17.09.2011
Voyageurs tech pour train en toc
Paris 11h00
je suis dans le direct pour Rouen.
Levé ce matin à 6h00 pour finaliser les petites choses ménagères avant de partir...
tellement de choses à faire que je suis parti sur les chapeaux de roues en oubliant d'éteindre mon réveil matin.... "c'est les voisins demain qui seront ravis" !
Loupé le RER suite à une manifestation Av Victor Hugo à Bagneux... les quelques rares entreprises manuelles encore dans la commune ferment : plus de clients (officiellement) en fait, c'était soit délocaliser pour avoir une main d'œuvre moins chère, soit avoir les banques qui coupent les vivres...
là encore, c'est toujours les mêmes qui trinquent.
C'est cuit pour l'omnibus de 10h20...
L'avantage de cet omnibus c'est qu'il est moderne et à étages. Donc même sans avoir réservé, il est possible – en courant sur le quai – d'avoir l'insigne privilège de choper un strapontin..
Quand on sait mes problèmes de santé, pouvoir rester assis n'est pas une option, c'est une obligation... sinon, il me resterait l'option d'être assis sur le sol...
Et bien, exit l'omnibus...

Le direct n'a été affiché que fort tard, avec bien indiqué : 5 minutes de retard...
quai 22.
C'est un des vieux machins : ceux qui sont sans étage, aux WC merdiques qui de toute façon quand ils sont ouverts n'ont ni flotte ni papier... (22 euros pour cela).
Je fonce... sans réservation la probabilité d'être debout dans un train de ce type avoisine les 60% !
Arrivé à l'intérieur, bien loin, vers la machine je dépose mon sac et...
Haut parleur : le numéro de quai indiqué n'est pas le bon !
Retour, sur le quai...
Vite....
Un agent nous arrête dans notre course : il nous indique un raccourci...
Vite, les escaliers quatre à quatre...
Puis un couloir, et de nouveau quatre à quatre pour remonter sur le bon quai...
En surface de nouveau la foule à essayer de dépasser pour avoir une place : ce train est plus moderne mais reste à un seul étage....
Monté dans un wagon,je « jette » mon ordi sur un siège et dépose le sac à dos dans un espace prévu à cet effet... retour à la place... ou j'essaie de retrouver un rythme cardiaque normal : courir avec un excès de poids, un manteau d'hiver et un sac à dos bourré (de 70 litres) en ayant arrêté le sport depuis des années...
Sauvé?
Peut-être pas : sans réservation, je ne suis pas certain de ne pas devoir gicler de ma place et de me retrouver dans le couloir...
Un jeune homme s'assoit à coté de moi.
« la place est libre ? »
Aussi libre que la mienne... c'est à dire que sans réservation, faut être joueur...
« Veuillez nous excuser du retard (...) du à une panne de la motrice... »
Pourvu que le train arrive à destination !
Je fais part à mon voisin en plaisantant d'une mésaventure en train. Comme j'ai sur mon portable une sauvegarde d'il y a quelques mois de mon blog, je lui présente le billet (Tous à l'Ouest)
Le temps passe assez vite quand on parle... Euh.. non... c'est plutôt moi qui parle... parfois soulant le Pierrot... comme pour rattraper mes 20 années de vie encrassées de mutisme
Il n'est pas dans le train pour le plaisir : il doit faire des photos de mariage... cela lui permettra de gagner quelques sous pour de son coté faire des photographies pour lui, qu'il pourra présenter sur son « book » : http://www.ludovicismael.com
Ludovic est photographe mais fait aussi dans le web-designer en free-lance.
Nous parlons également d'Internet... Ce qui est bien avec mon portable, c'est que je puis retrouver certains billets pour illustrer mon propos (le web c'est de l'info organisée)
Nous nous quittons à Rouen.. Ludo dois changer de train...
heureusement, la gare de Rouen a été prévenue du retard et la correspondance a été retenue à quai.
17:01 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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15.12.2008
Voyage en première
Lundi 15 décembre
Plutôt que de partir de Rouen quelques heures après le concert privé d’hier soir pour me trouver au lit vers minuit-une heure du matin en Banlieue Parisienne, j’ai préféré partir de Rouen ce matin. Même en me levant à 5h30, cela m’a tout de même permis de dormir presque trois heures de plus…
Me voilà à la gare, le sac à doc bourré d’affaires d’hiver pour Paris d’une part, et pour mes vacances dans les Alpes d’autres part : bottes, pantalon de ski, polaires, chaussettes chaudes, gants… me seront bien utiles
Avant même que le train n’arrive en gare, une annonce nous demande de ne pas monter dans la voiture 15 qui est réservée. Une voiture de moins, cela promet déjà !
La signalisation en gare suggère qu’il y a deux voitures après la voiture « privée » respectivement au repère F et G…
Sauf que le train arrivant enfin en gare, il n’y a pas de wagon au repère G. Les farceurs !
Ce sont de grands déconneurs à la SNCF ah ah ah !
Exit la dernière voiture, un petit Oudini la escamotée…
Bref, je monte, pose mon sac sur les grilles à bagage et ne cherche même pas une place assise, et m’installe là pour roupiller au sol…
Une dizaine de minutes après le départ, un contrôleur me réveil en me disant qu’il reste des places assises libres vers l’avant…
Je reprend mon sac et passé le sas inter-wagon, j’ai un moment de surprise : c’est quoi cette voiture ?
Je vérifie le panneau : seconde classe ?
Le sol est avec de la moquette bleue ; les fauteuils sont moins nombreux et disposés de tel sorte à ce qu’on ne ce reçoit ses propres jambes dans les dents !
La fameuse voiture 15 !
En fin de voiture, dans une petite zone isolée du reste du wagon, deux banquettes sont disposées le long de la cloison extérieure… Vu l’interruption des coussins capitonnés, ces banquettes sont prévues pour deux places, même si trois personnes ont la place pour s’installer allégrement dessus !
Je m’installe sur celle de gauche entre deux personnes, celle de droite étant occupée par des « ordi-maniacs »…
Wahou ! Tu peux allonger les jambes et dossier et coussins sont rembourrés et confortables !
Je pique même un somme…
Quel changement avec l’aller : des voitures glaciales et non chauffées, mises à quai avec 15 minutes de retard, le popotin qui te semble poser directement sur le plastique des sièges tellement c’est inconfortable et rigide… Et cela c’est parce que j’ai trouvé une place assise !
Bref, j’arrive à Paris avec l’impression d’avoir eu le privilège d’un homme d’affaire : un méga cadre supérieur qui aurait voyagé en première classe… La classe !
09:01 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.08.2008
Tous à l'Ouest, une aventure du Pierrot...
Souvenirs de lecture de BD…
Le train du Far West dans la bd Lucky Luke passe le mois qui vient à une semaine près… Les sièges en bois des wagons sont si confortables que l’intrépide cow-boy préfère se fourrer dans le foin à coté de Joly Jumper dans le fourgon…
Dernier vendredi du mois d’août.
Je pars du boulot plus tôt en espérant sauter dans un train pour Rouen…
Le premier de la liste affichée à Saint Lazare est un direct quai 25… cool. So lucky.. Luke… heu Pierrot…
Sauf qu’il est bondé
Je le remonte dans les allées sans trouver de place. Un calvaire pour se déplacer. Mon gros sac à dos bourré d’outils dont une Black-et-Decker (pas lourd pour rien) une boite à onglets, une scie très fine et épointée, des ciseaux à bois etc… me gène dans mes déplacements et limite considérablement mes chances d’avoir une place assise.
Pourquoi tant de monde ?
En fait ce train aurait du partir il y a au moins 20 minutes…
Nous nous entassons dans les couloirs. La climatisation ne marche que dans les wagons de première. En seconde, l’atmosphère surchauffée est irrespirable je finis par me diriger en tête de train en passant par le quai jusqu’aux derniers wagons.
Dernier wagon, nous sommes quelques uns dans le compartiment réservé à la poste, aux colis et vélos…
Le train part enfin !
Un Joly Jumper moderne et jaune tangue dangereusement à coté de moi accroché à plus d’un mètre du sol par sa roue avant… Je lui évite de grandes embardées en l’arrimant avec une sangle de mon sac.
Lucky Luke n’est pas seul dans le fourgon.
Un petit bout de chou assis pas très loin joue aux cartes avec sa maman… Le bézot qui ne doit pas avoir plus de 5 ans commence à cligner de l’œil… Il finira le voyage endormi blotti contre le ventre bien rembourré de sa visiblement normande de mère…
En façe de moi, un ado genre jeune taurillon essaie de couvrir le bruit des roues avec son MP3. Y renonçant, il finira aussi par somnoler –ou du moins faire semblant…
Dangereusement installée en face du vélo, une femme est en position semi-allongée, son énorme sac à main lui servant de coussin… Elle est plongée dans la lecture d’un bouquin dont le titre comporte l’expression « crimes passionnels »…
Un post ado black tout en longueur dort déjà dans un coin, ses jambes immenses repliées contre lui…
Dans une niche servant certainement à arrimer les colis fragiles, deux jeunes donzelles écoutent de la musique, chacune ayant une des oreillettes du MP3. Ces petites juments doivent être à peu de chose prêt du même age que le taurillon…
La porte du haillon tangue… Donnant sur l'extérieur, elle nous apporte de l’air frais…
Finalement à même le sol, avec la possibilité d’allonger les jambes et l’air arrivant , ce voyage dans le fourgon n’est pas si désagréable… Je somnole bercé par les mouvements de ce train fonçant vers le Far West …français…
22:26 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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