21/07/2014

Le labo.



Non, je ne suis pas retourné sur les paillasses !

C'est le nom d'un bar que la morale du haut de sa chaire et autre Marine brune bouleraient bien avec les buveurs...

et pourtant...

la dernière fois que j'y étais passé (petite pose urgente ) c'était vraiment très différent …

Maintenant, au fond, un grand écran fait passé des poissons comme si il s agissait d'une fenêtre d'un aquarium. Des poissons des récifs virevoltent, évitant le passage d'un requin. Une tortue marine passe nonchalamment...

Je ne suis pas à la terrasse. Seul, j'ai du mal à me mettre aussi exposé au vus et sus de tous... de vieilles habitudes du temps où ...

Dans une alcôve un couple d'amis parle avec les mains. La disposition des lieu, plus intime permet aux interlocuteurs de s'installer confortablement pour leur dos, leur jambe et leur conversation.

Les européens de l'Este se sont installé à une petite table au fond, tandis que les serveurs circulent, un T-Shirt en V très échancré. Une mince cravate cache à peine leur torses qui pour certains est imberbe.

Un homme d'un certain âge sirote une bière. Il porte une coupe style militaire. Ici, apparemment, à l'intérieur, l'apparence n'a pas trop d'importance. Un Jeune bear s'installe à une table devant moi.

Les verres trinquent...

Un couple passe quelques instants à prendre une petite boisson, une main posée sur les genoux...

Nous sommes un Vendredi soir et je n'avais vraiment pas envie de faire tapisserie.


19:01 Écrit par Pierrot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris, le marais |  Facebook |  Imprimer | | |

10/05/2014

Auprès d'une blonde

Vendredi soir.

Je suis dans un bar près de Denfert : La Chope Daguerre.

Même si le temps est peu clément, c'est important de se forcer à ne pas rentrer directement.

C'est en effet une des mille et unes raisons pour lesquelles mon blog n'avance pas.

 

La population qui passe dans la rue Daguerre est particulière. Beaucoup de personnes d'un certains age et des jeunes de bonne famille.

Cette rue est vraiment commerçante : boucheries, poissonneries et primeurs. Et oui, les gens qui sont dans le coin ont les moyens d'habiter Paris. Les cafés de cette rue peuvent en témoigner : quelques spécialiste de bar à vins... mais attention, pas de la piquette !

 

Et aussi étonnant que cela puisse être, un vendeur de DVD bon marché !

 

Une kro sans alcool sur la table, je laisse déambuler mon regard.

Au fond de la salle un triptyque de miroirs. Les cadres semblent être art déco au lignes épurées.

En lien et place de deux miroirs bien lisses, les volets de la composition portent de grands morceaux collés les uns sur les autres comme si un cubiste était passé par là.

Des lampes en applique portent des abat-jour plissés rouge-vif. Chacun à son couvre-chef en paillette comme les portaient les saltimbanques des musicales.

Radio Nostalgie en bruit de fond n'est pas là pour empêcher les conversations : ici, on peut parler sans devoir pousser la voix.

 

A coté de moi, quelques jeunes femmes et jeunes mères. Un petit bout-de-chou a du mal à rester en place. Du cône en gaufre, une boule de glace au chocolat est consciencieusement léchée. Il en a autant sur la bouche que sur la petite serviette en papier.

 

Pour moi, le Week-end commence.

09:38 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, bar |  Facebook |  Imprimer | | |

09/05/2014

De la verdure pour un geek

Ce week-end du 3 mai le temps était magnifique.
Si le samedi a été plutôt  consacré à l'intendance, le dimanche a été plus cool.

Je me suis réveillé en deuxième sommeil à... midi !
Une première pour moi à Bagneux...
Petit café, morceau de fromage, douche..


J'ai prévu d'acheter pour 1 To de capacité de stockage à Montgallet.
C'est le point final de mon périple, mais quand au moyen d'y arriver...
Cela fait si longtemps que je n'ai pas vraiment marché.
Allez, hop, je mets mes chaussures de marche et prends ma canne que je plie pour la rendre le plus transportable possible.


Dans un premier temps, direction la porte d’Orléans. Je ne pris le bus que passé Alésia, et encore, parce qu'il s’arrêta à mon niveau. Tant, mieux, il y a une bonne trotte sans espaces verts.
 
Je m’arrête à la tour Saint Jacques. Visite du jardin qui lui sert d'écrin de verdure.
Les jeunes sont allongés sur les pelouses, les plus âgés sèchent leur vieux os assis sur les bancs... Quelques bouteilles et autres victuailles sont posées sur des nappes à même la pelouse...
vision estivale !
Le marais, direction la rue des rosiers bondée comment toujours. Puis, toujours pris dans le flux des touristes,petite promenade sous les arcades de la place des Vosges.


Il me faut un certain temps pour atteindre la Bastille et la Promenade plantée.
Je parcours ce jardin suspendu avant d'atteindre la rue Montgallet en contrebas.
Une bonne marche !

Le retours fut plus ferroviaire...

06:49 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : randonnee, rando, paris |  Facebook |  Imprimer | | |

29/08/2012

Il y a des signes qui ne trompent pas


Dans le RER, je lève mon nez du Courrier International. Une femme âgée est entrée dans la station d’avant et se maintient tant bien que mal debout entre les sièges occupés. Je lui propose ma place. Elle est surprise…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

Des visages fermés, sans expression, le regard vide et vitreux, des écouteurs englobant l’ensemble des pavillons, interdisant au son d’atteindre les oreilles…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

Des circulations de trains stoppées suites à des avaries et des suicides, un réseau saturé…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

Des wagons bondés, surchauffés d’où s’échappe un magma de chaire humaine…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

Les gratuits de nouveau disponibles à l’entrée du métro…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

L’avalanche des factures divers et des impôts…
Il y a des signes qui ne trompent pas.

Des bouchons et des conducteurs, rageurs, klaxonnant et vociférant…
Il y a des signes qui ne trompent pas.


Oui, Je suis en Ile-de-France et les vacances sont finis !

vacance_fin..jpg

14:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, paris |  Facebook |  Imprimer | | |

16/05/2012

Pierrot rentre dans la Dance

Mercredi 16 mai
bar,paris,le marais,tropic caféTropic café, mes doigts suivent la musique d'ambiance, entraînante, dynamique. Dynamique le jeune et fin serveur à la ceinture noire au logo de « Énergie » . Il saute la marche qui coupe en deux la salle, le mouvement laissant entrevoir parfois le rouge de son sous-vêtement. Les menus glissés dans sa poche- révolvaire suivent le mouvement, menaçant à chaque saut de glissé en dehors... Périlleux mode de rangement quand la personne qui porte ces longues fiches cartonnées, et assez rigides, a reçu de la nature un petit cul loin d'être plat ! … ce qui dans certaines circonstances peut aussi être périlleux quand il doit s’étirer alors qu'il porte un pantalon bas.

  

Dynamique...
Oui, c'est peut être une des raisons pour lesquelles je n'écrit plus trop en ce moment : chez moi, j'ai plutôt tendance à me mettre en mode « Stand by » avec de la musique classique... si loin de la « Dance ».

Ces deniers temps je ne suis pas tellement sorti:entre le bricolage chez moi, mes sorties du bureau à pas d'heures, une petite phase de rechute de santé et une mega-crampe qui m'a cloué...

Peut être profiter de ce moment pour écrire mes observations divers et variées et autres petites choses, quitte à les mettre en ligne plus tard...

19:03 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris, le marais, tropic café |  Facebook |  Imprimer | | |

09/04/2012

Une soirée Tapas

Un mercredi soir...
nous sommes invités à un anniversaire dans un restaurant argentin (le Progres). Rien d'étonnant puisque Jess est originaire de ce pays.
argentine-drap.gif
Je ne sais pourquoi, mais j'étais persuadé que la station Rome était sur la ligne 13.
Ainsi, alors que j'aurais eu la possibilité d'arriver trente minutes plus tôt, je me suis fait déposé à la chapelle, pris la ligne 4 puis la ligne 3 pour aller à Saint Lazare. Je me suis égaré dans les couloirs,  raté une station, repris la ligne deux pour revenir sur mes pas...
Bref, je ne suis pas arrivé en avance...
Mais ce n'est rien par rapport à Yannick qui était encore chez ses parents.
  Bar sympa où il est possible de manger et prendre des collations. Harris était là avec ses frères et quelques amis. J'avais sur moi une sommes limitée : j'avais fait opposition sur ma carte... donc chaque boisson comptait. Je ne puis plus boire de la bière, et pourtant quand on fait le rapport quantité sur prix, c'est ce qui est le moins cher... Je n'ai donc offert deux deux assiettes de tapas à la cantonade et  goûté avec parcimonie aux vins argentins. Pas mal ! 

Jess est arrivée un peu plus tard, avec des amis. Parmi eux, Silvio, un espagnole originaire de Madrid. Il est arrivé il y a six mois, fuyant, comme beaucoup de ses compatriotes, le marasme économique et la misère qui s'est abattue sur l'Espagne grâces à nos chers banquiers et traders, qui après nous avoir floués, et avoir été renfloués avec nos deniers, refont encore la loi, attaquant des pays, dépeçant, vivants, les moutons qu'ils ont tondu....

Bref, six mois à Paris, une élocution assez bonne pour quelqu'un qui ne pratiquait pas la langue, mais une grande difficulté à se lier avec des français... C'est assez courent à Paris : il faut tomber sur les bonnes personnes ouvertes et qui prennent leur temps...

Ambiance géniale, sans façon... les quelques tables réservées servant de console pour les assiettes de tapas, viandes grillées, tortillas et autre offerts par les un et les autres...

Petite rechute dans la journée, mais j'ai réussi à tenir jusqu'à la fin pour le gâteau...
Quelques jours plus tard, Jess est partie voir sa famille en Amérique du Sud.

Bon voyage Jess


Le Progrès
62 rue Legendre 75017 Paris

27/01/2012

Pina Colata

 

sly.jpgSly un vendredi soir
Je pensais voir Y sur son lieu de travail, mais la RATP en a décidé autrement.
J'aurais pu être de très mauvaise humeur. De fait je l'aurais été il y a huit mois. Cet été encore, en effet je ne pouvais me déplacer que sur de courtes distances de très courtes durées de temps et toujours à mes risques et périls.

Là je suis seulement remonté, pris un bus (bondé mais bien moins q'un RER ou un métro), laissé un message à Y et arrêté à Beaubourg.
Pourquoi là ?
Juste pou récupérer ma carte de sport qui est arrivée dans la journée.. Comme quoi, il y des choses qui se passent comme cela.
Le Sly comme je l'ai déjà dit, à des toilettes propres, une petite pièce avec lumière tamisée au fond. Une prise est à portée de main pour les portables et les chargeurs.
Me voilà donc sur une petite table ronde, musique techno entraînante et petit kir sur cette table ronde.
Au bar, les deux patrons discutent avec un couple. Le jeune homme porte un pull bleu très échancré. J'espère qu'il à un manteau ! Sa petite amie porte comme une paire de lunette en guise de serre-tête.
Un porteur de casquette sirote un morito. Il lit un magazine tranquillement accoudé au bar.
Un jeune homme seul tourne la tête souvent vers l'entrée. Jusqu'à ce quedeux charmantes demoiselles rentrent... les visages s’illuminent. Les rires fusent..un autre gaçon rejoint le groupe. Sont ils au complet ?
Évidement non !
Parce que c'est un des rares bar où malgré tout la musique permet encore de se parler. La population ici est comme les patrons : pas prise de tête.
Y a déjà rencontrer des personnes ici. Une bonne soirée avec des gens qui sont bien là pour profiter du moment et non pas pour ce montrer.
Coup de tel de Y. il sort du turbin...
Un Pina Colata ( sans alcool)  m'est servie. Étrange, en lieu et place d'un verre, c'est dans un petit carafon tout mimi.
J'attends Y alors que le bar se remplit
En terrasse, en salle sur des sièges tournant et haut perchés, les jeunes et les moins jeunes arrivent et remplissent l'endroit de leurs sourires et leur bon humeur.
Nous sommes un vendredi, à Paris
 et il n'est que 7h30
 


 

21:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, bar |  Facebook |  Imprimer | | |

13/01/2012

SLY

Oups ?
Non, c'est le nom du bar dans lequel j'écris.
C'est typiquement ce qu'on appelle un bar Lounge. Non pas long, même si ce bar est effectivement tout en longueur. Lounge, cela signifie moderne, aux formes épurées. Le SLY est géographiquement très proche de l’Imprévu (lire ma petite description)…
Pauvre petit bar, son nom est à chaque fois confonde avec un autre, celui dans lequel je suis allé avec ma revue de chti marin… 

Tout en longueur, à la lumière tamisée, le SLY a la particularité d'avoir sur son plafond noir, une longue bande de couleur rouge qui rejoint le sol au fond de la salle. Un long bar fait la moitié de la longueur du petit rad. La musique entraînante et électronique est loin de Bach. En fait, c'est le type de musique que j’écoute quand je réalise les travaux les plus rébarbatifs et répétitifs qui me sont donnés. 
Un tout petit espace est réservé aux platines. Comment le DJ peut il y accéder ? Soit en sautant au dessus du muret, soit en se mettant à quatre pattes pour se glisser sous la table.
Un peu plus tard, la tête d’une petite souris dépasse… Petite frimousse me confirme qu’il doit se faufiler par en dessous… a cet âge, il est de toute façon facile de se contorsionner. Ah, jeunesse…

A fond, les petits spots de couleur nimbent d'une lumière rouge-orangée les tables, chaises tabourets confortables et la large banquette rouge.
Un escalier en fer descend dans les profondeurs : une salle qui permet d'accueillir danseurs et fêtards.
Les toilettes ne sont accessibles que via un étroit couloir qui descend en escalier. Une pissotière en bas, mais pas de voyeurisme mesdames,  vu l'espace, il faudrait vraiment regarder par dessus l épaule de la gente masculine... qui de toute façon pour une partie d'entre elle aiment les femmes sans les désirer (tant mieux pour les autres, moins de concurrence !). Quand aux vespasiennes pour les affaires plus importantes, elles sont certes petites mais propres et – choses rares à Paris intra-muros- à mile lieux des « turcs ».


A cette heure, peu de monde.
Un couple de jeune est en terrasse, la cigarette au bec (en attendant mieux ? ). Une petite bande de touristes dans la cinquantaine sont là à se poser. Deux couples en goguette à Paris  bien beauf...  le visage bovin d'un probable supporteur de l'OM, ou autre  Vert de St Étienne est totalement en décalé de l'affiche au mur derrière lui, présentant un « bogoss » jeune et musclé et viril en T-Shirt  de sport.

Pas beaucoup de monde à cette heure... mais la population à un large panel d'âge : jeunots emmargeant probablement au mag, trentenaire, quadra voir plus... et oui, petites choses au lait qui sort du  nez, il existe une vie après 25 ans !
 
Coup de tel de Yann: il sort de la piscine à coté  (ce n'est pas pour rien que je suis ici !)
Je n'ai pas envie de faire la cuisine. Peut être mangera t on ici avant que je le laisse profiter de cette dernière soirée avant son anniversaire : le mois de janvier est riche en anniv !



13:45 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris |  Facebook |  Imprimer | | |

06/01/2012

Petit détour en Amérique latine.

Je suis à un jour de mon anniversaire. Yannick ne rentrera que fort tard.
Après être passé au Roy-Merlin, je décide de faire une pose.

Passant devant le restaurant chinois dans lequel j'ai mangé une fondue (à raconter), je remonte une petite ruelle et tombe sur un bar qui propose du vin chaud.
La musique est entraînante... Je ne sais pas... mi corason mi corason...

Mes doigts volent sur mon clavier en suivant la musique.

Le Snax KFE propose aujourd'hui  une soirée latino. La musique est bloquée sur radio latina. Peu de monde à cette heure. C'est probablement plus tard que cela viendra. Un latino présente à une jeune française  son travail sur un ordinateur portable. Les deux langues se mélangent... plus tard, cela ne sera pas au figuré.

A coté, quatre personnes discutent la plupart du temps en français. Deux jeunots et un couple d'une cinquantaine d'années. Quel plaisir de ne pas avoir ce sempiternel ostracisme de l'age.

Ce bar a du être un espace de vente. De cette surface initialement impersonnelle et ouverte tel un « bureau paysager » les gérants ont réussi à donner un certain cachet. Les fauteuils rouge-sombre forment des alcôves. Tables pour quatre ou tables plus intimes se répartissent sur les cotés de la salle, laissant un espace assez grand au milieu du bar... pour danser ?

À l'entrée, une impressionnante table carrée trône, encadrée sur trois cotés par des fauteuils, coin   idéal  pour réunir une bonne compagnie.  Juste derrière, un zinc et quelques tabourets hauts, pour ceux qui sont adeptes des blondes et autres brunes.
Des rideaux noirs en pointe vers le bas, rendent plus intime le bar.
La lumière est légèrement tamisée. Des petits spots éclairent les murs sur lesquels sont disposés comme à une exposition des tableaux et gravures. Manhattan, Christ et pain-de-sucre, Empire State Bulding...  alternent avec des décos plus exotiques (masque africain...)
 D’impressionnants chandeliers descendent du plafond . Sont ils en fer forgé ?

A l'entrée du bar, un panneau : « Polyglot Club ». Des  petites annonces sont épinglées...
Ouverture d'esprit et appel au voyage...
Ce soir, c'est en direction l'Amérique du Sud

15:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris |  Facebook |  Imprimer | | |

04/01/2012

Coktail auprès d'une porte

PO, Porte d'Orléans
Un bar cosy à l'angle des grands boulevards.
C'est une des raisons pour laquelle j'ai mis mes comptes dans le rouge : avoir un mini ultra portable pour pouvoir facilement poser et écrire.
Il y a comme une véritable frustration à ne pas pouvoir fixer ce qui m'est en tête.

Un couple de personnes quitte leur table, la femme d'un certain âge et élégante  m'a gentiment répondu que le serveur ne devrait pas tarder. Est-elle allé à Katmandou ? Elle récupère un chapeau en  en feutre fuchsia aux fleurs de tissus posées sur un ruban.
Au fonds, près de la vitre, une bande de jeune refait le monde. Si pres, du périphérique, une bonne bière posée sur la table.
L'un des jeunes, une baraque avec des cheveux coiffés en une épaisse houppette genre banane, s'étale sur deux sièges, tranquille et confort  au rire franc et gras. Sa petite amie passe  les mains dans ses cheveux pour les remettre en place. Quoi que très loin de la baleine, elle a du mal à fermer son blouson. Avoir des arguments contondants n'est pas toujours si facile à vivre.
Un autre jeune homme, cheveux bouclés. Cherche t il à compenser ses golfes largement dégarnis par sa moustache ? Je ne sais. Deux autres demoiselles sont attablées. L'une d'elle est venue avec un manteau à la couleur indéfinissable. Est il orange ou jaune... je ne sais. Sa voisine aborde un pull à rayures. Quoi que fine, ce n'est pas maya l'abeille : à la place du jaune, c'est une alternance de noir et d'orangé plus ou moins fluo.
Au bar, quelques personnes son répartis le long d'un comptoir aux formes sinusoïdales.
Au l'extrémité de celui-ci, un jardin sec : sur du sable, quelques coloquintes, petites pierres et plantules dans leur pot.
Les luminaires pendus au plafond sont étonnants : trois coupes de patte-de-verre s'égrènent le long d'un support central, trois tiges fixées en trépied consolident l'ensemble. En lieu et place d'une fontaine d'eau, c'est la lumière qui semble couler le long des vasques.

Une terrasse extérieur fermée, permet d'accueillir d'autres personnes au chaud. Une demoiselle me tourne le dos, ses longs cheveux blonds et gaufrés descendent jusqu'à la moitié de son dos. Deux tresses se rejoignent juste derrière le crane, véritable serre-tête vivant. Cette coiffure semble tout droit sortie des tableaux des peintres de la renaissance. Son amie en vis à vis laisse éclaté une véritable espièglerie dans ses yeux et son sourire. Sa tenue semi-gothique fait un contre-point étonnant avec la voisine .

A la table à coté de charmantes demoiselles,  deux personnes extravagantes. Peau d'ébène, boucles d'oreille. Une queue de cheval pour l'une, une casquette de femme pour l'autre... mais leur visage semble si peu correspondre à leur tenue. Soient ce sont des femmes qui ne me ferait en aucun cas rentré en pâmoison (bandaison?), soit se sont des mecs qui ne devaient surtout pas dépasser le périph' si ils veulent rester vivants.
Quelle différence avec mes voisins  de vrai rebeux parlant arabe et visiblement très religieux.

France d'en bas, prolo, jeunes provinciaux, quelques bobos, des musulmans... le Paris Orléans est un bar à la frontière de deux mondes : à quelques 50 mètres,  c'est la frontière des maréchaux, tel une ligne de fortification invisible... Au delà,  le périphérique, douve de béton, de ferraille et d'asphalte isolant Paris dans sa bulle.

21:30 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris |  Facebook |  Imprimer | | |