13.01.2012

Un bon petit diable

Jeudi soir
Je suis à quelques mètres du bar au diable.
Non, il ne s'agit pas d'un pastiche de roman quasi éponyme... même si à défaut d'étang, il y a bien un marais.
Le diable en question, tenait plus de la brasserie. C'était il y a une semaine.  


Le jour de mon anniversaire, je saute de chez moi pour choper un bus. Cela fait depuis quelques temps que j'ai volontairement renoncé au RER, quitte à voyager une demi-heure de plus.
Un 188 arrive. Il est bondé comme un RER... c'est décourageant, sauf que le suivant est juste derrière. Me voilà à l'aise dans ce bus presque pour moi tout seul.
Arrivé au terminus du métro, alors que je m'engage dans un tunnel, pour accéder aux tourniquets, une femme déroule en long ruban pour entraver l’accès : une personne est tombée sur la voie et le trafique est interrompu. Je préviens mon supérieur et je remonte à la surface.
Là où je suis, il n'y a pas beaucoup de possibilités : le bus. C'est ce qu'a compris aussi une famille de touristes anglophones. Je les dirige vers le bon coté du boulevard : au niveau tourisme, la banlieue ce n'est pas top !
Ils rentrent dans un café, avec leurs quatre enfants : une pluie fine tombe sur nous et ils n'ont pas encore pris de petit-déjeuner.
Un peu plus loin, je repère un bus qui conduit à Châtelet, voir pour les plus longs pour Gare du Nord. Le numéro 38... 38, c'était encore la veille pour moi ! Un clin d'oeil du destin ?
Je note le numéro de bus et l'emplacement de l’arrêt et rentre dans le bar pour leur donner ces informations. Ben oui, le français peut être sympa !

Le bus suit le même chemin que moi quand je vais en vélo au boulot : Alésia, Denfert, Le Luxembourg...
A l’arrêt correspondant à la station Denfert du RER, le bus bondé se vide d'un coup !
Une place assise se libère. J'aurai pu moi aussi tenter le train, mais à quoi bon si c'est pour attendre 30 minutes avant de m'encastrer dans un wagon !
Les monuments défilent : les lions de Denfert, les grilles du jardin du Luxembourg, le Panthéon, la chapelle de la Sorbonne... Puis plus loin encore les ruines des thermes de Lutèce, les chimères de la fontaine de la place Saint Michèle... le Palais de Justice est juste là, de l'autre coté de la Seine, que l'on traverse. Le regard se porte sur Notre Dame qui se dresse tel le gaillard arrière d'une nef à quai.    
Les grilles du palais laissent apercevoir la Sainte Chapelle, Cette tour à l'étrange horloge en face de l’Hôpital... la conciergerie. Avant de retraverser. Nous longeons le quai où les bouquinistes proposent cartes et autres babioles, passons devant l’hôtel de ville avant de s’arrêter près de la tour Saint Jacques.
Avec un peu de recule, je me dis que j'ai bien fait de donner ce bus aux touristes : voir paris à l'abri de la pluie et sans payer un max... Quelle aubaine !


diabolo.jpgMais il est plus de neuf heures, et la physiologie se rappelle à mon bon souvenir. Le bar à coté de ma bouche de métro préférée est fermée. Un autre bar à coté du flams s'ouvre... je suis le premier client..Un petit café, un petit passage et je reprends le RER pour une station.

En arrivant sur le quai, devant cette marée humaine dégoulinante tel un magma visqueux, je me félicite de ne pas avoir repris le RER plus tôt !

J'ai 39 ans ce jour et j'ai décidé de vivre !  

12.01.2012

Zen attitude

Jeudi 12 janvier 2012
Dans une rame de la ligne 4, je suis là à écrire son mon mini-ordinateur.
J'ai failli commettre une gaffe ce matin : pas assez réveillé, je me dirige vers la station de RER... Heureusement, le bus 187 arrive juste devant moi. Je puis encore prendre l'option « Métro »
Dans le bus, quelle différence avec le RER. Ici, il y a de l'espace. Au fond, une femme tricote un chandail. Les livres sont sortis. Toutes générations confondues, quelques portables sont là pour s'isoler. La différence avec le RER, c'est que leur visage n'est pas fermé. Un jeune homme portant une écharpe tricotée  s'installe à coté de moi, il sort de son sac un livre. A cette heure, dans le RER, les bras sont si collé au corps que les êtres vivants prisonniers sont devenus des Hommes-troncs. Impossible d'ouvrir un bouquin !

Avant de prendre le métro, je passe à une boulangerie:3 viennoiseries.   Celle au chocolat pour moi, les deux autres pour deux vieux à coté de la bouche du métro. c'est à peine si ils ont encore la force de mendier.
Dans la rame de métro, les places assisses sont prises d'assaut... et pourtant à malgré les quelques personnes debout, on respire. Les regards sont fermés, plus par le sommeil et une habitude purement parisienne que par le stress d'un enfer quotidien.
Une population plus uper midle-classe est en transit.Elle est bientôt arrivée à destination : bureau, salle de cours...
Les visages sont sereins : nous ne sommes pas dans le RER.

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Perdre une demi heure de plus dans le transport n'est rien en comparaison de cette quiétude pour qui a connu l'enfer du RER

14.05.2009

Easymetros : le metro pour les mal-voyants (et les autres)

Le concours Lépine 2009 : Easymetros 

Ce petit boitier vous informe vocalement des itinéraires et des temps de trajet dans le métro.

Pour l'instant, il n'est prévu que pour l'Ile de France mais à terme, il sera utilisable dans toutes les langues et toutes les villes du monde.

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Plus d'information et se le procurer sur : http://www.easymetros.com/

 

L'idée est venue à son inventeur en accompagnant un ami non-voyant...

Qui imagine de nos jours que la télécommande  de notre téléviseur a été inventée pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer !

 

Easymétro est aussi une bonne idée pour les voyants. Dans les rames de RER en fin de journée, les stations ne sont pas indiquées par un appel sonore…

Or si certaines trains sont omnibus, d’autres zappent allégrement des tronçons entiers et pas obligatoirement le même…Donc si vous êtes sur une station qui n’est desservie en moyenne que par un train sur quatre, et que vous ne pouvez pas voir par la fenêtre où vous êtes, vous l’avez dans le baba !

 

En fait, très peu de choses sont faites pour les malvoyants en France. Pour être allé au Canada et au Japon, je trouve vraiment que nous sommes en dessous de tout !

Combien de temps pour installer des boitiers sonores à quelques carrefours dans la capitale ?

Il n’y a pas de bande rugueuse pour suivre le parcours du trottoir (comme au japon) ou d’indications tactiles sur le sol pour l’endroit où va s’ouvrir les portes. Seulement une longue bande pour éviter que la chute des handicapés (je les soupçonne d’avoir surtout voulu éviter que la personne tombant sur les voies ne perturbe le trafique)…

 

D’un autre coté, il ya eu des marquages au sol sur la ligne 13 (pas prévus pour les non-voyants) et cela a été la cata. En temps normal, les personnes attendant le train sont réparties sur le quai, ce qui laisse le temps aux voyageurs dans la rame de gicler fissa avant que les autres Franciliens ne se précipitent sur les portes comme une bande de barbare sur une donzelle à défleurer !

Avec le marquage, les sauvages était bien callés devant les portes, empêchant la sortie et pressant come des malades à la sonnerie de départ…Bandes de dégénérés !

 

Bref, Easymetros couplé avec les repères au sol ce sera le super Top... Mais dans un pays civilisé comme la Belgique…

Plus d'information et se le procurer sur : http://www.easymetros.com/