18.10.2008
Comment sortir de l’image de la femme soumise 2
L'absence de femmes...
Et oui, après une femme à la féminité niée (parce que prise pour un homme), l'étape suivante est la présence de féminité sans la femme !
Il s'agit de ce que les japonais appellent du Boys Loves (Shōnen-ai) ou relation entre « garçons »
Le japon malgré le passage de Mac Arthur n'est pas encore totalement sur la même ligne que les sociétés et civilisations basées sur les trois religions du Livre .Ce type de relation est donc plus acceptable que pour nous...
Encore faut il comprendre qu'il agisse non pas d'encensé un comportement que beaucoup d'occidentaux considéreraient comme déviant...
Nous sommes dans la société japonaise, et le « BL » est là encore le contournement d'un tabou encore plus important pour la tradition japonaise les relations Homme/ Femme
Mais ne croyez pas pour autant que la transgression des tabous japonais soit totale !
En effet, dans ce type de manga, les rôles sont là aussi bien marqués entre le « Seme » et le « Uke ».
Le Seme est celui qui par son comportement et son attitude (et la relation charnelle pour éviter le mot biblique) aurait le rôle du Mâle dominant de la société japonaise...
Le Uke est celui qui par sa sensibilité, sa beauté a un comportement plus féminin... Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des attitudes volontaires, de participer à l'action...
Bref le Uke (prononcez uké) n'est pas forcément une ravissante petite idiote qui attend bien sagement à la maison en récurant ses casseroles et en torchant les mouflets...
Une femme peut donc plus facilement d'identifier à lui sans que cela soit finalement socialement rabaissant.
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Pas de citation de titres...
C'est déjà beaucoup que de parler de ce genre de manga sur une section de Skyblog qui soit familiale...
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Juste pour éviter que vous tombiez sur des choses choquantes en surfant : en Europe on traduit souvent le BL par « Yaoi ». C'est impropre parce que le Yaoi est plus restrictif et N'EST PAS REGARDABLE pour une mère de famille ou toute personne de moins de 18 ans (et les autres non plus dirait Benoît deux et deux font 4 ; et quatre et quatre font 8 et ; huit et huit...)
Dans l'ordre croissant de « l'horreur » comme je l'ai entendu à la radio vous avez :
- SHONEN-AI : désigne une romance homo sans relation sexuelle dessinée (donc lisible et achetable)
- YAOI relation sexuelle explicite et dessinée (pour moi sans intérêt mais bon je suis un mec, et si un mec hétéro bave sur les relations entre femmes...)
Je reprécise encore que ces genres n'ont pas vocation de promouvoir la déviance, (ET MON BLOG NON PLUS) mais n'ont pas d'autre utilité que de contourner les normes entre « gender » restrictives et machistes de la société japonaise (finalement sans vraiment les contredire)
21:42 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : societe, femme, manga, shojo, shonen-ai |
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