08.04.2009

Une fin de semaine bien remplie 2 légumes, poiscailles, bancs, jeunes « rascasses » et panier à salade

Premier samedi d’Avril

Levée des corps assez tardive.

Un vrai petit déjeuné avec tout le temps qu’il faut pour savourer du thé vert, un jus de fruit frais, et les céréales.

Yann ne peut commencer une journée sans un vrai breakfast. Son passage en Angleterre, Canada et Australie n’ayant fait que renforcer cette tendance…

Nous avons tout de même beaucoup de chose à faire : le Samedi est le seul jour de congé en commun. Donc courses pour la boustifaille, et un futal pour lui…

 

Départ à pied pour la porte d’Orléans. C’est qu’il ya là bas un discount qui nous évitera les dispendieuses dépenses inutiles…

Chemin faisant, j’avise sur la gauche, près d’un bureau de post un tout petit marché : légumes, poissons et fromages…

Tant mieux, Il nous faut tout les deux une alimentation légère pour cette semaine.

 

Salade, courgettes, brocolis, aubergines, oignons et épinards d’un coté et de l’autre une bonne cure de poisson : du saumon et des crevettes pour une bonne salade ce midi là et du lieu, de la roussette et autres pour la semaine…

Les courses ont finalement été rapides.

 

Apres le déjeuné, nous nous rendons au centre commercial d’à coté. Il y à là un certains nombre de magasins de fringues. J’avoue être surpris de ne pas trouver facilement à m’asseoir. J’aurais du me douté que même de l’autre coté du périf si proche de Paris (Montrouge n’étant pas une ville « pourave ») les « métros » étaient pris en compte…

C’est que autrefois et dans les endroits les moins civilisés de l’hexagone, batifoler dans les rayons de vêtements est ou était une affaire de « meuf ». Il y  avait pour le «Cro-Magnon » accompagnant, le plus souvent bien malgré lui, sa moitié un siège pour attendre que celle ci finisse de virevolter.

 

Je ne prends déjà pas facilement mon pied dans de telles boutiques… Mais là en banlieue, à quelques mètres d’autochtones « pas tibulaires mais presque »  je n’arrive pas à me lâcher. C’est que dans la mentalité locale, chercher à avoir une tenue autre que « sac à patate » quand tu es assimilé à un « Céfran » c’est être un « dep ».

Les personnes victimes du racisme et des préjugés sont rarement avares elle même en préjugés et pratiquent peu la tolérance…

D’ailleurs, cela n’a pas loupé à la sortie du centre commercial : « Espèces de PD » qu’on entant bien fort dernière nous.

Des morveux pas encore du poil au menton.

Moi je laisse courir : à cette âge si ils sont déjà comme cela, je doute qu’ils soient récupérables : ces jeunes gougeons sont souvent liés à une bande de « rascasses » qu’ils vont rejoindre à plus ou moins brève échéance.

Yann lui est peut être plus sûr de lui (la preuve vu son accoutrement) mais ce n’est pas lui qui va se taper pour des années les charmants jeunes habitants du coin…

Je ne sais plus le nombre de nuits où on entant, toute sirène hurlante, les paniers à salades sur l’avenue. Cependant c’est un régime « sans fibres » et à risque de grippe aviaire minimisé au maximum que connaissent certaines zones près de chez moi...

 

J’avoue que l’agacement, l’impression que cela soit  toujours à toi de faire des efforts et d’être  ouvert d’esprit sans qu’il y ait en face de contrepartie, l’impression d’une certaine impunité... peuvent finir par te rendre très con.

Cela lasse et il y a comme un sentiment d'injustice. Faut une certaine force de caractère et un certain sens sociale et d'humanisme pour  combattre en permanence les reflexes d’autodéfense et de rejets que les pressions agressives quotidiennes auraient tendance à provoquer. Soulant…

 

Moi qui avais commencé ma journée de bonne humeur, ils ont failli me la flinguer totalement, c’est jeunes cons. Mais nous sommes tout de même sorti là où j’avais proposé (après avoir lu un canard en matinée).

Et hop, à la découverte de « cocktail-land »