16.03.2011

Les oiseaux se cachent pour mourir

 

Va voir le médecin, tu es en dépression.

Et elle me titille, elle me titille elle me titille jusqu'à ce que je craque et que je lui balance MA terreur. Oui, celle que je souffre, celle qui m'empêche d'imaginer un avenir..

Dépressif ? Tu parles.

Mais non, Pierrot tu n'as pas ça ! Si tu avais un C* tu serais maigre comme un clou

Et pourquoi que je l'aurai pas ?

Va voir un medecin il confirmera ce que je dis

Et si c'était l'inverse... Comment le supporter ?

C'est stupide mais tant qu'on me dit pas : « t'es mort », j'ai pas encore totalement l'impression de l'être.

J'ai la terreur du Cancer. C'a y est je lui ai balancé cette putain de condamnation.

Avec cela, c'est sûr que je suis forcément pas joyeux. Dépressifs ? Ben voyons, on le serait à moins.

Sort !

Ben non parce que ces putain de boyaux de merde ne me répondant plus très bien. Personne ne peut imaginer la terreur que j'ai de sortir et de, oui, de chier dans mon froque et en publique... la HONTE !

Trouves quelqu'un, ne reste pas seule... Pour qu'il (ou elle) voit ma déchéance ? Pour lui faire subir par procuration mes souffrances, pour que cette personne pleure ma perte, après s'être transformée en garde malade ?

Les oiseaux se cachent pour mourir...

 

Je ne lui ai pas tout balancé. Pas ce que j'avais écrit une fois dans un truc pas (encore) publié. De cette souffrance, cette torture que le pire des sadiques n'imaginerait pas au pire des salauds

Dépressif ? Tu m'étonnes

07:15 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sacrifice, souffrance |  Facebook |