15.07.2009
Aupres de mon âne
14 juillet en Normandie
En famille...
Après avoir vu le défilé au matin sur la télévision, une petite collation avec les produits de la campagne. Le reste froid de la volaille de la veille. Cette simple pintade a un goût prononcé et la chair ferme. L’ossature solide prouve à qui en aurait douté que le volatile n’a pas été élevé en batterie. Pour accompagner le jeune volatil, une salade du jardin totalement exempte d’un quelconque produit phytosanitaire. La veille au soir, la pintade était accompagnée par des petites pommes de terre nouvelles du jardin à la chaire goûttue et à la texture introuvable sur les étales de nos grandes surfaces « leclerdisées »
Il reste quelques minutes avant l’arrivée d’un des frères de notre hôte. Nous revenons du village d’Ourville en Caux où a lieu la foire annuelle de l’âne. Les différentes races normandes sont présentées. Certains des participants à quatre pattes ayant gagnés quelques médailles. Anes, Anesses seules ou accompagnées de leur petit, font la joie des enfants et des plus grands. Une kermesse s’est installée autour de l’aire de présentation des équidés. On y vends ses fonds de greniers, ses œuvres d’art, les artisans certains de leur produits. Une composition florale dans un vase avec des billes de couleurs, des miniatures de chariots en bois, quelques produits locaux dont des confitures maison… Un stand vous propose de broder votre casquette selon votre demande. Sur une carriole, un four à pain en brique réfractaire a été installé. Le boulanger en sort des pains odorants et croustillants.
Il y a foule…
Les familles du coin sont reconnaissables au nombre de loupiots déjà massifs et à la chevelure si blonde qu’elle en paraît presque blanche. Avec l’âge, nos cheveux de descendants de vikings s’assombrissent pour parfois virer au châtain…
Même légèrement bobotéisé ou métrosexualisés à cause de la télévision, les petits gars du coin gardent un certain coté pieds ancrés dans la glaise, une forme de responsabilité terrienne et un zeste de réserve toute cauchoise, comme ce « Maxxie » des campagnes qui marche devant moi…
13:22 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.08.2008
Petite virée dans le pays du Père Alexandre
Eté 2008 Pays de Caux
Sous l’impulsion de Stabat Mater, nous partons en virée au lac de Caniel et devons passer en plein Pays de Caux dans le village de O.
Il y a la fête au village, c’est à dire beaucoup de bruits pour rien, les autochtones, étant plutôt du genre atone et brut de décoffrage…
Devant l’entrée du jardin, aménagé comme une fortification végétale cachant la masure, la famille en rang d’oignon regarde passer la procession…
Avec le minimum de coté rebelle propre à la fin de l’adolescence, le fils ainé est le plus près de la route, le chef de famille juste en retrait… Les plus jeunes bézots à tête blonde se serrent contre « la mé » comme des poussins sous les ailes d’une mère poule…
Les fils sont aussi vieux que le père. Le père est aussi vieux que les fils. Et tous à structure basse et mastoc fessant passer un percheron pour un pur sang arabe…
L’expression d’ouverture et de finesse dégagée par les mâles de la famille assimilerait un gorille à un dandy parisien du temps d’Oscar Wild…
Probablement dus à une adaptation à la lourde terre argileuse du pays, les génitrices- présente et à venir- ont de lourds membres inférieurs propres à se mouvoir posément dans la glaise.
Les jeunes génisses en ce pays de crème et de beurre deviendront certainement, elle aussi, dignes des laitières du champ d’à coté – tout comme maman…
Tout ce petit monde a les traits du visage comme esquissés à coups de hache par un facétieux bucheron je-m-en-foutiste…
Les bras croisés, qui sur des torses de faucheurs de foins, qui sous des mamelles normandes, tous ont une expression si avenante et ouverte qu’en comparaison, les Beaumettes sont fermées par de légers rideaux…
Vous êtes en Pays de Caux…
Père ALEXANDRE 
Le Horsain : Vivre et survivre en Pays de Caux
Il y a des villages où rien ne change...
Heureusement que ce n'est pas comme cela dans tout le Pays de Caux !
13:07 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30.07.2008
Le long d'un petit fleuve tranquille
A la relecture des billets posés en juillet, je me rends compte qu’il y a un grand trou en plein milieu de mois et notamment autour du 14 juillet…
Ce n’est pas qu’il ne se soit rien passé…d’autant plus que à l’époque ayant encore des RTT ce qui m’a permit de prendre mon mardi 15 juillet…(voir « Petit fruit défendu si prêt du soleil » posté le
Hors donc, ce long Week-End du 14 juillet jour de la fête nationale française, je suis parti en Normandie dans la région d’Yvetot où j’ai retrouvé ma Stabat Dolorosa qui avait quelque jours plus tôt prit une dizaine de plus…
Le Paris St Lazare – Le Havre de ce samedi matin était bondé… Réveillé de bonne heure, j’ai pu me glisser dans une place assise, véritable privilège…
C’est que le fait d’avoir un billet de train - même obtenu de haute lutte la veille après trois quart d’heure d’attente grâce à mes cheques vacances – ne garantit plus depuis la flambé du mètre carré et du pétrole d’avoir un siège…
Là les voiliers et bateaux de guerre à quai à Rouen attirèrent nombre de personnes : on se serait cru dans un RER un mardi en fin de journée…
Nous étions pour quelque jour chez Monsieur JM Chêne(1) l‘ami de ma Stabat dans une « bicoque » sans prétention datant de Henri IV (poutres d’époque comme en atteste la bosse que je me suis faite…)
Le dimanche, nous sommes allez en bord de mer mangé dans un restaurant à Fécamp pour fêter un peu tout de même l’anniversaire de ma mater…
Le Pays de Caux à cette particularité qu’il est traversé dans cette zone par de nombreux petits courts d’eau. La voiture chemine sur le plateau entre champs de Colza, de lin et de céréales, avant de rencontrer ces ruisselets…
Longeons le cours d’eau…
Il serpente entre petits champs, dans des vallées encaissées. Sur les coteaux, le moutonnement vert sombre de la forêt répond au vert tendre des prairies. Quelques cressonnières transforment le ruisseau en autant de mares alternant avec des jardinets maraîchers et des petits prés… Un ou deux moulins en pierre ou à colombage interrompent la course sinusoïdal du petit fleuve qui d’un seul coup arrive à la mer… certains débouchent comme à Fécamp dans un large demi-cirque, d’autres dans un petits estuaires encaissés… quelques rares fleuves côtiers font le grand saut avant de finir noyés dans les plages de galets...
22:02 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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