06.03.2009

Le king du burger

Dernier samedi de février, nous sommes à St Germain en Laye.

 

La veille, je suis sorti directement du travail pour la ville « du traité de dupe » (Voir le feuilleton avec Jean Rochefort…)

 

Repas en famille et notamment vendredi soir avec la sœur ainée et le neveu de Yannick.

J’avais appréhendé toute la journée, mais cela c’est bien passé… Cette fois…

Car la première fois…Le globe trotter était entré plus tôt que prévu en France dans l’unique but d’être présent à l’anniversaire de Hugo, son neveu, … Peine perdue, il y avait eu un différent entre le père et sa fille… et je culpabilisais à mort parce que… ben rien n’était claire : ma  présence imposée par Yannick à sa sœur  à cet anniversaire était-elle de trop ? Je ne le saurais jamais…

 

Bref, champagne le Vendredi soir, levé pas trop tôt le samedi matin… Quelques courses en perspective du diner du soir (pack de 6 Bières !) et autres petites choses pour la salade du midi… Apéro, repos et pendant que Yannick partait régler des problèmes de montures  lunettes et d’autres choses, sieste digestive pour recharger les batteries…

 

C’est que lui et moi étions invités par des  amis habitant à Achères et je devais  être en forme pour prendre le volant ! Donc repas du midi hyper léger sur la bibine.

Leur immeuble n’est pas très loin mais sans véhicule impossible d’envisager y aller car il aurait fallut retourner sur Paris pour en reprendre une autre branche du train de banlieue (RER A) et de toute façon en étant bloqué sitôt passé minuit (Pas de bus de nuit).

Les transports en comment de Banlieue à Banlieue sont soit inexistants soit cauchemardesques !

 

Combien de temps n’avais-je pas conduit ? Plusieurs mois mais moins d’un an… Tout de même, pas très rassuré de prendre une voiture que je ne connais pas. Où est la marche arrière ? Tu pourrais enlever le pare-soleil de la vitre arrière ? Où ils sont les feux de croisement ?

 

Arrivés à bon port. Au bas de l’immeuble, on croise leur voisin de l’immeuble en face… Hop, ni une ni deux on monte tous ensemble avec la bibine… Michel, en véritable légat romain, arrivera avec du retard…

 

Coca nature pour moi. Mais cela ne m’empêche pas de rire et de m’amuser !

 

Greg et Marie en temps normal proposent « un apéro dinatoire » : C’est à dire plein de petits trucs (fait sauter les cahutes ! ) pour éponger le CH3-CH2-OH disponible à profusion.. Ce genre de soirée ne le changeant pas de  ce qu’il ; avait connu au pays des Kangourous, Yannick avait demandé un vrai repas avec table et tout et tout…

Ils ont sorti du placard la table pliante et les chaises, préparé une petite salade et pour le plat, des Hamburger fait maison…

 

J’avais mangé une fois des « bigkbeurg » chez « Macdown » il y a des années de cela et franchement je n’avais pas trouvé transcendante cette spécialité « Culinaire » amerlock 

 

Mais bon juste pour essayer un vrai…

C’est qu’ils n’avaient pas fait les choses à moitie : viandes et pain de qualité et surtout un choix varié de sauce et de compléments selon le souhait de chacun : Un Hamburger spécialisé fait sur mesure loin de prêt à porté bas de gamme…

 

Greg prend la commande sur une petite feuille comme au bistrot… mais comment servir sans se tromper ?

Petite astuce originale : il avait associé à chaque nom un nombre et une forme de pics apéritifs qu’il planté en décoration sur le pain du dessus…

 

Ben je me suis régalé

Comme quoi, quand on utilise des bons produits et du cœur…

02.03.2009

Ethno Apéro dodo frérot

Dimanche Soir, premier jour de ce mois de Mars

 

Un « kebla » passe entre les siège et jette dans notre direction un regard pas des plus amical, avant de s’installer dans un siège quelque part derrière nous et de s’isoler sur une console de jeu…

 

Fin de ce Week-End chez les parents de Yannick à Saint Germain en Laye… Michel est passé samedi soir sur ma demande à une soirée organisée à Achères. C’est que je pensais avoir oublié mon permit de conduire… Il a dormi avec nous et passé ce dimanche à St Germain…  D’un point de vu ethnologique, cela à du lui faire étrange : bienvenu en France « normale » : celle qui a la télé allumée depuis le matin, qui fait deux ou trois apéros par jour et ne se prend pas la tête…

Les tapisseries, guirlandes de fleurs et la déco surchargée sont  aussi accueillantes que le Cubi de rouge, ou la végétation luxuriante suspendue à mi-hauteur, ou, enfin,  la cuisine de la maitresse de maison…

 

Les plats réunionnais font claquer les papilles : poissons, crustacées  « Bicheese » (poissons de roches cuits dans un bouillon de tomate, ail, oignons, poivres, aromate et piments), côtoient morceaux de poulets, saucisses et l’incontournable riz cuit à la vapeur…

Avant cela il ya eu l’apéro, bien sûr…

 

Au réveil, après un petit café, et une orange pressée, je fais quelques jus pour les retardataires. Bernard, le père,  est dehors à faire des courses… Hop, Yvette m’installe à la table pour que j’épluche les oignons et gousses d’ail pendant quelle lance un petit plat à mijoté.

Rapide douchette Puis, un petit verre de blanc à porté de la main, Yannick et moi nous préparons les toasts pour l’apéro…

 

Rentré, Bernard épluches d’autres légumes, range les couchages avec Michel et retransforme la pièce dans laquelle nous avions tous les trois dormi en petit salon. Les Ti-punchs (Rhum Charrette, sucre de cannes et Citrons verts) sont préparés…

Les derniers réveillés sortent, qui de la chambre, qui de la salle de bain... et ce dimanche « petit tranche de bonheur partagé » peut commencer…

 

 

… Bref, L’aveyronnais amateur d’Opéra de sobriété dans la déco, austérité, sobre comme un chameau a été plongé chez les Groseilles… Il s’en est bien sorti, finalement…

 

 

Là, les sacs à dos chargés par les victuailles de maman, les vêtements et quelques ustensiles, les rouleaux de Sopalin dans un sac plastique, nous squattons tous les trois un carré dans le RER A en direction de Paris…

 

Michel nous laissera en cours de route tandis que nous changerons aux Halles

 

Yannick est fatigué et  légèrement  éméché. Il est quasi allongé sur moi, la tête reposant sur mon « pec ». C’est qu’il a laissé un petit cœur loin… très loin… aux antipodes…

Pour l’avoir connu et connaître encore parfois cet état, je comprends ce qu’il ressent…

 

J’ai un cœur d’artichaut.

Je ne sais pas pourquoi, quand une personne est malheureuse,  j’ai spontanément envie de la prendre dans mes bras… Homme, femme enfant, c’est un instinct qu’heureusement j’ai réussit à contrôler, un acte inadapté et totalement à coté de ce monde moderne et dur…

 

Mais, là, pour une personne que je considère comme mon frère…

La tendresse réciproque que nous avons est étonnante car dans notre caractère et notre tempérament,  nous sommes presque à l’opposé l’un de l’autre… Et pourtant, c’est bien une relation spirituelle fraternelle qui nous lie…

 

Mais du point de vu des passants, c’est sûr que nous voir l’un sur l’autre à partager un lecteur MP3, lui alangui contre moi, moi mon bras passé t derrière reposant sur le dessus du siège, nous formons une vision ambiguë…

 

D’où une « certaine réserve » du banlieusard à jeux vidéo…

Les gens ne sont finalement pas capables d’aller au delà des apparences et de ce qu’ils veulent voir…