27.01.2012

Pina Colata

 

sly.jpgSly un vendredi soir
Je pensais voir Y sur son lieu de travail, mais la RATP en a décidé autrement.
J'aurais pu être de très mauvaise humeur. De fait je l'aurais été il y a huit mois. Cet été encore, en effet je ne pouvais me déplacer que sur de courtes distances de très courtes durées de temps et toujours à mes risques et périls.

Là je suis seulement remonté, pris un bus (bondé mais bien moins q'un RER ou un métro), laissé un message à Y et arrêté à Beaubourg.
Pourquoi là ?
Juste pou récupérer ma carte de sport qui est arrivée dans la journée.. Comme quoi, il y des choses qui se passent comme cela.
Le Sly comme je l'ai déjà dit, à des toilettes propres, une petite pièce avec lumière tamisée au fond. Une prise est à portée de main pour les portables et les chargeurs.
Me voilà donc sur une petite table ronde, musique techno entraînante et petit kir sur cette table ronde.
Au bar, les deux patrons discutent avec un couple. Le jeune homme porte un pull bleu très échancré. J'espère qu'il à un manteau ! Sa petite amie porte comme une paire de lunette en guise de serre-tête.
Un porteur de casquette sirote un morito. Il lit un magazine tranquillement accoudé au bar.
Un jeune homme seul tourne la tête souvent vers l'entrée. Jusqu'à ce quedeux charmantes demoiselles rentrent... les visages s’illuminent. Les rires fusent..un autre gaçon rejoint le groupe. Sont ils au complet ?
Évidement non !
Parce que c'est un des rares bar où malgré tout la musique permet encore de se parler. La population ici est comme les patrons : pas prise de tête.
Y a déjà rencontrer des personnes ici. Une bonne soirée avec des gens qui sont bien là pour profiter du moment et non pas pour ce montrer.
Coup de tel de Y. il sort du turbin...
Un Pina Colata ( sans alcool)  m'est servie. Étrange, en lieu et place d'un verre, c'est dans un petit carafon tout mimi.
J'attends Y alors que le bar se remplit
En terrasse, en salle sur des sièges tournant et haut perchés, les jeunes et les moins jeunes arrivent et remplissent l'endroit de leurs sourires et leur bon humeur.
Nous sommes un vendredi, à Paris
 et il n'est que 7h30
 


 

21:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, bar |  Facebook |

13.01.2012

SLY

Oups ?
Non, c'est le nom du bar dans lequel j'écris.
C'est typiquement ce qu'on appelle un bar Lounge. Non pas long, même si ce bar est effectivement tout en longueur. Lounge, cela signifie moderne, aux formes épurées. Le SLY est géographiquement très proche de l’Imprévu (lire ma petite description)…
Pauvre petit bar, son nom est à chaque fois confonde avec un autre, celui dans lequel je suis allé avec ma revue de chti marin… 

Tout en longueur, à la lumière tamisée, le SLY a la particularité d'avoir sur son plafond noir, une longue bande de couleur rouge qui rejoint le sol au fond de la salle. Un long bar fait la moitié de la longueur du petit rad. La musique entraînante et électronique est loin de Bach. En fait, c'est le type de musique que j’écoute quand je réalise les travaux les plus rébarbatifs et répétitifs qui me sont donnés. 
Un tout petit espace est réservé aux platines. Comment le DJ peut il y accéder ? Soit en sautant au dessus du muret, soit en se mettant à quatre pattes pour se glisser sous la table.
Un peu plus tard, la tête d’une petite souris dépasse… Petite frimousse me confirme qu’il doit se faufiler par en dessous… a cet âge, il est de toute façon facile de se contorsionner. Ah, jeunesse…

A fond, les petits spots de couleur nimbent d'une lumière rouge-orangée les tables, chaises tabourets confortables et la large banquette rouge.
Un escalier en fer descend dans les profondeurs : une salle qui permet d'accueillir danseurs et fêtards.
Les toilettes ne sont accessibles que via un étroit couloir qui descend en escalier. Une pissotière en bas, mais pas de voyeurisme mesdames,  vu l'espace, il faudrait vraiment regarder par dessus l épaule de la gente masculine... qui de toute façon pour une partie d'entre elle aiment les femmes sans les désirer (tant mieux pour les autres, moins de concurrence !). Quand aux vespasiennes pour les affaires plus importantes, elles sont certes petites mais propres et – choses rares à Paris intra-muros- à mile lieux des « turcs ».


A cette heure, peu de monde.
Un couple de jeune est en terrasse, la cigarette au bec (en attendant mieux ? ). Une petite bande de touristes dans la cinquantaine sont là à se poser. Deux couples en goguette à Paris  bien beauf...  le visage bovin d'un probable supporteur de l'OM, ou autre  Vert de St Étienne est totalement en décalé de l'affiche au mur derrière lui, présentant un « bogoss » jeune et musclé et viril en T-Shirt  de sport.

Pas beaucoup de monde à cette heure... mais la population à un large panel d'âge : jeunots emmargeant probablement au mag, trentenaire, quadra voir plus... et oui, petites choses au lait qui sort du  nez, il existe une vie après 25 ans !
 
Coup de tel de Yann: il sort de la piscine à coté  (ce n'est pas pour rien que je suis ici !)
Je n'ai pas envie de faire la cuisine. Peut être mangera t on ici avant que je le laisse profiter de cette dernière soirée avant son anniversaire : le mois de janvier est riche en anniv !



13:45 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris |  Facebook |

06.01.2012

Petit détour en Amérique latine.

Je suis à un jour de mon anniversaire. Yannick ne rentrera que fort tard.
Après être passé au Roy-Merlin, je décide de faire une pose.

Passant devant le restaurant chinois dans lequel j'ai mangé une fondue (à raconter), je remonte une petite ruelle et tombe sur un bar qui propose du vin chaud.
La musique est entraînante... Je ne sais pas... mi corason mi corason...

Mes doigts volent sur mon clavier en suivant la musique.

Le Snax KFE propose aujourd'hui  une soirée latino. La musique est bloquée sur radio latina. Peu de monde à cette heure. C'est probablement plus tard que cela viendra. Un latino présente à une jeune française  son travail sur un ordinateur portable. Les deux langues se mélangent... plus tard, cela ne sera pas au figuré.

A coté, quatre personnes discutent la plupart du temps en français. Deux jeunots et un couple d'une cinquantaine d'années. Quel plaisir de ne pas avoir ce sempiternel ostracisme de l'age.

Ce bar a du être un espace de vente. De cette surface initialement impersonnelle et ouverte tel un « bureau paysager » les gérants ont réussi à donner un certain cachet. Les fauteuils rouge-sombre forment des alcôves. Tables pour quatre ou tables plus intimes se répartissent sur les cotés de la salle, laissant un espace assez grand au milieu du bar... pour danser ?

À l'entrée, une impressionnante table carrée trône, encadrée sur trois cotés par des fauteuils, coin   idéal  pour réunir une bonne compagnie.  Juste derrière, un zinc et quelques tabourets hauts, pour ceux qui sont adeptes des blondes et autres brunes.
Des rideaux noirs en pointe vers le bas, rendent plus intime le bar.
La lumière est légèrement tamisée. Des petits spots éclairent les murs sur lesquels sont disposés comme à une exposition des tableaux et gravures. Manhattan, Christ et pain-de-sucre, Empire State Bulding...  alternent avec des décos plus exotiques (masque africain...)
 D’impressionnants chandeliers descendent du plafond . Sont ils en fer forgé ?

A l'entrée du bar, un panneau : « Polyglot Club ». Des  petites annonces sont épinglées...
Ouverture d'esprit et appel au voyage...
Ce soir, c'est en direction l'Amérique du Sud

15:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris |  Facebook |

04.01.2012

Coktail auprès d'une porte

PO, Porte d'Orléans
Un bar cosy à l'angle des grands boulevards.
C'est une des raisons pour laquelle j'ai mis mes comptes dans le rouge : avoir un mini ultra portable pour pouvoir facilement poser et écrire.
Il y a comme une véritable frustration à ne pas pouvoir fixer ce qui m'est en tête.

Un couple de personnes quitte leur table, la femme d'un certain âge et élégante  m'a gentiment répondu que le serveur ne devrait pas tarder. Est-elle allé à Katmandou ? Elle récupère un chapeau en  en feutre fuchsia aux fleurs de tissus posées sur un ruban.
Au fonds, près de la vitre, une bande de jeune refait le monde. Si pres, du périphérique, une bonne bière posée sur la table.
L'un des jeunes, une baraque avec des cheveux coiffés en une épaisse houppette genre banane, s'étale sur deux sièges, tranquille et confort  au rire franc et gras. Sa petite amie passe  les mains dans ses cheveux pour les remettre en place. Quoi que très loin de la baleine, elle a du mal à fermer son blouson. Avoir des arguments contondants n'est pas toujours si facile à vivre.
Un autre jeune homme, cheveux bouclés. Cherche t il à compenser ses golfes largement dégarnis par sa moustache ? Je ne sais. Deux autres demoiselles sont attablées. L'une d'elle est venue avec un manteau à la couleur indéfinissable. Est il orange ou jaune... je ne sais. Sa voisine aborde un pull à rayures. Quoi que fine, ce n'est pas maya l'abeille : à la place du jaune, c'est une alternance de noir et d'orangé plus ou moins fluo.
Au bar, quelques personnes son répartis le long d'un comptoir aux formes sinusoïdales.
Au l'extrémité de celui-ci, un jardin sec : sur du sable, quelques coloquintes, petites pierres et plantules dans leur pot.
Les luminaires pendus au plafond sont étonnants : trois coupes de patte-de-verre s'égrènent le long d'un support central, trois tiges fixées en trépied consolident l'ensemble. En lieu et place d'une fontaine d'eau, c'est la lumière qui semble couler le long des vasques.

Une terrasse extérieur fermée, permet d'accueillir d'autres personnes au chaud. Une demoiselle me tourne le dos, ses longs cheveux blonds et gaufrés descendent jusqu'à la moitié de son dos. Deux tresses se rejoignent juste derrière le crane, véritable serre-tête vivant. Cette coiffure semble tout droit sortie des tableaux des peintres de la renaissance. Son amie en vis à vis laisse éclaté une véritable espièglerie dans ses yeux et son sourire. Sa tenue semi-gothique fait un contre-point étonnant avec la voisine .

A la table à coté de charmantes demoiselles,  deux personnes extravagantes. Peau d'ébène, boucles d'oreille. Une queue de cheval pour l'une, une casquette de femme pour l'autre... mais leur visage semble si peu correspondre à leur tenue. Soient ce sont des femmes qui ne me ferait en aucun cas rentré en pâmoison (bandaison?), soit se sont des mecs qui ne devaient surtout pas dépasser le périph' si ils veulent rester vivants.
Quelle différence avec mes voisins  de vrai rebeux parlant arabe et visiblement très religieux.

France d'en bas, prolo, jeunes provinciaux, quelques bobos, des musulmans... le Paris Orléans est un bar à la frontière de deux mondes : à quelques 50 mètres,  c'est la frontière des maréchaux, tel une ligne de fortification invisible... Au delà,  le périphérique, douve de béton, de ferraille et d'asphalte isolant Paris dans sa bulle.

21:30 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris |  Facebook |

30.12.2011

Retour parisien

Retour Parisien

paris, rtt, vacances, barMercredi 28 décembre
Je suis arrivé au turbin pas trop en retard : 24h30 d’avance
Si j’avais eu une modalité de fonctionnaire, j’aurais pesté et rentré direct chez moi.
Je ne suis pas un fonctionnaire et le seul que je connaisse vraiment est plutôt du genre à faire 50 heures par semaine… quand il lève le pied
Donc ce matin là, j’ai profité du fait que j’étais officiellement absent (do not disturb) pour travailler efficacement.
Il y a mille et une choses chronophages qui me bouffent bien ½ journée par semaine : administratif, pige, surveillance concurrentielle, relances, notes de frais …
Surtout les notes de frais : cela m’enquiquine à un point que je laisse passer parfois deux mois avant d’en faire une.
Problèmes : 1) si j’achète aussi pour moi, je ne pense pas toujours à faire deux paiements distincts (donc honnêtement (connement ?) je m’assoie dessus) 2) Je n’imagine pas monter un dossier sans le visuel de ce que j’ai acheté pour prouver que je ne jette pas l’argent par les fenêtres, donc si pour une raison X ou Y j’en ai pas… je laisse courir…
Le plus simple serait bien sûre de faire une note de frais systématiquement à chaque achat… sauf qu’il y a une petite dizaine d’années, le responsable compta de l’époque est venu en personne dans mon bureau, s’assurant que un certain nombre de collègues soient présents. Tenant du bout des doigts un cheque, avec un ton méprisant et affecté : « tien, voila ton cheque de…. 5 euros » et le lâchant au dessus de mon bureau comme un objet immonde. «  La prochaine fois, ne nous fait pas perdre notre temps »…  La honte…

Bref autant faire l’administratif  ce jour où je suis ni payé ni officiellement présent pour être tranquille les deux derniers jours de 2011.

 

Apres midi,
Petite balade à Paris où j’ai acheté pour 30 euros de DVD dans une boutique O’CD (www.ocd.fr) 4 DVD à 5 euros, un à 7 et un offert. Quelques petites bêtises pour le plaisir et un clin d’œil avec un vieux film se passant à Berlin. 
Petit passage chez Reine Merline au rayon serrurerie (samedi bricolage en perspective)
Il y a à coté de Beaubourg une librairie allemande… mais je n’ai malheureusement pas trouvé ce que je cherchais.
Il ne faisait certes pas un temps magnifique, et pourtant quel plaisir de marcher ainsi, comme si ce temps si précieux avait la saveur des cerises grappillées, au risque d’arracher la culotte courte sur le grillage. Est-ce du stuc, ces têtes sortant telles des gargouilles de la façade et supportant les rebords de fenêtre ? L’encadrement des ouvertures est petites tiges et autres feuillages sculptés… étonnante bâtisse que les habitants du quartier semble si peu regardée… comment peut-on être blasé à ce point. Il y a tant de choses  à voir pour nourrir ses souvenirs…

Tournant à l’angle de la rue au CIC, je redescends vers le BHV. Là sur la droite une échoppe de chocolatier. Souvenir fugace qui me traverse l’esprit : une fondue de chocolat aux fruits confits.

Poussant plus loin, je lève la tête… Les étranges tiges de bambou d’un des innombrables et discrets jardins suspendus de la ville lumière ne sont plus là…

Enfin, l’Agora. J’ai quelques revues à regarder. En plus de mon goût perso pour la revue DSI

Pourquoi précisément dans cette boutique ? Et bien parce que ce n’est pas trop loin du RER et que sur certaines thématiques liées à mon turbin, ils sont bien achalandés. De plus, il y a des endroits sympathiques comme la Belle Hortense dans le coin. 
Cela dit, pourquoi aller si loin quand un bar est juste en face !


Un petit kir avec du bourgogne aligoté.
Cling, Cling Cling, un blondinet monte les escaliers telle une petite gazelle, sa houppette sautille sur le même rythme que les pièces dans son petit sac ventral assorti à son noir moulant T-shirt griffé du nom du bar.

Vais-je rentrer directement ou bien faire un crochet vers cette librairie ouverte jusqu’à minuit ?  Ce n’est que depuis quelques mois que je revis. Une virée à Paris semble anodine pour vous… pour moi, c’est quelque chose que je ne faisais plus que rarement. Je les apprécie d’autant plus !
Finalement je passe devant le BHV. Pourquoi la boutique Homme est fermée ? La crise frappe aussi les calçons ? Il est vrai que nous n’avons  pas de c* en or, nous, pauvre bas peuple… nos fringues destroyed sont dans l'air du temps !


Aller,  remontes toi le morale ! Et quoi de plus original que l’Imprévu ? Sauf que ce qui n’était pas prévu c’était qu’il soit fermé jusqu’à la première semaine de janvier… dommage
Petit crochet de l’autre coté du boulevard. Le Hook et sa bière d’abbaye est bien ouvert, de même que le Mc Brides   aux bières qui déchirent… malheureusement, la bière pour moi c’est à mes risques et péril dixit le médecin. A Berlin, j’ai bien tenté de doubler la dose d’un médoc pour tout de même avoir une vie sociale… mais effectivement bière, choux, champagne coca et autres ce n’est pas raisonnable avec des boyaux qui ont une morphologie pareille et un système nerveux autonome qui n’en fait qu’a sa tête. Il ya d’autres bar dans le coin… Bar à cocktails (L’ Anthracite ) , bar pour intellos (Au Père tranquille ) …
Je n’ai fait ni l’un ni l’autre.
Apres un autre Kir (le deuxième si vous comptez bien) j’ai repris le métro. Là une odeur animale émanait des bancs… derrière les sièges  conçus pour éviter que quiconque ne s’allonge, des  ardes vivantes dormaient… Quel flash, ces êtres ont envoyé dans mon esprit ? Souvenir d’une autre créature à l’odeur similaire ?  D’autres dormeurs oubliés ? Non… les restaurants inventés par JP2 en Pologne : ici la pauvreté est niée… pourtant, il est si rapide de sombrer. Par temps de crise, qui sera le prochain ?


Retours porte d’Orléans pour acheter des légumes, me prendre un troisième Kir dans un bar à vin question de me « rékoffer ». D’ailleurs aillant raté le bus 188 (signe du destin ?) je prends celui  qui m’arrêt près de Cora : achat d’une polaire pour alterner avec le pull rouge qui barbotte depuis ce matin dans la lessive,  et un disque dur externe de 1 Téra…


Une fois rentré à la maison, que de choses encore à faire : une marmite avec les restes de pomme de terre, de poireau et de viande, étendre du linge et relancer une machine, essorer le pull…

Bref un retour à Paris après ces vacances berlinoises
 

 

13:25 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, rtt, vacances, bar |  Facebook |

18.12.2011

Un kir marin


Je suis à court de petits carnets. Résultat, je finis par prendre ce qui traine... et là je vois une note... Pas de date.... Juste le jour : vendredi.

Comment se souvenir ?
Ma mémoire est au delà de l'aspect «  photographique » : je vois le monde en dynamique, tel un Galilée parcourant le ciel de sa lunette, le regard balayant, rues, devantures, parfois un visage...
Et en lisant ces quelques notes griffonnées, je me souviens...

HS20_COUV_BD.jpgUn vendredi soir d'octobre où je suis passé acheter des revues pour le travail...et une ou deux pour moi aussi, notamment DSI hors série n°20 sur les porte-avions...
J'étais prêt à rentrer et puis, j'ai vu une pub affiché à l'angle de la rue, de celle où je trouve effectivement un large choix de mag déco pour le boulot.

Soirée troufions au ***.
Fanchement le coté décalé avec la revue un rien martiale que j'avais en main m'a fait sourire. Si je devais rentrer maintenant... quelle tristesse.

Il est 19h00, largement trop tôt pour le lâché de savonnette...

Je prends un Kir et me pose sur une chaise surélevée et tournante. Le verre est posé sur un petit muret rouge derrière moi, et j'ai ma revue en main. C'est un peu incongru quand on pense aux serveurs déguisés en mousses "stéroïdes"... Aussi incongru que de prendre une petite blonde en plein marais avec son poireau – pour la soupe- qui dépasse... 
 

3872.jpg


La musique forte empêche les curieux d'écouter d'éventuelles tentatives de conversations philosophiques...ou non
Lumière tamisée et quelques spots balayant le sol, faisant courir des motifs de lumières chinoisant.
Au fond, un mur couvert de loupiotes donnent l'impression qu'une cascade de lumière rouge-orangée descendant le long d'une paroi rocheuse comme pour alimenter de son fin rideau d'eau, le bar.
A cette heure, la population est mélangée. Un jeunot avec sa petite amie sirotent leur verre. Leurs yeux se quittent à peine; le monde autour d'eux n'existe plus.
Quelques barbus sont accoudés au bar, leur carrure de déménageur tenant plus du bon vivant que de l'accroc aux salles de musculation... leur bonne-humeur est contagieuse... ils sont loin de ces minet, qui sûrent de leur "charme", peuvent se conduire d'une manière hautaine. Un peut de respect.. je pourrais être ton père... et zut, c'est vrai en plus...

En face de moi, une réplique d'un jeune Obama est en blazer... Comme moi, il sirote un kir. Nous semblons aussi incongrus l'un que l'autre : moi avec mes habits destroyed et ma revue militaire... Lui  avec ta tenue tirée à quatre épingle, comme si il venait de son propre mariage...


Mon portable sonne... Y est rentré, et je dois faire de même

20:02 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bar, paris |  Facebook |

14.11.2011

Retour à la "civilisation"

 

7h39, je suis sur zone (le travail m'attend) et  descends du bus, laissant un petit parisien, dormir.

 

Un petit bout de chou était là, sa frimousse tournée vers la vitre remue parfois. Les yeux sont clos, le visage détendu, il est retourné au pays des rêves. Ses protège-oreilles lui couvrant sa petite tête, peut-il seulement entendre distinctement les arrêts ?

 

Je ne sais…

 

Moi aussi, j’ai dormi dans le train ce matin, du moins, n’avais-je aucun risque de rater le terminus.

 

Réveillé un peu avant 4h00, je pensais mettre plus de temps pour choper mon billet ce matin… J’ai finalement eu le train partant de Rouen à 5h20.

 

Ce WE a été une petite cure de verdure, d’air pur du plateau, de temps passé sur le marché, et de détente.

 

Cela me fait du bien !

 

Petite cure de poisson aussi… C’est étonnant de voir à quel point, une chose aussi simple que du hareng mariné soit introuvable en Ile-de-France. Sans compter que la gueule des poissons franciliens  ne m’inspire  pas confiance…. Ceux-là,  cela fait longtemps qu’ils ont passé l’arme à gauche !

 

08:30 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen, normandie, paris |  Facebook |

08.11.2011

T 'es tombé du lit ?

Arrivé très tôt ce matin : 8h10…Le temps que mon ordi daigne se lancer… (Il est aussi prompte au réveil que le bonhomme…d’où sonnerie 5h15)
Les mails arrivent lentement… Il faut aussi dire que j’ai plusieurs années en stock : Cela me permet d’avoir une trace des différents projets…
Pour éviter les ennuis, il faut que je parte de chez moi avant 7h00 : l’accès à la porte d’Orléans est alors fluide et les rames de métro pas encore suffisamment prisent d’assaut au terminus pour que je trouve une place assise. Ne pas oublier qu’à deux stations prêtes, je me tape toute la ligne !

Même chose pour le vélo : Il faut que la circulation soit fluide pour ne pas risquer sa peau !

 Temps de parcours : presque 1h… sauf qu’il n’y a pas de douche… Fennec-boy doit se rendre olfactivement supportable avec les moyens du bord !

 

 Du moins cela me permet il d’écrire un petit mot.

 

Non, non le pierrot n’est pas mort ! Juste « légèrement » occupé.

 

13.09.2011

Fomo attitude

Fomo ?
Au jeu des 7 familles, est-ce une catégorie de « marésienne » ?
Une lessive conçue spécialement pour les soutiens-gorge ?
La version féminine des « Métros » ?
Là vous chauffez !

Le fomo, tel que le relate cet article paru sur le site de Figaro Madame (FOMO, un vrai mal ? ) est une lubie des temps modernes et des réseaux.
Le Fomo ou Fear Of Missing Out a une peur phobique de louper quelque-chose.
Bien sûre, il existait bien avant l’arrivée d’Internet :
 -« Monsieur Oscar  Wild  donne un 'soupé fin'…  Y viendrez-vous ? »
- « Moi ? Mais j’en suis ! »
Iol

La peur de ne pas y être augmente avec le nombre d’événements…
Les FOMOs, sont des personnes qui ont tellement de contactes, tellement de RDV plus ou moins mondains, ou avec des amis ou avec des collègues, qu’ils souhaiteraient presque y être à tous… ce qui, à moins d’avoir le don d’ubiquité, est totalement impossible ! ils sont donc à courrir entre deux à trois rencontres avec le stress, l’angoisse et le mal de ventre de ne pas être au bon moment au bon endroit.

C’est d’après l’article une maladie typique des réseaux sociaux…
Certes, FB et autre Twitter ont largement leur part dans le phénomène FOMO et ont accentué ce phénomène d’une manière exponentielle… Mais le Net 2.0 n’induit pas la génération spontanée !
C’est la connections permanente qui est source de stress.
Et cela à commencé avec les téléphones portables.

Mais comment faisais-tu avant le (téléphone) portable ?
Voilà la une question ingénue que m’a posée un jour T (19 ans), un stagiaire de la génération Y.
Et bien la première chose à lui rappelé c’est que les téléphones fixes et les boites mail existaient déjà.
1)    Quand on prévoyait un rendez-vous, on s’y tenait (pas de changements) de dernière minute
2)    On prévoyait les paramètres de la réalité tels que le temps de transport, l’accessibilité.
3)    On se donnait un point précis de rendez vous
4)    Pouvant difficilement contacter d’autres personnes en cours de route pour « la suite » on planifiait longtemps à l’avance les activités sur la semaine pour éviter les télescopages.

Lors de l’arrivé du téléphone portable, la donne à changé.
Nouveau venu en région parisienne il ya dix ans, j’ai du m’acheter un portable et prendre un forfait très conséquent, rien que pour suivre les pirouettes et les idées de sorties inopinées d’un de mes cousins …
Mais il fallait encore téléphoné aux amis en les composant un à un (les textos n’étaient pas monaie courante à l’époque)

yberdépendance, internet, parisMaintenant, avec FB  et twitter, chaque personne fait parti d’un nombre exponentiel de cercles d’intérêt, donc de sorties potentielles… et en quelques secondes les centaines « d’amis » peuvent être mis au parfum d’un rdv décidé moins d’une heure avant  …
 
Jean-Charles Nayebi  à écrit un bouquin sur la cyberdépendance (Cyberdépendance en 60 questions )


Pour savoir si vous être atteint, déconnectez vous du vendredi soir au lundi matin : débranchez le téléphone fixe, coupez le portable, enfermez l’ordi et mettez sous clés la télécommande…
Si vous ne faites pas de malaise, et arrivez à sortir ou à lire vous êtes encore curable… … Sinon…

08.08.2011

Petite fleur de Paris


Dimanche 7 août
Il est 9h30 et je suis devant une petite blonde.
Le train pour Rouen ne part que dans une heure...
J'aurais du partir dès hier après midi mais avant de laisser pour une semaine - voir plus – mon logement, il me fallait faire le grand nettoyage.
Quelques doute sur le temps nécessaire... Ce n'est pas que chaque petite chose à faire prenne énormément de temps, mais leur accumulation devient rapidement ingérable. Un coup de tel pour qu'on ne m'attende pas. Comme prévu, je n'aurais pas eu le temps : alors que je sortais récupérer du produit ménager chez Cora,  l'alarme de mon portable se mis à sonner à l'heure de no- retour.

Il est bien tôt. Premier client ? Probable... les chaises étaient encore sur les tables et les croissants n'étaient pas encore là... Cela se remplit petit à petit. un petit bout de chou sautille dans la salle, accompagnant la musique « cucaratcha » : la femme du patron et leur fiston sont allé voir papa... Un employé est assis devant un café_crème et des tartines. Une petite blonde en robe légère et  petits volants, froufroute entre les tables... son petit tablier noir accueille les tire-bouchons. Les petites fleurs délicates du tissus presque transparent volant au dessus des tables. Décidément très florale la  parisienne fait tenir sa coiffure couleur de blé avec une broche en forme de rose blanche...
 



13:39 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, bar |  Facebook |

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