12.08.2009
Les cigales ne m’ont pas suivi
Lundi 10 aout
Ouille, les vacances sont finies.
Certes aux dires de la météo, il ferait presque aussi chaud à Paris que dans le Var, mais il y a quelques petits riens qui me font penser que je ne suis décidément plus en Provence !
Avant même d’ouvrir les volets, il y a quelque chose qui manque : le bruit des cigales
Certes en pleine ville de Provence, il y aussi parfois les pétarades et les gens qui parlent fort, mais le chant de cet insecte que, nous autres Hyperboréens, assimilons au Sud et au soleil ne titille plus mes oreilles se décollant de ma couche…
Passons le paysage avec des tours lorsque j’ouvre les volets. Les immeubles miteux ne sont pas l’apanage des villes nordiques !
Bien sûr, les jardins, qui agrémentent la route me conduisant au train, sont bien plus verts que ceux que j’avais vu il y a 24 heures seulement…Où sont les plantes conservées dans de grands pots, les palmiers, les pins… et ces autres arbustes au feuillage sombre mais aux fleurs « feu d’artifice » ?
En cette période estivale, même aux horaires de pointe, le nombre de transhumants est relativement supportable. Cela se remarque au fait qu’il n’est pas nécessaire de s’écraser dans les voitures, formant une tapenade de « déconfits ». Il y a aussi un autre petit détail qui ne trompe pas : en temps Normal, le bestiau francilien fait une tronche d’au moins
La tenue vestimentaire est aussi typique de la « Gaule chevelue » : le pantalon et la chemise, même en été, même sous le cagnard ! On est loin de l’apparence vestimentaire du Toulonnais. L «uniforme » de notre petit gars du sud, c’est bermuda (tissus léger et motifs sur fond blanc) + T-shirt (XL). Même sans être obligatoires, les « tongs » remplacent assez facilement les baskets qu’un francilien moyen chercherait d’ailleurs à avoir à la dernière mode –comme le futal. Il arrive même chez les gamins et les ados de ne rien porter sur le dos : la chaleur de toute façon transforme très rapidement le maillot en éponge…
Un parisien serait peut être susceptible de plaisanter quand à cette tenue vestimentaire.
C’est oublier que hors de certaines obligations, chaque autochtone a des traditions propres à son environnement. Ainsi, dans l’antiquité, les Romains se foutaient allégrement de la gueule de ces barbares porteurs de Braies (l’ancêtre du pantalon) que sont les Gaulois. Mais très rapidement, les légionnaires remontant vers le Nord, ont ajouté sous leur élégante et fine petite jupette une culotte pour protéger leurs roupettes…
Et franchement, mis à part dans certaines occasions, j’étais plutôt avec ma tenue de rando (pantalon court s’arrêtant aux genoux) qu’avec mes braies…

Ah, souvenirs…
16:50 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Toulon. Au travers du Var vert
Samedi 08 aout
Vers 00h30, nous sommes à la gare de Toulon. C’est que j’ai un billet pour Paris à un prix défiant toute concurrence qui doit m’arriver en même temps qu’un voyageur.
Le troc, ce vieux truc d’avant la frappe de la monnaie, ce système préhistorique sur lequel était basé le marché de l’ambre de
La nuit sera donc courte puisque nous partirons vers 9h00-10h00 pour l’intérieur des terres
En mâtiné, nous chargeons la voiture et partons pour l’abbaye du Thoronet.
Le père de Michel au volant, sa mère à côté de lui et nous deux dirrière, la voiture quitte Toulon.
A mon regard de chti Normand, la côte m’avait semblé plutôt aride : sable, caillasse, pins, palmiers voir figuier de barbarie ou agaves…
Ce jour là c’est un autre aspect du Var que j’allais connaître : le Var Vert.
Au nord de Toulon et des montagnes l’encerclant, au Nord du massif des Maures, l’Argens et l’Isolle abreuvent de leur or bleu un territoire ou petites forêts de feuillus, oliviers et surtout vignes donnent une impression d’opulence. Mais très vite le Normand comprend aux couleurs des feuillages que nous sommes biens dans le Sud.
Si mes vastes forets au feuillage vert-tendre moutonnent sur de douces collines, laissant place par endroits à de gras pâturages à l’herbe généreuse… le paysage qui défile devant mes yeux a des couleurs bien plus soutenues...
Rouge de la terre, voir de la bauxite, vert presque bleu de certains feuillus, violet des grappes de raisin… et surtout pâtures grillées (il n’a pas plus depuis des mois à certains endroits)
Nous passons par les petites routes reliant Carnoule, Besse, Cabasse… avant d’atteindre L’abbaye du Thoronet
13:35 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.08.2009
Toulon. Une forêt en pot
vendredi 07 aout une forêt en pot
En fin de journée, avec la voiture , montée sur le Mont Faron
Cette montagne est au nord de la rade et domine Toulon
Montagne impressionnante avec encore de la verdure accrochée aux flans malgré un incendie impressionnant au dire des locaux il ya quelques années. Un téléphérique permet d’y monter
Michel mardi, pendant ma sieste y etait allé vélo, montant pres de 500 mètre de dénivelé sans s’arreter ! le maillot à pois revient sans contestation à cet Eddy Merckx provençal…
Historiquement, le Mont Faron à force d’incendie était une motagne pellée sans végétation. Il y a deux trois siecles, a été décidé de le reboiser. A l’aide de pic et de barre à mine ont été creusés à même la roche des excavations dans lesquelles a été déversée de la terre. ces véritables jardinières,espacées en quinconce de 5 mètres ont accueilli chacune un plant…
travail titanesque !
descende au couché du soleil entre forts et foret
passage d’une petite troupe de sanglier près du fort principale (comment s’appelle ce bouquin où un soldat attend toute sa vie l’arrivée d'un ennemi dans un monde isolé et désolé?)
http://animateur-nature.com/Mont_faron/histoire_faron1.html
12:10 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.08.2009
Toulon. Les Sablettes et la Seyne sur Mer
Var matin du mardi 4 août. "La Seyne sur Mer : un incendie dans le port détruit cinq bateaux…."
C’était donc cela !
Ce lundi là nous sommes partis en vélo pour aller à la plage des Sablettes, sur l’isthme qui relie la presque-île de St Mandrier sur mer au continent…
Partant après la sieste, nous avons longé la rade, passé à Seyne centre vers tamaris. Soudain, bifurquant à la dernière seconde, notre EDDY MERCKX provençal, grimpe une côte comme si c’était du plat, destination la villa Michel Pacha. Moi, qui suis très loin d’avoir son endurance, j’ai évidemment mis pied à terre…
Manque de pot, la villa était fermée…
On reprend la descente et la route longeant le port et la côte de la bleue méditerranée. Par contre, le responsable de la voirie du coin doit rarement prendre son vélo : quel tape cul ! C’est casse noisette sans les petits rats ! Mes pauvres burettes…
On s’arrête un peu à la plage des Sablettes question de savoir si on avait amené au poste de garde l’anti-vol de vélo perdu… peine.. .perdue…
Nous reprenons les vélos. Initialement, le projet de Michel était d’aller au port de Saint Mandrier… Sauf que la route ne longe pas la mer au niveau zéro… Il y a une bonne grimpette ! Me voyant peiner comme une vieille locomotive à bout de souffle, avec mansuétude, finalement il renonce : c’est que cette dénivelée, il faudra forcément que je me la retape au retour ! Donc à mis parcours, on bifurque sur une montée moins pénible qui nous mène à un des sommets de la presqu’île. Là je peux bénéficier d’une vue magnifique sur la rade : au loin, la tour royale là où se trouve cette petite crique à l’abri du soleil où nous avons nagé Samedi. Au loin on devine également le cap Carqueiranne. Puis se retournant, la vison parcourt le littoral longé le dimanche avant d’aller vers le rocher des deux frères que surplombent presque les ruines du sémaphore de ND du Mai.
Nous redescendons sur les Sablettes par une autre route raide. Il faut vraiment que je m’occupe de ses freins !
Hop, nous posons les vélo en bord de plage et après avoir arpenté un peu, nous nous installons. Alors que Michel nage, moi, je bronze un chouilla et je me repose : la nuit ne fut pas très bonne entre le tic tac métallique de l’horloge du salon et le souffle du Mistral…
Puis reprenant les vélo, nous repassons par la Seyne sur Mer pour rentrer à Toulon. Soudain, alors que nous approchons d’un des bassins du port, pompiers et policiers régulent la circulation. En longeant le quai, je vois des masses noirs plus ou moins informes flottantes : ce qui reste d’embarcations. La mousse envoyée par les pompiers surnage sur les eaux du bassin …
L’incendie à du se déclarer peu de temps après que nous soyons descendu de cette petite montagne…
00:00 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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03.08.2009
Toulon. Petite balade sous les cigales
Dimanche 2 aout
je me suis levé assez tard. j’ai bien dormi. il faut aussi dire que la veille j’ai tout de même fait du vélo et fait un peu trempette.
combien de temps n’avais-je pas fais de vélo ? bien un an et demi (la derniere fois, c’était pour aller voir mon ex… les réglages sont à refaire : hauteur de selle et de guidon à revoir. j’ai mal au popotin depuis trois jours…
Donc nous avons pris les vélos par aller voir la sœur de Michel pour le déjeuné.
de Toulon à Six-Fours cela ne devrait pas être compliqué sauf que à la fin, les deux côtes, j’ai du les faire à pied.
Petit repas à la bonne franquette ; riz sauté avec des légumes, salade de concombre et saucisse mergeze cuites au barbecue electrique… Cela faisait plus d’un an que je n’avais pas mangé quelque chose cuit au barbecue !
Petite sieste puis sous sommes parti tous les trois en voiture pour faire une balade à pied vers le sémaphore de notre dame du Mai.
Nous avons déposé la voiture au niveau du parking d’un camping et longé la foret sur un chemin forstier. j’ai pu voir des mes propres yeux des chênes lieges. c’est autre chose que de savoir grace aux livres et au photos… Il faisait beau malgres une matinée qui devait être couverte et pluvieuse. nous avons récupéré une route longeant la mer. C’est impressionnant. Toulon, et la région, c’est une bande de terre entre la montage et la méditerranée. Ici, nous sommes sur une corniche qui tombe plus ou moins à pic dans le bleu des eaux, les arbrisseaux s’accrochent à la pente parfois jusqu’à la mer. La terre chisteuse a des couleurs ocres et rouges. La rare végétation est soit grillée soit d’un vert tres sombre. les cigales sont presque assourdissantes. C’est à peine si elles sont visibles sur les tronc.
au niveau d’une des corniches, nous avons jetté un coup d’œil sur une petite crique isolée en contrebas. L’eau est si claire qu’on devine le fond. Par endroit, les fonds deviennent plus sombre, d’un bleu profond : c’est là que se trouve les jardins de la mer avec leur algues et plantes aquatiques.
Le paysage change, au fil de notre marche, c’est le Pradet, le cap Carqueiranne qui se découvrent. Un peu plus loin, le long de la balade, c’est la preque ile de Giens et sa fine bande de terre qui la relie au continent… et a peine perceptible, une masse plus sombre sur l’horizon : l’ile de Porquerolle…
Plus nous grimpons et plus le vent devient violent. : le Mistral ?
Une superbe balade au chant des cigales…
12:39 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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31.07.2009
oh peuchere
Je devrais avoir mon billet facilement pour Toulon.
C’est qu’initialement, une des mille et une combine de Michel aurait du me permettre un aller en train de nuit pour pas cher (moins de 100 Euros)
Sauf qu’on était bien 8 sur la vendeuses déjà quand Michel m’avait inscrit… Donc la proposition m’est passée sous le nez
Les trains de nuit pour Toulon (les rares à des prix abordables) sont rapidement pris d’assaut…
Celui de 16h00 était tout simplement inaccessible, vu mes heures de travail.
Par contre le samedi, il y a une bonne fréquence de 6h00 à 10h00
Mais les prix sont vraiment exorbitants : pas loin de 200 Euro l’allé parfois !
J’en ai trouvé un pour pas trop cher… j’arriverai pour l’heure de la sieste…
Ce matin, en me rendant au travail, j’étais de bonne humeur.
C’est que je pensais à un humoriste qui déblatérait sur les accents et la façon de parler entre Marseille et Paris…
Pour paraphraser le saltimbanque :
Alors en début de phrase ou à la place des virgules, je devrais mettre des « putain », à la place des points, je devrais mettre « enculé » et pour le conditionnel, il faudra que je me gratte les couilles….
Donc pour :
« Maurice, rappelle toi, je te l’avais dit que je le réparerais ton hamac, si j’avais le temps »
Faudra dire :
« Putain, Maurice, je te l’ai dis , putain que je te le réparerai ton hamac…enculé + (grattage des couilles) »
J’espère que ce n’est qu’une caricature parce que sinon, cela va être dur !
13:56 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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