09.10.2009
Les petites grappes du titi Parigot
Besoin de faire la sieste…
Je pensais aller au cinoche demain matin et puis faire du bricolage après, mais je crois que je vais changer mon programme : c’est les vendanges à Montmartre ce WE
Info vu sur un blog jardin (cliquer ici)
J’ai vécu quelques années, là, à mi-pente du mont, juste derrière la basilique.
Ce petit village, bien que j’en sois éloigné depuis, je l’ai encore en moi…
Lors de la grande canicule, c’est le quartier de Paris où il y eu le moins de décès car il y a, ici une solidarité très particulière…
Ainsi, comme beaucoup de jeunes habitants de ce quartier, je passais voir l’aïeul de mon immeuble, lui proposant de remonter bouteilles d’eau et cabas… Cette solidarité intergénérationnelle spontanée, on la trouve classiquement dans les villages. Celui de Montmartre ne fait pas exception…
Montmartre c’est un état d’esprit, une convivialité, un mélange des générations, une ouverture, un partage…
J’ai hâte de retrouver tout cela…
Voir mes billets ci-dessous…
Montmartre, petit village au cœur à jamais jeune
Voisins voisines : non desperate housewife in the neighbourhood
La valse des étiquettes : le moine et le flamboyant
Le Petit Rhône à Paris
http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/5977041/le-petit-rhone-a-paris
13:47 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : fete, montmartre, paris, vendanges |
Facebook |
28.09.2009
Dernier WE de septembre. Retour au village
Vendredi en fin de journée, je pensais rentrer assez rapidement pour faire des courses et un notamment de la colle pour carrelage.
Alors que j’étais presque sur le quai du RER, un coup de fil…le temps que je cherche mon portable dans mon fatras…
Cependant, j’ai eu la chance que mon interlocuteur m’ait laissé un message : c’était Gwen. Je ne l’ai su uniquement parce qu’il a laissé un message !
Comme il a changé de numéro de téléphone et que je ne réponds pas aux inconnus…
Il semblerait qu’une bonne partie des tentatives d’appel que j’ai reçu soit de lui et non pas des deux donzelles…
Nous nous sommes donnés RDV dans mon ancien quartier au "clair de Lune" (http://www.fra.cityvox.fr/bars-et-boites_paris/au-clair-d...) . En reprenant le métro, j’ai croisé mon ex voisin. Il est maintenant remarié et a un enfant… le choc : je ne me rappelais plus être parti si longtemps…
Oh, temps béni de Paris… Petit village de derrière la basilique, à mi hauteur de la butte entre la rue Ramey, la mairie du XVIII et le cimetière, que je te regrette…
Nous y avons rencontré Jeff un pote photographe qui allie travail à mi temps en tant que maitre-nageur-sauveteur et « shoot » pour la presse, les catalogues et autres… Bientôt arriverons les défilés de mode… Il fera chauffer ses appareils. Cela fait longtemps que Jeff a assimiler que l’Art ne nourrir pas son Homme… Imprimer du rêve sur pellicule ne dispense pas de lucidité…
Je suis rentré assez tard chez moi après que la petite amie de mon cousin nous ait rejointes : j’en ai profité pour lui souhaité un bon anniversaire…
Quand je constate l’heure à laquelle je suis rentré chez moi…snif…
Alors que tout ensuqué du travail, je me levais un verre en bonne compagnie, je me suis rappelé à quel point la vie d’un banlieusard est si morne : sortir relève de l’expédition…
D’un autre coté, il y a un temps pour tout et j’arrive à un âge où si ce n’est pas part les incompatibilités de temps, de moyen de transports et autre chemins de croix, ce sera par le cruel rappel du corps que je devrais renoncer à une vie que d’aucun croulant et peine à jouir de l’existence, désigneraient comme dissolue…
Juste du temps passé avec des amis quand de son coté on ne rentre pas dans le cadre « famille + maison & jardin + dimanche barbecue avec les voisins »
13:31 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : montmartre, bar, paris, clair de lune |
Facebook |
23.06.2008
Montmartre, petit village au cœur à jamais jeune
Jeudi, 12 juin. Souvenirs, souvenirs
J’ai rendez-vous avec mon cousin pour lui remettre des documents…
Je suis à Paris dans mon ancien quartier…
Petits chocs : la vie continue en oubliant ceux qui sont partis…
Le pressing, dans lequel je faisais nettoyer ma couette, est définitivement fermé. A la place de ce chantier, peut être une nouvelle boutique ou un logement auront effacé ce petit commerce…
Je ne sais…
Le magasin de tissus rue Labbat à fait place à un bouquiniste spécialisé dans les vieilles BD Européennes et US…
Dans la rue Bachelet, l’immeuble d’à coté est en travaux : ils refont tout le premier étage… Les travaux du restaurant yougoslave sont enfin finis… Il n’en reste pas moins fermé même à cette heure !
Le RDC de « mon » ancien immeuble est enfin en travaux ! La boutique qui était fermée depuis une vingtaine d’années va probablement devenir un logement…
Que de changements alors que je suis parti il y a moins d’un an !
A « La halte du sacré Cœur », j’écrits en attendant Gwen…
Cela fait plus d’une heure que je fais durer mes bières et je commence vraiment à en avoir marre : je suis crevé et le fait que je sais que j’aurais encore plus d’une heure à me taper pour rentrer en banlieue ne m’aide pas…


Je n’arrive pas à m’intégrer ni même à trouver de l’intérêt aux conversations de mes voisins de table…faut croire que je ne suis plus dans le coup…
Deux demoiselles qui travaillent dans le Showbiz ou pour le cinéma -ou je ne sais quoi du même genre- parlent de maquillage…
A une autre table des « jeunes » du haut de 25 ans refont le monde en rigolant…
Finalement, non le quartier n’a pas changé- seuls les visages et les façades changent-ce qui est la même chose. Toujours les mêmes « djeuns » qui brûlent la vie, la rêvent à cent à l’heure avec toute l’insouciance et l’inconscience de leur moins de trente ans…Comme si le monde n’était que amusements, dernier spectacle d'Untel entendu sur Nova, fringues à la mode et surtout totalement suspendu aux nuages, sans lendemain ni réalité… A croire que cette jeunesse est en permanence sous l’effet d’une quelconque plante dioïque…
J’avais oublié à force d’y vivre en permanence…
--------------------------------------------------------------------------------
En banlieue, la réalité on la prend en pleine poire au quotidien : c’est les transports puants, et anarchiques et d’autres « désagréments » impubliables …
Ici, le temps ne s’écoule pas de la même façon.
De l’autre coté du Périph, chaque chose à son heure. Si jamais vous ne la faite pas en temps et en heure, il n’y a pas de séance de rattrapage… Alors qu’on dirait que les parisiens se débrouillent toujours pour foutre quelque chose dans chaque heure… Surtout ne pas s’arrêter, sinon on regarderait la réalité en face…
Pas grave, la ville ne dort jamais : on peut même acheter sa baguette à
Oui la vie est dure, loin de la fée clochette. On sue, et la poisse coule le long des barres et des sièges de nos RER… Les visages et les corps sont fatigués, usés par le boulot et les transports interminables…
Les mains de « cette France qui travaillent » sont souvent calleuses de part chez nous… Ben quoi on peut être du 92 sans s’appeler Hardikon, ni travailler dans la Com’, ou avoir un papa à talonnette qui vous règle vos problèmes de scooter…
Et quand aux cols blancs, ben ils dorment jusqu’à leur station. Puis, ils font rentrer leur bide à bière sous le volant de la bagnole qui les déposera au pied de leur HLM ou de leur pavillon de banlieue… Vu la fatigue, c’est le pilote automatique… Plus qu’à s’affaler dans le fauteuil… devant la télé le temps que la soupe soit prête…
Seul consolation quand il y à des match de foot : on passe de l’automatique au turbot et puis on se fait livrer… On partage alors avec voisins, amis et famille, pizzas et bières en grattant ses propres couilles – c’est pas Tataland ici…
Sortir ?
C’est l’expédition… Le simple fait de changer du schéma « RER Boulot Dodo » vous fait rentrer à pas d’heure… Vous avez intérêt à être prêts de Paris et d’une ligne de Noctilien…sinon c’est cuit ou faut avoir un pote avec une « tire » (une voiture)
Euh j’exagère quand même un peu depuis tout à l’heure, je sais … ;-) Cela doit être les Cht’i qui me reviennent…Mais je pourrais écrire bien pire dans les stéréotypes et les étiquettes… J’adore l’humour par l’absurde ou quand on ne sait plus ce qui est du lard ou du cochon…
Chiche je vous le fais un jour !
--------------------------------------------------------------------------------
Ah Montmartre…
C’est la république, le temps des cerises, les contestations, les Utopies, les poulbots (enfants) qui dévalent les ruelles et pour lesquels monsieur le maire avait créé des espaces de jeux publics… Le vrai Montmartre, c’est cette jeunesse du cœur… généreuse et rêveuse... Pour le retrouver, il suffit de passer de l’autre coté de la butte, fuyant les zones à touristes… Là entre la basilic et la mairies du XVIII, vous le vivrez…
Je les avais oubliés…tout ces petits riens parisiens…
Le temps passe... A d’autre de les vivre ces petits riens du petit village de Montmartre…
Vous, étudiants qui me lissez, enivrez vous, buvez à la régalade et faite vibrez votre jeunesse du feu de l’insouciance car vous être le cœur battant de Montmartre…
21:20 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : paris, banlieue, montmartre, demenagement |
Facebook |
17.06.2008
Le Petit Rhône à Paris
« Et si on mangeait dehors ? »
Cette idée, lancée entre amis en fin de journée un dimanche ensoleillé me trotte dans la tête, quand Gwen – un de mes cousins - me téléphone à la pause déjeuné et me propose de passer chez lui pour finir la tonne de victuaille qui lui reste de sa dernière fête...
Banco, j’ai sur moi couteau, tire-bouchon et quelques bonnes bouteilles d’un petit vin du Rhône que j’ai entreposées au travail (mais chuuute) et que je n’avais pas encore rapatriées chez moi…
Quelques achats en sortant du boulot pour compléter le tout : (sauciflard, chips, gobelets, fromage…) et me voilà dans le XVIII à monter les 4 étages sans ascenseurs…
Gwen embarque pains et autres bonnes choses et nous voilà partis pour une bonne détente et ripailler au pied du sacré cœur…
Là installés sur la pelouse, nous profitons du moment, le plaisir de partager bonnes chaires, bon vin et parler sans retenus comme deux cousins peuvent le faire… sans oublier en sus du paysage immobile des toits, quelques minois, collines et autres formes intéressantes. Chacun trouvant à son goût telle ou telle apparition…
Vraie tranche bonheur arrosée d’un petit Rhône …

Vue sur les toits de PAris depuis le Sacre Coeur

Mon Cousin Gwen
Gwen est plus jeune que moi, mais sur certains points, bien plus mature : il ne se prend pas la tête pour des choses qui n’en valent pas la peine…
Il faut aussi dire que la vie ne lui a pas fait de cadeau… C’est à se demander si une vie trop facile n’est pas justement une catastrophe pour le développement de la maturité et de la sagesse…
Parce que des petits riens peuvent prendre chez ceux qui en sont dépourvus des proportions ridicules, fausses et handicapantes…
Mardi matin…Il me reste encore de quoi refaire un gueuleton à la fraîche…
Cela tombe bien, la météo est au beau fixe…
Quelques échanges rapides avec des amis quittés le dimanche et me voilà reparti au travail- le petit vin du Rhône bien callé dans un sac à dos prometteur … RDV : la passerelle Solferino
Les tuileries, mardi soir ...
Le sac est rempli de quoi nourrir un régiment, j’attends Michel –qui comme à son habitude partira en retard –et Philippe qui comme a son habitude essaiera plutôt d’être en avance et sera très sincèrement désespéré en arrivant en retard…
Me prélassant agréablement à l’ombre des arbres sur une chaise déformée –ce qui en fait un fauteuil ma foi confortable- je profite du calme et des sportifs (et sportives) qui font leur jogging. Une personne assise à coté de moi me matte – visiblement intéressée. C’est finalement agréable de se savoir tout de même encore désirable quoi que frôlant les deux chiffres fatidiques 35 & 65 : (ans &kg )… Mais bon… même si c'est bon pour mon ego 1- Je suis encore dans ma tête bêtement fidèle à mon ex (même après des mois de séparation) 2- J'ai d'autres "chats" à fouetter : mes amis devraient arriver...
Philippe a amené de son coté aussi quelques provisions… donc au lieu de pouvoir nourrir un régiment, c’est une armée que l’on pourrait ravitailler…
Bons moments passés au dessus des péniches…
La passerelle Solferino à ceci de particulier par rapport au pont des arts qu’elle est beaucoup moins prisée par les fêtards de moins de trente ans et autres je site « bobos gauchos ineptes et (censuré)… ». Quelques rares touristes égarés, et autres dignes représentants de la famille le Quesnoy passent au dessus du long fleuve tranquille…
Les types de discussions avec mes amis qui partagent avec moi certaines préférences sont évidement différents de la veille, mais qui s’en plaindrait ?
Rentré vaille que vaille chez moi… légèrement "arrosé" de ce petit Rhône qui est passé à Paris...

Il ne manque plus que le pain et les amis...

Piotrusz
00:05 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : paris, pique nique, montmartre, solferino |
Facebook |






