13.11.2009

Berlin printemps 1990 : Balade d’un petit Diable dans un S-Bahn

Pour ceux qui ne sont jamais allez à Berlin, la ville est immense puisqu‘elle fait au moins la superficie de Paris et la petite couronne.

La capitale Allemande est parsemée de grandes zones vertes et de lac.

A l’époque,

Berlin Ouest était relié au reste de la RFA par un couloir aérien et un corridor spécial.

Bien que sous perfusion, la ville « libre » -c’est à dire paradoxalement celle qui avait été emmurée par les communistes- était parcourue par un réseau dense de voies de chemin de fer : soit en souterrain (U-Bahn), soit à l’extérieur, l’équivalant d’un RER (S-Bahn). Ce réseau datant en parti d’avant l’occupation soviétique n’était pas sans avoir quelques nœuds ferroviaires paradoxaux.

 

Logés dans la partie la plus à L’ouest de l’ex-Berlin Ouest, le S-Bahn était bien commode pour aller dans le centre ville (Vers la porte de Brandebourg).

Le S-Bahn fonctionnait aussi dans la zone Est.

C’est un transport en commun bien pratique pour revenir avec ses emplettes…

Sauf que de ce temps où l’Est des restrictions et des boutiques aux étalages vides avait enfin accès à l’opulence du monde libérale (pour peu qu’on y mettait le prix) ce n’était pas des poireaux et des carottes qu’on mettait dans son cabas !

 

Ainsi dans le S-Bahn j’ai croisé un jeune homme qui revenait de la partie Ouest en tirant un diable. Et franchement à moins d’être hyper cinéphile, je ne pense pas que le monticule de magnétoscope qu’il trimbalait était pour sa consommation personnelle. Cette époque de transissions était propice aux gens entreprenant et ayant un minimum d’apport. La fenêtre de tire était très étroite : De novembre 1989 à fin septembre 1990. Mais en quelques mois, certains ont pu lancer des affaires et se faire des P*. de C*. en or…