27.10.2008

Le beau bleu me fait mariner

 Quelle drache !

 J'ai pris avec moi mon ciré jaune mais, j'ai laissé mes bottes en Normandie...

Dommage...

Avec une telle tenue, j'aurais pu passer pour un marin pêcheur échoué en plein Paris...

Loin...si loin de la mer....

 En cette saison des tempêtes d'équinoxes, il y a bien une chose qui me manque de ma Normandie natale : le hareng et le maquereau marinés !

Impossible de les trouver facilement en île de France !

Dommâhâge comme je l'entendais dire dans mes souvenirs de petit poulbot par  un vague cousin par alliance (à moins que les liens « familiaux »soient encore plus enfouis et inextricables dans les méandres des relations claniques...)

 En cette saison, ces poisson aux reflets argentés ou bleutés et à la chaire goûtue remontent la Manche, passent devant les côtes d'où s'élancèrent les hommes de Guillaume le Conquérant (Bataille d'Hastings : 14 octobre 1066) puis ayant franchi le cap « Griz Nez »,  filent en Mer du Nord, longeant les côtes Belges...

Quel délice que ces poisons simplement marinés et vendus comme cela à l'étalage de la poissonnerie du coin...

 En cette saison proche du fraye, les poissons ont les gonades bien développées...

Ah, le plaisir de rentrer chez soi une ou deux femelles sous les bras... leurs œufs pris au couteau sont savoureux sur un pain de campagne grillé et doré d'une petite couche de beurre demi-sel...

Petit caviar du littoral...

Pour les mâle, les gonades (désolé les mecs, ce terme anatomique est capricieusement féminin) juste à peine sautées dans une poêle salées et poivrées en guise de foie gras des mers...

 

Aaaargh !

Je salive rien qu'en écrivant ses lignes...

Presque envie de sauter dans le premier train pour Dieppe ou alors Bruxelles, rien que pour le plaisir de la chaire de ces savoureux poissons à la peau bleutée...