28.02.2011
Petit port, petit ermitage, c'est le temps des escales
Y sur un de ses posts: « J'ai envie de me poser un temps, avoir un bébé et changer de carrière ainsi que retrouver ma famille et mes amis. (sans doute l'âge ?) »
Ce n'est pas seulement une question d'âge.
La plupart d'entre-nous avons une vie avec un cap bien défini. Certes, il y a des remouds, des vents contraires, quelques vagues plus ou moins grosses, mais finalement, nous passons pour la plupart d'entre-nous part les mêmes étapes. Une vie finalement bien remplie, mais bornée et donc quelque-part rassurante.
Un des schéma assez classique ?
Les premiers émois de adolescences, les premières conneries aussi,...
De 18 ans à 23-25 ans, c'est « les années folies » : conquêtes, fêtes diverses et variées, exubérances parfois.
A 23-25 ans c'est la fin des études universitaires pour la plupart d'entre nous, et le premier travail, les premières responsabilités, le début de la montée dans les échelons... certains poussent encore leurs études vers la trentaine, mais déjà il y a moins de folie : on n'enchaine plus soirée sur soirées, conquêtes acrobatiques sur conquête acrobatiques... pour finalement n'avoir plus qu'une personne avec soi à la fois... voir définitivement qu'une personne... et alors que la trentaine arrive, nous ne sommes plus que deux... puis trois.
Cela, c'est le schéma classique. Pour certains c'est décalé plus tôt au niveau folie, au niveau boulo... Certaines étapes sont plus courtes... Pour d'autres c'est différent car ils sont en dehors de ce schéma... : par choix, ce qui est encore le mieux, ou par non choix... (les « facéties » de l'existence, de la Providence … enfin bref faut faire avec...)
Mais il arrive de toute façon un moment où nous avons besoin de retrouver des marques stables, un havre de paix, un cocon, un petit port où se poser d'une existence ballottée. Ce sentiment est d'autant plus grand que l'existence à été tumultueuse. C'est vers la trentaines que ce besoin se fait souvent sentir, quand les amis sont eux même installés... Parfois chez certains c'est plus tôt, d'autres plus tard.
A quoi ressemble ce petit port où on dépose ses bagages à terre ? Assez souvent on aspire à la même chose que tous le monde, même si quelque rares personnes ont une idée un peu plus marginale de leur havre de paix et aspirent plus à une sorte d'ermitage...
Après plus de 10ans d'une existence si agitée, ce n'est pas anormal de vouloir poser ces bagages.
Et moi ? Je construis lentement ce cocon. Je me rends compte qu'avec l'âge, et la fatigue aidant, j'ai de plus en plus besoin de mon petit coin de quiétude. Cela ne veut pas dire me couper du monde et de mes amis : ma porte est ouverte et je prends assez souvent mon bâton de pèlerin, les yeux ouverts sur les petites choses du dehors .
11:31 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : tranche de vie, temps, port, quietude |
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