu'elle dégage, comment ne pas être effrayé, voire se poser une question : Est-ce donc si facile de tomber si bas ? Et de se rappeler sur qui, sur quoi, nous pouvons compter pour ne pas sombrer...

 

01.04.2011

FAHRENHEIT 451

Je relis un livre de science- fiction : Fahrenheit 451.
litterature,fahrenheit 451,twitteratureReprendre un livre déjà lu… quel est donc l’intérêt me direz-vous… Si vous faites parti de la génération Y, le fait même d’avoir un livre – papier – en main vous semblerez incongru… De commettre sciemment le calvaire de le relire (toujours sur ce truc appelé "papier") me ferais passer à vos yeux, si habitués aux écrans, aux SMS et autres "LOL" des réseaux sociaux, comme un dangereux psychopathe…

Et pourtant il est des livres comme d'une ville qu’on a visitée une fois… Quand on y retourne, on y découvre là une placette oubliée, ici une dédicace, un petit monument insolite, et mille et uns autres petits détails que notre méconnaissance, lors de notre première visite, ne nous avait pas permit de percevoir.

Pour les quelques "puristes"  de LA Grande Littérature, les autoproclamés gardiens du temple, relire un roman, une Œuvre Majeur, n’est évidement pas une aberration… Mais reprendre  un « livre » de Sci-Fi ? Ces poncifs Pontifes ont, en France, généralement autant de dédain pour la science-fiction que pour les bandes-dessinées. Ils en oublient que Jules Vernes, en son temps, était lui même un "allumé" illuminé…

Je ne regrette pas de reprendre Fahreinheit 451.

La première fois que le petit adolescent que j’étais a lu ce livre d’anticipation, c’est le coté : "Je traque et je brûle les livres" qu’il a imprimé… C’était aussi ma période Umberto Ecco avec son célèbre "Nom de la Rose"…

 
Anticipation… c’est effectivement un synonyme de Sci. Fi. Et avec le recule, alors que nous sommes en ce troisième millénaire à l’aire de la génération Y,  je me rends compte à la lecture de 451 à quelle point son auteur a été visionnaire…


Ray Bradbury a publié ces pages en 1953.


litterature,fahrenheit 451,twitteratureMais déjà Mildred, la femme du pompier-pyromane,  n’est-elle pas plongée dans la forme la plus aboutie de Téléréalité ? Cette famille virtuelle au scénario si stéréotypé, si prévisible et avec laquelle l’amas de boyaux et  de nerfs, qu’est cette pseudo-épouse, entre en interaction, ne ressemble-t-il pas à ces programmes ou le spectateur envoie des SMS ou des emails ?
… Et la vérité, est déversée crue sur Montag par le chef des pompiers, comme une coulée de plomb fondue déversée dans les oreilles…

 

 

Anticipation ?

litterature,fahrenheit 451,twitteratureC’est la liquéfaction des consciences, la suprématie de la paresse intellectuelle. La course effrénée pour oublier… Courir pour acheter, posséder et … toujours acheter pour que la lassitude de ce qui nous appartient déjà ne nous gagne pas. Courir, courir, acheter, oublier, ne plus rien voir, paniquer si on devait penser… courir  à la poursuite de ce lapin blanc (OrelSan)…  Bières, sur bières, fumées, sur fumées,  lignes sur lignes, pour oublier le désœuvrement… Casser du « Fag », du « bourge »  comme dans les Crash-car du monde de Montag…   Et déjà, même parmi les couches sociales les plus élevées,  gagne la paresse de l’intellect...


SMS, langage codé, Digest de digest…La twiterature gagne le monde… Une image remplace le texte …  la vidéo remplace les images… course des images : 24 par seconde…flots incessants qui enivrent la conscience, accaparent l’esprit, sans qu’on puisse prendre le temps d’analyser… de se poser…

litterature,fahrenheit 451,twitteratureLes producteurs de films, les maisons de « sons» produisent pour contenter la masse… Cette masse qui, il y a peu encore, payait pour des scénarios sirupeux, des cascades, des happy-End bien évidents, des acteurs devenus des marques…
Mais déjà cette génération Y, ce magma informe de cellules numériques interconnectées, ne met plus la main à la poche… Alors il faut que la pub et les marques, prennent le relais. Programmes, vidéos,  "écrits" low-cost tournés vers un seul but : en collant à une micro-question, accaparer la conscience pour la mettre à disposition d’une pub ciblée…

N’est-on, pas déjà arrivé à ce monde décrit  par Bradbury ?



litterature,fahrenheit 451,twitteratureNous sommes encore quelques uns , bien vieux -soit par nos artères, soit par notre psyché-  à lire des livres papier, à se contenter de l’instant, profiter, s’arrêter, regarder autours de nous, l’esprit alerté  part quelques petits riens…  cultiver les choses simples comme on cultive son jardin pour en offrir fleurs éclatantes, parfums suaves, fruits gorgés de soleils, légumes croquants à ceux qui savent s’arrêter et apprécier… Ne sommes nous pas considérés comme des marginaux par ces sprinteurs  sans but… Comme ceux qui s’attardent et s’interrogent dans Fahreinheit 451.

Site de Ray Bradbury : http://www.raybradbury.com/

 

Extrait en album  :
 litterature


25.03.2011

Le Net une chance pour l'Ecrit ?

 

 

On dit souvent que le Net est le meurtrier, le bourreau, l'exécuteur, l'assassin... des Auteurs, de la Littérature, de l'Écriture...

Monopolisés par le FB, contraignant leurs écrits aux 140 signes de Twitter, les lecteurs potientiels sont ils encore capables de vouloir aller vers une librairie, vers un auteur qui ne serait pas une simple marque, présentée par quelques major de l'Edition...

Et si le Net, via le réseau d'amis et de connaissances ... de ceux là même qui ne sont point uniquement virtuels, permettait au contraire à quelques écrivains isolés de sortir de l'anonymat, ou à d'autres d'echanger directement avec leurs lecteurs...

J'ai reçu un mail...

 

TC vous a envoyé un lien vers une vidéo dans "vient de paraître de la part de notre ami Michel Bellin" - via Hotmail

 http://www.michel-bellin.fr/

Bienvenue sur le site officiel de Michel Bellin. Déjà auteur de nombreux romans, nouvelles érotiques, pièces de théâtre...-Site réalisé par Rudy Maarek …

 

Ces sujets m'intéressent-ils ?  MB,  libidineux apostat,  sent le souffre rose (biographie)... Je ne sais si je vais faire l'acquisition de ceci. Je ne suis plus dans le rouge, suis dans les abysses (il me faudrait dépenser moins de 50 Euros par semaine le mois prochain pour m'en sortir...)

Mais du moins, oui, Internet permet de passer oûtre les géants de l'éditions, tout comme au début de l'imprimerie, alors que on écraivait et faisait imprimé à ses frais pour un nombre choisi de lecteurs, si loin de la conso de masse....

 

07:33 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, litterature, livre |  Facebook |

26.01.2011

Y a plus de beurre

le 17 janvier 2011, Jean Dutourd est mort. Vu son age, c'est logique.

Ce n'est ni l'academicien, ni le réac qui m'interessait en lui...

J Dutourd est l'auteur de ce roman dont on a tiré un film : Au bon beurre.

107440_2693294.jpgUne dénonciation des petits profiteurs et des mesquins en temps de guerre et d'occupation

 

 

07:46 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, livre |  Facebook |

04.01.2011

C’est toujours mieux que la sinistrose

Les français sont les plus pessimistes du monde dixit les journaux

http://www.20minutes.fr/article/646284/societe-la-france-championne-monde-pessimisme



Pour lutter contre la sinistrose ambiante, rien de tel que les vitamines comme la vitamine C et le sport des zygomatiques.


On m' a refiler un bouquin idéal pour cela.

La façon d’écrire est des plus truculentes mais le sujet lui est bien plus scabreux. A ne pas mettre dans toutes les mains.

C’est la raison pour laquelle mon bouquin est sous une couverture factice…Je ne suis pas aussi désinvolte dans les lieux publiques  que Y (voir ma mésaventure : Chant grégorien et mutine litanie )

 

Mais me voir sourire e et rire en plein RER doit en étonner plus d’un. 

41JAJMS7DFL._SS500_.jpgC'est toujours moins grave qu'une jambe cassée de Emmanuel Ménard aux éditions H&O

A ne se procurer que :

1 Si vous n’êtes pas obtus

2 Si vous pouvez vous planquer pour le lire

 

Quand à avouer par qui et quels biais j'ai récupéré ce bouquin... même pas sous la torture...

13:35 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, litterature, tolerance |  Facebook |

05.11.2010

De l'histoire des livres ou quand la fiction rejoint la réalité

Dans ce Dinotopia qu’est l’ancienne civilisation près-numérique, puisqu’il faut appeler ainsi ce monde perdu où végètent les ptérodactyles et autres saures, les reprises dans une œuvre littéraire sont légions. Du moins à défaut d’être explicitement précisées, sont elles plus ou moins repérables.
Il n’est point rare qu’un ouvrage fasse référence à une ou plusieurs autres œuvres.
 
Les livres ont une histoire avant même qu’ils ne nous parviennent en main. C’est cette gestation, cet accouchement et ces premiers pas, ces permiers mots balbutiants qui me touchent. J'ai déjà fait reference à  Affaires résolues à l'ombre du poirier (Tang Yin Pi Shi) qui nous est parvenu grâce à Robert Van Gulik ou bien  à ce manuscrit de Pierre Boulle, posthume, jamais publié, voir  jamais  prévue pour une quelconque publication : L’archéologue et le mystère de Néfertiti

 

Ce cheminement  (cheminement intellectuel ou physique), ainsi que les pérégrinations de l’œuvre (achevée dans son corpus) avant notre rencontre, confèrent à l’histoire couchée en son sein, la couleur du mystère, voir du mythe, et par là même lui donne une touche de véridicité.
 
Les romanciers usent de ce petit stratagème pour donner corps à leur fiction.

Le nom de la rose : une poupée russe

Pour nous entrainer sur la pente du fait relaté, Le nom de la rose d’Umberto Eco, utilise plusieurs niveaux de stratgèmes.

Une forme littéraire particulière

Le premier use de l’effet de véracité apporté par une forme littéraire  particulière : les mémoires. Adso le narrateur est à la fin de sa vie quand il relate la mésaventure que l’Adso jeune a connue. Présent à la fois dans l’action mais également  dans les apartés explicatifs alimentés par la connaissance, fruit du vécu, le vieux moine donne par les références historiques et son recul une validité à l’action. Validité qu’un lecteur mettrait certainement plus facilement en doute si cela avait été les délires d’un jeunot encore sous l’effet d’une beauté aussi « terrible que mille bataillons »…

Une tribulation fictive

Le second joue sur le devenir de ces mémoires fictives qui ont elles-mêmes connus quelques péripéties : l’histoire du contenant donne alors au contenu –les mémoires du vieil Adso- un accent de vérité.
 Manuscrit trouvé sur une banquette dans un train, ces mémoires feront l’objet d’une quête du dénicheur durant laquelle cette personne, décidant finalement de faire publier sa découverte, découvrira des bribes d’éditions, des notes, et notamment  des bribes de premières éditions. Ce premier éditeur serait –toujours d’après le voyageur - à l’origine des titres alambiqués et résumant chaque partie, titre eux même ayant un ancrage historique qu’en à leur forme du genre  « ou il se passe tellement de choses que le titre serait aussi long que le présent chapitre, ce qui serait contraire aux usages ».

Tout cela, nous l’avons dans l’avant propos, juste avant qu’Adso, vieux moine de l’abbaye de Melk, ne précise-lui même qu’il relate ces « choses admirables et terribles » qu’il a connu dans sa jeunesse.   

 

L'auteur : un passeur

Dans toute cette bouillie, où est donc Umberto ?
Ecco n’est plus qu’un passeur - un de plus- un maillon d’une longue chaine qui, quoi que fictive, par le fait même qu’elle est, donne du crédit au livre que le lecteur (vous et moi en l’occurrence) a en main.
 
C’est bon, vous tenez ? Il vous reste encore une boite d’Aspro ?


Pierrot, le coelacanthe.

 

13:20 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, livre, histoire |  Facebook |

20.04.2010

Le bonheur par autosuggestion ?

Une semaine de congé !

 

Pendant ce temps, j'en ai profité pour refaire ma cuisine avec ma Mater, Yann  et Bernard, le père de Yann. Contrairement à ce que je croyais cela c'est fait assez rapidement...

En fin de semaine, j'ai acheté un livre intitulé : «'L'homme qui voulait être heureux » (Laurent Gounelle) (http://www.evene.fr/livres/livre/laurent-gounelle-l-homme...)

livre9782843374708

Grosso modo, d'après l'auteur, si on est malheureux, c'est parce que on est conditionné ou que on se conditionne pour l'être.

Comme l''autosuggestion a des effets sur l'entourage, plus on a le sentiment de vivre dans un monde dangereux et noir et plus les personnes qui vous rencontre viennent  prudente et sur la défensive...

 J'ai déjà remarqué cet effet de son propre état psychologique sur les relations avec les autres...

 

Se débarrasser des pensées limitantes et négatives...

Pas facile quand on a des impératifs professionnels

Cela n'a pas loupé à la reprise lundi ! Moi qui n'arrive pas à partir sans un bouquin en poche, j'ai repris un livre plutôt morose et sérieux en reprenant le travaille ce début de semaine...

Pas facile de se conditionner à être heureux quand on doit rendre des comptes  ! ( c'est un des aspects du travaille en équipe)

«  l'enfer c'est les autres » ai-je lu un jour...

Grand concourt...  Celui qui trouve la source de cette citation gagne mon Snickers

08.04.2010

Tweet et la Salamandre : quand la littérature devient (trop?) abordable

Cet article paru dans le 20 Minutes du 6 avril présente comment deux jeunes américains ont digéré quelques grands classiques de la littérature pour leur donner une forme enfournable sur twitter.

 Leur ouvrage, Twitterature, fait un tabac nous rapporte le journaliste.

 L'objectif initial de ces potaches était purement ludique. Ils sont eux même  surpris de cet engouement...

Est-ce donc risible de voir s'arracher ce digest de 70 romans chacun prémâché en une bouillie digeste pour Gogols  de 20 phrases de 140 signes chacune ?

 Un passage de Fahrenheit (Ray Bradbury) me vient en tête.

 tweetterature

  

Fahrenheit 451, la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume

 Pendant près d'1/3 du livre d'anticipation, le lecteur pourrait croire que les livres sont brulés pour pouvoir contrôler la population.

 Et de fait, les Hommes de ce futur probable sont superficiels, matérialistes, fashionvictim, avec la même intelligence d'un inconditionnel de Loft Story...

Sport, apparence, bogoss attitude (ou midinette attitude) et moins d'esprit qu'un homme de Neandertal : bref Welkom in Michael Vendetta World.

 Le littérature finissant en fumée, il serait très rapide de penser que c'est pace que le gouvernement empêche la propagation de l'Esprit, que la population est devenue une masse idiote et consommante.

 Mais un jour, Montag, pompier de son état apprends de Beatty,  son supérieur hiérarchique, pourquoi il brûle les livres.

 Tout à commencé par les « digests », digests de digest  et autre résumés permettant au masses de croire qu'il n'est pas forcement nécessaire d'aller plus loin ; de se creuser la tête.

Pour bien des gens, Hamelet (...) n'était qu'un digest d'une page dans un livre intitulé « Maintenant, enfin, tous les classiques à votre porté ; votre niveau de connaissance égal à votre voisin »  sort Beatty...

 Quand aux vrais livres qui soulèvent des interrogations et obligent à faire des efforts intellectuels, les Hommes décrits dans ce roman d'anticipation les considèrent non seulement comme inutiles mais angoissants, car non consensuels. Il faut donc les brûler.

 

Ce monde décrit dans ce livre de Science Fiction n'est pas impossible. C'est seulement ce que nous risquons de devenir si nous laissions notre penchant naturel au moindre effort prendre le dessus...

 

70 romans prémâchés en 20 phrases de 140 signes, donc...

 Twitterature (éditions Saint Simon,13 Euros)