14.09.2009

Vive la retraite !

Lundi matin, 8h00

Je suis parti tôt de Rouen ce matin. Si tôt que j’ai du m’arrêté prendre deux cafés sur une petite place rue de l’Evangile puisque l’accès aux bureaux n’est possible avant 8h00  que sur autorisation.

 

Je suis arrivé à la ville aux cents clochers vendredi soir.

La mater était pendant une bonne partie de la semaine à la campagne. Où elle s’est ressourcée après le pot de départ et ses derniers cartons.

Cela fait donc quatre jours qu’elle est à la retraite et elle est comme transfigurée !

Je me rappelle comment elle était le vendredi soir : fatiguée, les traits tirés, une sorte d’aurra grisâtre autour d’elle. N’étant généralement pas non plus de toute première fraicheur le vendredi soir, j’avais plutôt tendance à arriver à Rouen le samedi matin afin que tout deux, puissions recharger les batteries le vendredi soir après nous être écroulés dans nos lits respectifs…

 

Ce soir là, c’était bien le premier vendredi depuis longtemps que je lui avais vu une mine si pimpante !

Un rayonnement intérieur dépassant largement la surface, le visage rajeuni par l’absence de souci, les yeux pétillants et alertes ! Et très décidée à entreprendre bien des choses laissées de cotés parce que son temps et son esprit étaient accaparés.

Conférences sur l’Art, la philosophie, la peinture, et la culture en générale. Remise à niveau de son anglais plus part pragmatisme que par amour de la langue. Apprentissage de l’Allemand, langue « qui parle » évidemment à une personne versée dans le latin et le grec ancien. Visite des musées. Et un petit parcourt des différentes cathédrales de France et d’Europe…

 Cette soiffe quasi héréditaire de la culture, de la connaissance, qu’elle difficulté pour l’assouvir quand l’esprit est accaparé par les soucis et le management…

Mais que ces choses si elles ne sont partagées. Et c’est bien là une des autres facettes de ma Stabat : son engagement social et humanitaire…

 

En cette soirée de fin de semaine, j’avais donc en face de moi une femme rajeunie et vive.

Quelle différence avec moi qui suis resté dans une espèce de marasme et de corps, de coeur et d’esprit.

Vivement la retraite, tien !

08:48 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, rouen |  Facebook |