10.12.2011

Chaude petite cannelle

Je suis à Rouen en terrsasse. Après une petite pluie, le temps est de nouveau clément. Le vin chaud va bientôt venir...   Un rouennais la quarantaine est à coté de moi, il lit un roman étranger. Plus loin, un jeunot est aussi en terrasse, la bière devant lui, les cheveux en pétard.. attend-t- il quelqu'un.. je ne sais. Simplement, il fait beau et le rouennais met son nez dehors , prend du bon temps en terrasse dès qu'il ya un rayon de soleil.


Matinée à la fois chargée et cool : je me suis réveille plus tôt que certains pourraient penser. Le houx que j'ai transporté permettra – une fois vendu – d'alimenter le budget social des Kws : les enfants pour lesquels sont récoltés les fonds seront bien contents !


Passage dans un magasin pour m'acheter quelques fringues en urgence. Tien,  je ne connaissais pas cette marque de sous-vêtement. Cela change. Même si  je serai le seul à savoir que mes formes auront un écrin pour une fois pimpant. C'est psychologique, mais cela fait du bien de penser un peu à soi...


 En prévision de Berlin, un petit quelque chose pour mettre sur la tête et les oreilles...


Une fois le nécessaire fait, passons au superflu : livres et cadeaux s'entassent dans mon sac qui se remplit à la même vitesse que mon compte bancaire se vide...
Je préfère faire cela maintenant, quand il n'y a pas trop de monde et avant que je puisse consacrer le maximum d'heures de ce we pour famille et amis.

18:29 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen |  Facebook |

14.11.2011

Retour à la "civilisation"

 

7h39, je suis sur zone (le travail m'attend) et  descends du bus, laissant un petit parisien, dormir.

 

Un petit bout de chou était là, sa frimousse tournée vers la vitre remue parfois. Les yeux sont clos, le visage détendu, il est retourné au pays des rêves. Ses protège-oreilles lui couvrant sa petite tête, peut-il seulement entendre distinctement les arrêts ?

 

Je ne sais…

 

Moi aussi, j’ai dormi dans le train ce matin, du moins, n’avais-je aucun risque de rater le terminus.

 

Réveillé un peu avant 4h00, je pensais mettre plus de temps pour choper mon billet ce matin… J’ai finalement eu le train partant de Rouen à 5h20.

 

Ce WE a été une petite cure de verdure, d’air pur du plateau, de temps passé sur le marché, et de détente.

 

Cela me fait du bien !

 

Petite cure de poisson aussi… C’est étonnant de voir à quel point, une chose aussi simple que du hareng mariné soit introuvable en Ile-de-France. Sans compter que la gueule des poissons franciliens  ne m’inspire  pas confiance…. Ceux-là,  cela fait longtemps qu’ils ont passé l’arme à gauche !

 

08:30 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen, normandie, paris |  Facebook |

25.10.2011

Le pierrot tire le Diable par

 

Je suis courbaturé.

 

Etrangement, le fait d’avoir dormi dans mon lit en lieu et place de ce matelas à même le sol, n’a pas été réparateur : je me suis réveillé à 2h00 ce matin, le dos un peu en compote.

 

Vendredi, j’avais pris ma demi-journée. Départ pour Rouen avec un gros sac à dos à moitié vide.

 

Arrivé à Rouen, retrouvé ma mater, à la gare.

 

J’ai déjeuné d’un « croque », le genre de chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

 

 

 

Hop, direction la place du vieux marché pour déposer mes affaires chez H. une amie de Mater, qui l’héberge.

 

La vivante espagnole est encore là. Je lui porte ses bagages sur quelques mètres, avant de monter (au dernier étage) avec mon barda.

 

Retour Mum et moi vers St Ouen, où je découvre l’appartement sans les meubles. Il y a encore une foule de choses à trimbaler avant de libérer les apparts.

 

A la mairie, je prends le bus pour le sud de l’agglo : j’ai juste le temps pour arriver à l’heure chez le médecin.

 

Renouvèlement de certains médocs, prise d’autres  génériques, réajustement de certaines posologies et d’autres petites choses…  il ya des fois où je me demande si je ne mange pas plus de médoc au petit déj que d’autres choses…

 

Passage à la pharmacie d’à coté. Bus…

 

Le ticket bouchonné dans ma poche passe mal une première fois… la troisième tentative est la bonne. Par contre, dans le « TEOR », là, c’était le passage de trop… bien trop heureux de ne pas avoir finalement bloqué la machine… Je loupe l’arrêt… Pas grave, ce soir, c’est repos, car dès le samedi, les choses sérieuses commencent…

 

Le samedi, bricolage : il faut remettre en sécurité certaines prises électriques. J’ai même installé une prise qui n’avait jamais été finalisée depuis deux propriétaires !

 

Ma mater a récupéré un petit diable. Avec mon sac à dos que j’ai amené vide à cet effet, on bourre de toutes les choses « transportables » le petit truc sur roues et le bipède de pierrot.

 

Ma mater trottinant  derrière avec un sac dans chaque main, et moi sac à dos prêt à craqué et tirant le diable… par un manche…Deux étages sans ascenseur plus bas, une porte passée en soulevant le diable et un certain nombre de trottoirs plus loin – les roues partant en vrille à chaque passage piéton.

 

Et se trouve chez H. il faut alors monter un escalier en colimaçons… son appart est sous les toits…

 

Apres un certains nombre d’allé retour, j’ai préféré remonter quasiment tout seul tout le barda : ma pauvre petite Mater a un petit moulin.

 

Dimanche matin, je passe au marché, récupère un billet pour le train et alors que le match France Nouvelle-Zélande accapare les foules devant les bistrots, je  démonte des tringles et recharge mon sac…

 

Finalement je ne suis rentré à Paris que le lundi dans la matinée

 

Ouf !

 

 

 

14:27 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : demenagement, rouen |  Facebook |

02.10.2011

Vide grenier

 

Dimanche 2 octobre

Le réveil sonne à 6h30. Pas totalement remis… je lis deux-trois courriels du bouquin inspiré des liaisons dangereuses, pour me réveiller le cerveau. Direction la cuisine. Le café est trop chaud… je le prendrai après la douche.

Ce soir, mon frère dormira ici avec Mathilde. Je refais le lit range mes affaires dans un sac et… suis à la recherche d’un tournevis cruciforme.

Il y a une foire à tout ce matin, et cette table en bois doit être démontée. La veille au soir, nous avions descendus dans un local technique six cartons de livres et magasines.

Le temps que je démonte la lourde table pour la rendre transportable, Dolorosa avait embarqué grâce au diable les cartons pour la place de la Rougemarre.

Je la retrouve là bas emportant  table et chaises.

La place a des arbres immenses qui apportent de l’ombre. Il fera chaud à Rouen aujourd’hui ; leur présence ne sera pas superflue.

rouen,rougemareLes foire-à-tout et vides-greniers sont des endroits passionnants. Vêtements, livres, revues meubles, bibelots, vaisselles sont laissés là à disposition. Les vieux appareils valent parfois de l’or : comment écouter ses vieux vinyles sans un tourne-disque ?  Tableau du papé, service à thé de la grand-tante, trouverons bien preneurs ?

Les vêtements sont pris sur les tables dépliés pour voir la taille… certains sont sur des cintres. Beaucoup de vêtement d’enfants : cela grandit si vite à cet âge. L’avantage c‘est qu’a cet âge aussi, ils sont moins exigeants on trouvera ici de quoi habiller à moindre frais. Par les temps qui courent, c’est loin d’être du superflu…

 

Ma mère déménage. Mais la maison de ses rêves n’est pas encore sortie de terre. Le garde-meuble ne pourra accueillir tous ce qui c’est accumulé. Et chez nous ce qui s’accumule, c’est les bouquins et les revues... et les BD.

J’avais déjà fait un tri dans les livres. Pour ce qui est des magazines : il n’y a pas cette considération…

Toutes ces revues de sciences, d’archéologie, d’architecture représentent un Pierrot révolu… C’était mon adolescence, ils ne sont plus que souvenirs inutiles.

A quoi bon toutes cette culture si je ne l’entretien pas et surtout si je ne la transmets pas !

Toute mon enfance, toute mon adolescence est là, dans ces cartons… Existence  stérile qui, pendant longtemps, n’a servi à rien…

Ce n’est pas pour rien que j’ai tout donné aux Kiwanis :  la collecte de fond de ce dimanche va financer des actions sociales pour les enfants… Juste retour des choses : le passé de cet « enfant fantôme », de cet « adolescent gueuse-de-fonte », mon passé, aura au moins servi à apporter du bonheur et de la joie à quelqu’un !

 

Les vides greniers, sont  une sorte de sas qui permets aux objets d’acquérir une autre vie, en abandonnant les bons et les mauvais souvenirs ; de ce débarrasser des petites malédictions,  pour repartir de l’avant.

10:43 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen, rougemare |  Facebook |

17.06.2011

Coin lecture au fond du jardin

 

Au détour de mes pérégrinations sur les blogs, j’ai repéré cette petite phrase :

« Qui n’a jamais rêvé de jouir d’un petit coin bien à soi pour lire ou se détendre et en faire profiter les amis de passage ? »

Un petit coin pour lire, cela m’a fait tilt !

Je suis originaire de Normandie, et plus particulièrement de Rouen, en Seine Maritime.

Or, si il y a bien une petite curiosité, typique, que le flâneur peut voir : c’est un sorte de petite tour, de petite pièce isolée, adossée au mur d’enceinte du jardinet. C’est classique en Pays de Caux. Mais on trouve aussi à Rouen ce genre chose vers les rampes comme la rampe Bouvreuil ou de l’autre coté des boulevards, au niveau des ruelles qui montent le longs des collines qui enchâssent la vieille ville.

Typiquement, la maison principale, installée au fond du jardin en pente, est plus haute que la rue. Le mur coté rue est en brique et est troué par une petite grille et à un angle par le garage qui fait « troglodyte » Et bien il y a souvent au dessus de ce garage une sorte de cabane de briques. Parfois cette mini habitation se trouve sur l’angle du muret d’enceinte.

Pourquoi cette petite pièce ? Est-ce pour ranger ses outils ?

Que nenni.

Cette coutume date du XIXème siècle, à une époque où la petite bourgeoisie de Rouen et la bourgeoisie campagnarde Normande lisaient beaucoup… Flaubert est Normand et ce n’est pas pour rien ! De nombreux artistes du XIXeme siècle (peintres, musiciens, écrivains) et scientifiques ont vécus leur enfance dans cette région… Une région où le soleil est rare, mais où on apprécie de pourvoir lire, écouter de la musique, s’instruire tranquille, à l’abri des regards indiscrets et de l’agitation de la maison mais toute de même dans une pièce suffisamment éclairée. Cette petite cabane en dur, détachée du reste de la maison, aux fenêtres larges, disposée de tel sorte à avoir le moins possible de bâtiments ou d’arbres directement en face (d’où la position sur le muret d’enceinte) était idéale pour créer son petit coin de lecture.

Rouen, Normandie, jardin, litterature

 

La recherche d’un refuge à la fois bien éclairé et tranquille a poussé les rouennais à une autre petite bizarrerie : une petite pièce, un réduit, aménagé dans les combles quand il n’est pas directement juché sur le toit des maisons. Là on se trouve au dessus de la pollution stagnant dans les petites ruelles, à la lumière, en contacte de l’air frais…

Ces « cabanes suspendues » sont visible plutôt du coté du quartier Saint Ouen.

 

 

Quand on n’a pas un jardin suffisamment grand, il faut bien faire avec… Mais rien ne vous empêche de faire vous même un petit coin lecture, détaché comme cela de la maison, avec vue sur le jardin !

Cabane de jardin, ou même roulotte, aménagée juste pour ces petits instants…

C’est facile à faire ? Il ya des démarches administratives ? Où c’est y que je pouvions m’adresser crénondvindiou  ?

Oulala… cela me demanderait un autre billet pour vous répondre !

Il ne me reste plus que quelques minutes de pose et je n’ai vraiment pas le temps…

Alors suivez ce lien : Une cabane de jardin. Vous y trouverez infos pratiques, juridiques et liens vers des adresses.

 

 

http://www.vmvj.fr/une-cabane-de-jardin/

03.06.2011

Nouvelle page

Et voilà, une nouvelle page se tourne.

Les deux apparts sont vendus ou quasiment vendus

Pour le petit, le nouvel acquéreur ne se doute pas de tous les travaux réalisés : nouvelle cloison, inversement de porte, peinture et surtout la cuisine totalement refaitej’ai sué au sens littéral du terme… 

 

dyn003_original_500_375_jpeg_2640666_ea2eb3f7a5f13e44dc1ef9ae029aab5b.jpg

dyn003_original_500_438_jpeg_2640666_646e4160b016ce51c632248f560833d5.jpg

Pour le grand, il n’y a pas eu vraiment de travaux, mais, tout de même…

6-rue-Seille-Rouen-P1000022.JPG6-rue-Seille-Rouen-P1000024.JPG6-rue-Seille-Rouen-P1000023.JPG

Prochaine étape : Yvetot, avec une maison construite de zéro…

Il va y voir des Vas-et-viens Paris-Rouen pour les cartons tout l'été... en plus de mes exam médicaux comme ceux du 8 aout à 10h00

 

 

25.10.2010

Rencontres par temps de galère

Lundi matin, mon portable sonne. Il n’est pas encore 4h00 que je suis déjà à sauter sous la douche.

La nuit a été courte. Les marmots des voisins de ma Dolorosa ayant « légèrement »  fait du bruit la veille. J’ai passé le WE à Rouen. Ces quelques jours il avait le rendez- vous annuel de la fête du ventre -J’y étais déjà allé l’année dernière ( Le ventre de Rouen : les produits du terroir Normand s’invitent en ville ).

Les grèves à n’en plus finir lassent et rendent difficiles les déplacements des couillons (c’est à dire tout le monde : la France d’en bas celle qui n’a pas les moyen de débloquer pour quelque  nantis les pompes gouvernementales ou de se déplacer en hélico…)

Samedi matin, déjà, j’avais du me réveillé très tôt. C’est qu’autant de suis à ST Lazard en ¾ heures quand le RER fonctionne, autant avec les itinéraires alternatifs (bus, métro, « pedibus ») je suis incapable de savoir combien de temps cela prendrait. Un certains nombre de « Paris –Rouen » ont été annulés. Il ne faut donc absolument pas louper LE train qui me conduirait au Pays…
Dans le Bus allant à la porte d’Orléans, je tombe sur un Marocain d’un certain âge… Ont parle de religion et de philosophie… Et notamment de Spinoza… On n’était pas sensé se retrouver pas la suite, mais par le seul fait du hasard nous nous sommes retrouvé dans le même Wagon de métro… Nous avons continué sur notre lancée et sur nos allumés respectifs (du goupillon et du petit livre vert)… jusqu’à Montparnasse

A Saint Lazard, le temps d’attente à été de plus d’une heure… je me suis éclipsé une petit quart d’heure pour prendre un petit déjeuné sur le pouce… C’est plutôt rare pour moi de déjeuner à l’extérieur. Alors un petit dej !
Comme habitude, le train est arrivé à quai fort tardivement. Ruade et bousculade pour espérer avoir une place assise. La SNCF avait dégoté un train de banlieue à deux étages, tout mité et sans toilette. La cloison éventrée à coté de moi laissait voir impudiquement le peu d’ouate d’isolant dégelasse qui nous protégeait de la froidure. En face de moi, un jeune d’une vingtaine d’année. Ironie de l’histoire, il travaille à la SNCF jusqu’à 6h du mat’ et a du attendre ce train car le sien avait été annulé.

Lundi matin donc, j’entre dans la gare de Rouen bien avant 5h00.
Là deux ados son assis à coté de moi. « Vous n’avez pas un Sch Gum, Monsieur ? »…
Ben non. Et le distributeur à coté doit être détraqué parce que je récupère pour le leur offrir ce n’est pas la patte de Bbgum mais des gâteaux. Je les leur donne. Je ne suis pas riche mais, tout de même, entre galérien et victimes de SUD-RAIL, il y a de la solidarité  !
Victimes ?
C’est vrai qu’ils forment un couple improbable. La demoiselle est une gothique. Ses bottes hautes ont des semelles compensées. Sa lèvre inférieure passée au stick à lèvre noir est barrée par un petit anneau. Par contre les clous de son collier de cuir sont plus discrets. Ses cannes ne sont couvertes que par une sorte de toile d’araignées trouée et noire. Le gamin à coté ne porte pas de trucs de marque. Ses basquets ne sont pas en mauvais était par effet de mode. Par contre, il a du voir trop de manga : ses cheveux blonds et filasses ont été coupés pour former un triangle qui lui cache l’œil gauche.
Gotik girl et manga boy sont là depuis l’ouverture de la gare. Bloqués à Rouen la veille grâce à SUD, les poches vides, ils ont errés  dans la ville toute la nuit. Pas les moyens pour rentrer dans un bar et prendre quelque chose de chaud. Ce leur fut une joie que de voir les portes de la gare s’ouvrir : entre l’immense salle des pas perdus et la verrière, la petite zone au plafond bas apporte sièges et surtout protection contre le vent…  Avec ses bas minimalistes et troués la gamine à du morfler du froid. Une P* envie de pisser aussi mais à 5h00 tout est fermé et même si le bar du Halle avait enfin ouvert ses portes, le café est devenu inabordable depuis le passage à l’Euro. Obligée d’attendre que vers les 5h30, les toilettes publiques s’ouvrent !
Manga boy parlait pour deux, sa compagne frigorifiée était –on s’en doute – « légèrement » tendue…
Encore collégien mais déjà à penser boulot. Oh, pas quelque chose d’extraordinaire. Quelque chose qui lui permette d’apporter rapidement l’argent au foyer… Ses rêves ? Quels rêves ? Sa famille n’a pas d’argent pour cela, et lui non plus…
Ce n’est pas à son absence de retraite qu’il pense, c’est simplement au fait qu’il lui faut trouver un boulot maintenant : plombier, ou alors dans l’hôtellerie restauration… Qu’importe si ce dernier secteur est connu pour être un Paradis à la Parisotte : exploitation record des petites mains…
Il faut bouffer !
Mon train est arrivé à quai avant le leur. Arrivé à quai avant même que le bar ouvre. A 5h30, j’étais déjà filant vers Paris. Dommage, j’aurais voulu au moins leur offrir un café chaud…

J’ai du laissé ces ados paumés dans un monde qui s’est  fait sans eux…

Parfois, je me demande si les Syndicats font le bon combat…

Rencontres par temps de galère

Lundi matin, mon portable sonne. Il n’est pas encore 4h00 que je suis déjà à sauter sous la douche.

La nuit a été courte. Les marmots des voisins de ma Dolorosa ayant « légèrement »  fait du bruit la veille. J’ai passé le WE à Rouen. Ces quelques jours il avait le rendez- vous annuel de la fête du ventre -J’y étais déjà allé l’année dernière ( Le ventre de Rouen : les produits du terroir Normand s’invitent en ville ).

Les grèves à n’en plus finir lassent et rendent difficiles les déplacements des couillons (c’est à dire tout le monde : la France d’en bas celle qui n’a pas les moyen de débloquer pour quelque  nantis les pompes gouvernementales ou de se déplacer en hélico…)

Samedi matin, déjà, j’avais du me réveillé très tôt. C’est qu’autant de suis à ST Lazard en ¾ heures quand le RER fonctionne, autant avec les itinéraires alternatifs (bus, métro, « pedibus ») je suis incapable de savoir combien de temps cela prendrait. Un certains nombre de « Paris –Rouen » ont été annulés. Il ne faut donc absolument pas louper LE train qui me conduirait au Pays…
Dans le Bus allant à la porte d’Orléans, je tombe sur un Marocain d’un certain âge… Ont parle de religion et de philosophie… Et notamment de Spinoza… On n’était pas sensé se retrouver pas la suite, mais par le seul fait du hasard nous nous sommes retrouvé dans le même Wagon de métro… Nous avons continué sur notre lancée et sur nos allumés respectifs (du goupillon et du petit livre vert)… jusqu’à Montparnasse

A Saint Lazard, le temps d’attente à été de plus d’une heure… je me suis éclipsé une petit quart d’heure pour prendre un petit déjeuné sur le pouce… C’est plutôt rare pour moi de déjeuner à l’extérieur. Alors un petit dej !
Comme habitude, le train est arrivé à quai fort tardivement. Ruade et bousculade pour espérer avoir une place assise. La SNCF avait dégoté un train de banlieue à deux étages, tout mité et sans toilette. La cloison éventrée à coté de moi laissait voir impudiquement le peu d’ouate d’isolant dégelasse qui nous protégeait de la froidure. En face de moi, un jeune d’une vingtaine d’année. Ironie de l’histoire, il travaille à la SNCF jusqu’à 6h du mat’ et a du attendre ce train car le sien avait été annulé.

Lundi matin donc, j’entre dans la gare de Rouen bien avant 5h00.
Là deux ados son assis à coté de moi. « Vous n’avez pas un Sch Gum, Monsieur ? »…
Ben non. Et le distributeur à coté doit être détraqué parce que je récupère pour le leur offrir ce n’est pas la patte de Bbgum mais des gâteaux. Je les leur donne. Je ne suis pas riche mais, tout de même, entre galérien et victimes de SUD-RAIL, il y a de la solidarité  !
Victimes ?
C’est vrai qu’ils forment un couple improbable. La demoiselle est une gothique. Ses bottes hautes ont des semelles compensées. Sa lèvre inférieure passée au stick à lèvre noir est barrée par un petit anneau. Par contre les clous de son collier de cuir sont plus discrets. Ses cannes ne sont couvertes que par une sorte de toile d’araignées trouée et noire. Le gamin à coté ne porte pas de trucs de marque. Ses basquets ne sont pas en mauvais était par effet de mode. Par contre, il a du voir trop de manga : ses cheveux blonds et filasses ont été coupés pour former un triangle qui lui cache l’œil gauche.
Gotik girl et manga boy sont là depuis l’ouverture de la gare. Bloqués à Rouen la veille grâce à SUD, les poches vides, ils ont errés  dans la ville toute la nuit. Pas les moyens pour rentrer dans un bar et prendre quelque chose de chaud. Ce leur fut une joie que de voir les portes de la gare s’ouvrir : entre l’immense salle des pas perdus et la verrière, la petite zone au plafond bas apporte sièges et surtout protection contre le vent…  Avec ses bas minimalistes et troués la gamine à du morfler du froid. Une P* envie de pisser aussi mais à 5h00 tout est fermé et même si le bar du Halle avait enfin ouvert ses portes, le café est devenu inabordable depuis le passage à l’Euro. Obligée d’attendre que vers les 5h30, les toilettes publiques s’ouvrent !
Manga boy parlait pour deux, sa compagne frigorifiée était –on s’en doute – « légèrement » tendue…
Encore collégien mais déjà à penser boulot. Oh, pas quelque chose d’extraordinaire. Quelque chose qui lui permette d’apporter rapidement l’argent au foyer… Ses rêves ? Quels rêves ? Sa famille n’a pas d’argent pour cela, et lui non plus…
Ce n’est pas à son absence de retraite qu’il pense, c’est simplement au fait qu’il lui faut trouver un boulot maintenant : plombier, ou alors dans l’hôtellerie restauration… Qu’importe si ce dernier secteur est connu pour être un Paradis à la Parisotte : exploitation record des petites mains…
Il faut bouffer !
Mon train est arrivé à quai avant le leur. Arrivé à quai avant même que le bar ouvre. A 5h30, j’étais déjà filant vers Paris. Dommage, j’aurais voulu au moins leur offrir un café chaud…

J’ai du laissé ces ados paumés dans un monde qui s’est  fait sans eux…

Parfois, je me demande si les Syndicats font le bon combat…

05.03.2010

Et voilà une belle cuisine à l’américaine !

Enfin ! La cuisine est enfin opérationnelle, même si une prise électrique supplémentaire reste à poser)



Place à la lumière !

L’ouverture que j’ai découpée à la scie à main dans la cloison de plâtre de 7 cm a fait place à une table entre la salle à mangé et la cuisine.

Il nous a fallu fixer la tablette du bas et encastrer celle du haut. Cette dernière à non seulement un but esthétique mais aussi fonctionnelle : assurer un bon maintien de la partie haute du mur de plâtre.

cuisine-01IMGP0037

Coté salle à manger, les finitions ont permis de gommer les imperfections du découpage ainsi que de bien marquer les angles du passe-plat


La cloison avant le percement : http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/6164406/le-petit-gars-du-batiment


La cloison après le percement : http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/615890...



cuisine-02IMGP0036

Coté cuisine, le meuble suspendu qui occupait la cloison a été remplacé par des étagères plus fonctionnelles.

 

cuisine-03

La porte pleine a été remplacée par une autre qui sera vitrée. Les étagères ont été positionnées de telle sorte qu’à l’ouverture brutale de la porte elles ne cognent pas contre le vitrage.

Des pavés de verre ont été encastrés dans la cloison coté entrée, afin d’apporté à celle-ci la lumière du dehors. J’ai également découpé ces ouvertures à la scie à guichet.



Un plan de travail esthétique et pratique

Initialement, le plan de travail au fond de la cuisine reposait sur un coffrage en bois. Il était composé d’une planche sur laquelle des carreaux avaient été scellés.la même céramique grisâtre couvrait les murs à mi-hauteur.

Un vaste double-évier occupait une place prépondérante. Sa profondeur avait tendance à casser le dos.


Tout cela a été arraché, détaché au burin et transporté au encombrant…



Pour remplacer les bois qui risquaient de gonfler et pourrir à cause de l’humidité ou des éclaboussures, des supports spéciaux ont été choisis. Une planche vitrifiée remplace le lourd et inesthétique pavage. Elle repose sur des fers galvanisés encastrés au tire-fond . Des réajustements au niveau a bulle – celui là même qui m’accompagna à l’Opéra Garnie - ont été nécessaires.


Cette planche devait accueillir un évier simple avec son égouttoir et une petite table de cuisson électrique en vitrocéramique

La disposition de ces deux éléments ne s’est pas faite au hasard

 

cuisine-04IMGP0034

Quand à la découpe de la planche pour encastrer évier et plaque, ce fut tout une histoire, faute d’avoir une scie sauteuse correcte, comme le relate mon billet Découpe à l’ancienne : que du suc 

 

Des revetements clean des murs au plafondLes murs d’une couleur douteuse ont été grattés, les fissures rebouchées.

 

Le dépron  posés sur le mur à l’avantage d’uniformiser la surface tout en assurant une isolation du mur coté extérieur.

Sur deux jours, nous avons posé des bandes de papier à peintre sur l’ensemble de la surface des murs et revêtu celle ci d’une double couche de peinture selon trois tons bien définis par ma Matter.

cuisine-06IMGP0039

Le plafond dégelasse a été remplacé par un lambris PVC. Nous en avons profité pour intégrer un plafonnier, inexistant initialement.


J’ai installé ces lambris sur des supports en bois encollés, voir fixés pour certains,

la mise en place de ces boiseries a été d’autant plus lente que le plafond déformé obligeait des réajustements et tout un système d’étayage le temps que la super-colle cimente le tout.


Le cadre de la futur hotte a elle aussi été fabriquée et fixée sur mesure : la cuisine trapézoïdale ne permettait pas de faire autrement. Découpées en biseau pour certaines, les lattes du futur faux-plafond ont été posée le dernier dimanche que je pouvais consacrer à mes WE bricoleurs. Par la suite, le travail intensif à fournir au « Taf » risquait de me prendre aussi les WE, matins et soirée...

cuisine-05IMGP0035

C'est toute seule que la Matter à finalisé le coffrage de la hotte...

Et voilà une cuisine américaine  fonctionnelle et belle !

 

07:17 Écrit par Pierrot dans Bricolage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, rouen |  Facebook |

05.01.2010

rouen 1

Rouen quelques notes pour une future visite à préparer

Merci de me donner des infos si vous en avez (ou des souvenirs de voyage à ROUEN)

 

lieu de rdv :   gare de Rouen

1-1 Le réseau Paris – Rouen
C’est sous Louis Philippe que le chemin de fer se développe en France.
Alors que le réseau anglais est déjà bien développé dans les année 1830, il, faudra attendre 1837 pour assister à l’inauguration de la que la première ligne française : la ligne Paris –Saint Germain en Laye
C’est en 1841 que commencent les travaux de la ligne de chemin de fer. Exécutée par une compagnie Franco-Anglaise, la compagnie Charles Laffitte et Blount. Sa construction  ne prend  que deux ans. Inaugurée 1843, la ligne Paris Rouen  est avec Paris-Orleans la première grande ligne française au départ de la capital.
 Les premiers trains  arrivent à Rouen au niveau de la rive gauche vers le quartier Saint-Sever, une zone qui depuis des siècles est vouée aux ateliers et industries (Céramiques et verre)…
Cette gare sera détruite pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale.
 Pour désengorger la gare actuelle, un projet de construction d’une nouvelle gare rive gauche est à l’étude
 La ligne Paris – Rouen s’encastrant  dans la vallée sinueuse de la Seine, un grand nombre d’ouvrages d’arts fut nécessaire : le chemin de fer franchit 5 fois le fleuve et coupe 4 fois ses méandres sous de long tunnels. La rive droite de la ville de Rouen étant encerclée de collines, après avoir franchit une dernière fois le fleuve, la ligne plonge sous 3 tunnels successifs avant d’atteindre la fosse de la gare rue verte.

1-2 La gare de voyageurs
En 1847, la gare rue Verte est inaugurée à l'emplacement de la gare actuelle
La municipalité décide au début du 20ème siècle de remplacer la gare du 19ème jugée trop petite et malcommode.
En 1912, le projet de la nouvelle gare confié à l’architecte Dervaux prévoit pour les superstructures un large emploi du béton, matériau tout nouveau pour l’époque.
La cérémonie de la pose de la première pierre initialement prévue en 1914 devant le président Raymond Poincaré n’aura jamais lieu du fait de la première guerre mondiale.
Ce n’est que le 4 juillet 1928 que le président Gaston Doumergue inaugure la gare actuelle, fidèle au projet de 1912 de l’architecte Dervaux.
La salle des pas-perdus, modernisée dans les années 1970, est décorée de fresques du peintre Robert Savary (1920- )

2 Tour Jeanne d’Arc, tour de la pucelle
2-1 Le château de Philippe Auguste
Après la conquête de l’Angleterre en 1066 par le duc Guillaume le Conquérant, la Normandie fut pendant près d’un siècle et demi rattaché à la couronne anglaise. Mais en 1204, Jean Sans Terre (1167 - 1216) battu par le roi de France Philippe Auguste  (1165 - 1223) du renoncé à ses possessions normandes. Pour assurer son pouvoir sur la ville, le roi de France leva aussitôt des fortifications autours de Rouen et fit édifier une forteresse au nord de la cité.

La structure d’un château de type Philippe Auguste est une constante : une grosse tour à un angle des fortifications séparée de la cour (ou baille)
Exemples en île de France : Dourdan  (Années 1220) (donjon par la suite rattaché à la muraille); Paris : Remplacez la grosse tour des châteaux de petite importance par le Louvre et vous avez la même structure

2-2 La tour Jeanne d’Arc
Du  château de Philippe Auguste, il ne reste que le donjon baptisé «tour Jeanne d’arc ».
Cette tour d'une hauteur de 30 mètres, d'un diamètre de 14 mètres et dont l'épaisseur des murs atteints 4 mètres à la base abrite un petit musée en mémoire de l’emprisonnement de la pucelle Si c’est bien dans ce donjon que l'on amena Jeanne d'Arc devant les instruments de tortures, elle n’y été pas gardée. La pucelle d'Orléans était séquestrée dans une tour proche dont les soubassements se trouvent au 102 de la rue Jeanne d'arc : la tour de la pucelle (ancienne tour des champs).
Le donjon a été couronné au XIX par un toit en poivrière reposant sur des Hourdes.

3 Le musée de la céramique (Hôtel de Hoqueville)
Les grands massifs forestiers, fournisseurs du bois de chauffage et la proximité de matières premières (notamment l'argile blanche extraite du sol de Sotteville lès Rouen) ont permis ce développement de la céramique.
Mais les possibilités techniques ne suffisent pas à faire une réputation. Rouen est un centre majeur de la céramique en France jusqu'au XIX, célèbre pour ses bleus et le motif de la corne d'abondance.
Le bleu est fait grâce à un mélange de cobalt et de poudre de lapis – lazulite. Le jeu subtil de la proportion de ces deux composants est à l'origine des célèbres camaïeux de Rouen.
L'obtention de la couleur rouge est difficile car le colorant tourne au brun pendant la cuisson.
Le rouge présent dans le fameux motif de la corne d'abondance n'a pu être obtenu que grâce à la technique du "bol d'Arménie"(fin XVII). Cette technique consiste après une première cuisson de la pièce à poser sur la porcelaine un mélange d'argile très grasse et d'oxyde de fer. Pour limiter encore les risques de changement de couleur, la préparation est déposée en stries sur les surfaces à colorier.

4 Le square Verdrel et le musée des beaux arts
4-1 Verdrel : sous l’inspiration d’Haussmann
Au début du 19me siècle, le tissu urbain de la ville est celui d’une ville du moyen âge. Engoncée derrière les ruines des murailles vétustes et inutiles la ville est un cloaque de maison en bois délimitant des rues tortueuses et étroites. Le feu et les épidémies restent toujours les ennemis des habitants, tandis que l’inaccessibilité de quartiers entiers due à l’étroitesse des rues est la hantise des autorités.
Cette ville n’est plus faite pour la vie « moderne », son commerce, son hygiène. On manque cruellement d’axes de circulation : il faut des ponts, il faut des rues larges pour drainer un trafic qui sera décuplé par l’apparition des gares et usines.
Il faudra près d’un siècle de travaux plus ou moins heureux, d’expropriations, de destruction de monuments pour qu’enfin Rouen ait des ponts en pierre, pour aménager les quais et percer de grands axes aptes à la circulation.
Le maire Charles Verdrel est connu pour son opiniâtreté lors du percement des rues actuellement Jeanne d‘Arc et Lecanuet. Au croisement de ces deux rues, un square lui est dédié. Mais les coûts engendrés par le projet Verdrel de1859 rendrons les édiles extrêmement frileux aux autres projets d’urbanismes. Et il faudra attendre les bombardements de 1940 et 1944 afin que le bois à Rouen face place significativement à des habitations salubres.

4-2 Musée des beaux arts
Les collections picturales sont très diversifiées. Les tableaux de l'école hollandaise (XVI-XVII) et ceux de la peinture italienne de la renaissance cohabitent avec la peinture française. Mais le point fort de ce musée est sans conteste sa collection de tableaux impressionnistes, la deuxième en France.
Un des rares musée de province a avoir des Rubens, Caravage, Velázquez…
Caravage  : La Flagellation du Christ
Diego Velázquez : Démocrite

4-3 Le musée de la ferronnerie (Le Secq des Tournelles)
Ferronneries, anciennes réunies par Louis-Henri Le Secq Des Tournelles et léguée à la ville de Rouen par son fils (1854 - 1925).
Une collection unique au monde !

5 La rue Beauvoisine
5-1 le Cardo
Le site de Rouen existait déjà avant la conquête romaine.
Le celte « Rotomagos » désigne une zone de marché. Rouen, dernier passage entre les deux rives de la Seine est une plaque tournante du commerce entre les belges (Calétes et Veliocasses) et la Gaule chevelue (Lexoverii, Eburons)
La ville gallo-romaine (Rotomagus) se développe vraiment sous le règne d’Auguste (1er siècle). Elle est après Lugdunum (Lyon) l’une des plus importante ville de gaulle
Merci de me croire sur parole si je dis que les thermes romaines étaient vers le quartier des Carmes…

Une des caractéristiques des villes romaines est la présence de deux axes traversant les villes selon les points cardinaux. L’axe Nord Sud, le Cardo, est toujours visible à Rouen : il est repris par les rues Beauvoisine (à l’extérieur de la ville XIII) , des Carmes et Grand-pont
5-1 bis Rougemare
Début XIIIeme siècle : fortifications près de la place Rougemare (porte Aubevoie)
5-2 Place de la crosse
Rue Beauvoisine, rue des Carmes Passage devant le tracé de la plus vieille enceinte urbaine de Rouen (Vème  siècle)  rue des fossés Louis VIII
A l’intersection de la rue des carmes et de la rue de l’hôpital : Fontaine Sainte-Apolline
La fontaine est branchée sur la source Gaalor. Détruite en 1944, la fontaine a été entièrement restaurée.
A cette emplacement, un des nombreux couvents de la ville : un carmel. Les voûtes des celliers peuvent être encore visibles dans les caves des magasins alentours notamment, celle d’un marchant de tapis

5-2 bis Le Livre des Fontaines (1526)
Cette fontaine est reliée comme beaucoup d’autres fontaines de la ville par un réseau d’alimentation très ancien.
Un certain nombre de sources entourent la ville de Rouen. Détournées, elles alimentent depuis des siècles la ville. A la renaissance, Jacques Le Lieur, notables de Rouen, offre à sa ville un manuscrit où sont recensés les sources, les cours d’eau et leurs cheminements souterrains : le livre des fontaines (aussi appelé  « Livre à la chaîne »).
La description minutieuse des parcours, tracés et de la représentation des lieux publiques, églises et autres monuments d’urbanisme  fait de cet ouvrage une pièce unique pour tout les spécialistes de la renaissance.

5-3 Maison en bois ou maison en pierre ?
Le bois est omniprésent à Rouen. C’est un matériau facile d’accès (de nombreuses forêts entourent la ville) et pas cher.
De nombreux cas de figure cœxistent : maison totalement en bois (avec  soubassement en pierre), premier niveau en pierre et étages en bois, bâtiment totalement en pierre.
O’ Kallagahan’s : un exemple ave un res-de-chaussée en pierre
La vue sur la façade peut être trompeuse car de nombreuses façades en bois sont recouvertes de stucs imitant la pierre.
Astuce : regarder où sont placer les fenêtres par rapport à la surfaçe de la façade : plus elles sont en avant, et plus vous  avez de la chance d’être devant une structure bois

13:35 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen |  Facebook |

Toutes les notes