18.02.2012

Jeux du cirques

Jeux du cirques

Au PO un vendredi à 19h30
Je suis en terrasse. Quelque part ce n'est pas très intelligent : cigarette et petite brise... au dessus de ma tête un chauffage fait penser à un toaster.
categorie-antiquite-moyenage.jpgMais le paysage est parfois distrayant.
Juste en face, ce n'est pas le périph' mais un des boulevards des maréchaux. Pour ceux qui ne sont pas de Paris, c'est un mini périphérique à quelques encablure du « vrai », avec des feux en plus... et le tram.
Nous sommes un vendredi soir, et malgré les policiers habillés en petits canards fluo, c'est le chaos.
Tram, circulant, voitures jouant les forts-en-bras,vélos qui slaloment, dansant avec la grande faucheuse. Et dans tout cela, despietons qui ne repectent plus les signalisations, forçant le passage, comptant sur l'effet « masse » pour arriver à gagner cette petite bataille de chaque instant  : circuler sans trop de casse.

16.02.2012

Vital-i-té


Jeudi matin.
Je ne suis pas parti tôt : coup de balai, gamelles à récurer et autres petites joyeusetés de ce genre.
C'est que je me suis fait envoyé par fax mon ordonnance  hier mais je n'avais pas ma Vitale... Donc à faire ce matin. Inutile de poireauter sous la flotte... j'ai déjà donné hier soir !

Mercredi, sortie à19 h Il était sympa le pot pour fêter entre autre le new Home mai comme j'&i une petite rechute, la fatigue était bien présente.
Impossible de prendre les bus. Qu'est ce qu'il se passe. Pourquoi  un  tel merdier sur les routes ?
Obligé de marcher jusqu'au métro. Avec cette rechute,c'est pas cool. Du moins certains médocs me permettent de gérer et de moins souffrir.
J'ai loupé la correspondance avec la ligne 4:je pionçais.
Qu'importe, me dis-je à Montparnasse, j'ai une correspondance !
Sauf que, « voyageur malade » sur la ligne 12... La conductrice nous annonce qu'elle ne peut aller plus loin que la gare. Ouf, me dis-je c'est encore OK.
Ben non, à une station de ce terminus improvisé, c'est l’arrêt total. Merci de bien vouloir descendre.
En sortant, j'avise un panneau d'information : le RER B est arrêté à cause d'un colis suspect.
Finalement, c'est pas une si mauvaise chose ce qui m'arrive: avec cette rechute, rester debout aurait été un cauchemar. Je suis sorti vers l'avant. Je ne sais pas où je suis... un petit renseignement et me voilà marchant sous la pluie fine à la recherche d'un amer... « La Rotonde », Mouais, il doit y en avoir quelques uns de bars avec ce nom ! Et là, une bouche de métro...
Mes déambulations hasardeuses auraient-elles une fin heureuse ?
Bingo, c'est la ligne 4. en plus comme pour cette petite découverte à Châtelet, cette entrée donne directement sur le quai.
Arrivé à la porte d'Orléans, j'ai le choix entre deux bus... qui sont tous deux bourré à craquer. Une foule et là à chaque arrêt. : le RER B ne fonctionnant plus, ces bus  deviennent la seule alternative pour l'ensemble des banlieusard laissés sur le carreau.
J'ai toujours ce petit problème de santé.. plus un genou qui part en sucette...
Il pleut, il fait sombre, il fait frais... Attendre ?
Il est 20h très- très-  largement passé. Dans le pire des cas, je suis à 30 minutes de marche.
Je clopine en marche forcé avec les boyaux qui se rappellent à mes bon souvenir jusqu’à chez moi...
Ouf !
Enfin at home
Plus qu'à bourrer le tambour de la machine et... faire la popote  parce que à 21h00, lancer la machine, je ne risque pas de me faire que des amis !

01.02.2012

Bus tourist hic


Mercredi soir, dans le bus 38
Le froid a eu raison d'une partie des installations électriques du RER B : 1 train sur 5 seulement, pire que le matin. La ligne 4 est prise d’assaut.
Une seule solution pour voyager dans des conditions acceptables et sûres : le bus
Le bus 38, je l'ai pris pour la premier fois le jour de mon anniversaire. En guise de cadeau, la ligne 4 était hors service... Le terminus était Châtelet...

Ce soir
Le programme : Gare du nord, Gare de l'Est, mairie du X, porte Saint Martin avec son restaurant aux produits typiques du Massif Central... puis descendre la rue St Martin , longer et contourner les Arts et métiers.
Petit crochet juste derrière le chevet roman, et hop, on redescend  rue Beaubourg.
Quartier de l'horloge, les gros tuyaux bleu du centre Pompidou s'élancent dans la nuit...
Le théâtre des Essalon éclaire une petite ruelle sur la droite, juste en face de « l'Usine à tuyaux. »... rue des Lombards ...avant la rue de Rivoli
Le bus laisse dernière nous la façade de l’hôtel de ville scintiller de milles petites guirlandes et on fonce vers la tour  Saint Jacques.
Le théâtre du Châtelet. Il doit y avoir un spectacle.
On enjambe la Seine, les toits de l’hôtel de ville toujours illuminé, tandis que le Louvre sort de la nuit tel un fantôme... Il fait trop froid, la passerelle en bois est délaissée par les pique-niqueurs


Passage devant la Saint Chapelle, puis devant l’esplanade de Notre Dame.


On traverse de nouveau la Seine et c'est le quartier Latin, Saint Germains, les terme de Luteces. Nous sommes dans le quartier étudiants. L'Urgence Bar n'est pas loin !
Passage devant la Sorbonne, le Panthéon. Une petite ruelle sur notre droite... je me souviens, il y avait un petit cinéma d'art et d'essai...
Les grilles fermées du jardin du Luxembourg, seules les points dorée transpercent la nuit.
Port Royal... je m'y arrêtais quand j'allais à l'INAPG... il y a de cela une autre existence déjà.
une autre vie
Denfert. La dernière fois que je m'y suis arrêté, c'était pour un petit apéro avec mon cousin.
Il est plus de 20 heures. Et nous ne sommes pas encore à la porte d'Orléans.
Je sais que le Bus ne s’arrêtera pas près du périphérique. Il faudra marcher dans le froid  pour choper un hypothétique 188..


 

Elect-hic !

Le mois commence mal !
J'ai la crève. Je me suis ré-endormis et c'est l'alarme anti terminus de mon portable qui m' a réveillé. J'ai en effet tendance à m'endormir dans le métro, et je n'ai pas envie de me trouver aux puces de Clignancourt.
Vu l'heure... je me dis que la seule option pour arriver pas trop en retard serait le RER.
Cela fait un certain temps que je ne l'ai pas pris. Mais à priori à cette heure, la majorité du bétail a du être enfourné et déversé dans la capitale.
Loupé !
Problèmes électriques :le RER est fortement ralenti. Ce qui compte-tenu de ce qu'est un trafique « Normal », signifie qu'on est passé du purgatoire à l'enfer et que le temps de transport s'étire à l'infini.
Exit le RER... Option métro
 
Je reprend le bus. Trafique également perturbé au niveau de la vache noire, mais finalement la Porte d'Orléans est fluide. J'ai prévenu E. de mon retard. Il est encore dans le 91. Cela signifie que le gel à bloqué la circulation très en amont et que exceptionnellement le plus gros du trafic n'a pas encore atteint le périphérique.
Une fois à la Porte d'Orléans : l'écran bien jaune précise qu'en raison de problèmes électriques un certain nombre de lignes ont un trafique perturbé.
Cela dit, le métro est moins pénible... surtout quand on est assis

Cette journée commence drôlement.

16.01.2012

Saltimbanques du rail

Dimanche 16 janvier
Je suis dans le RER A pour changer.
Direction Saint Germain en Laye.
Je m’installe sur un strapontin au fond de la rame. J’ai choisi cette place pour deux raisons.  La première, c’est que je me trimbale avec deux sacs. La deuxième – moins avouable – c’est que mon regard embrasse alors le wagon.

Deux chinois sont en face de moi. L’un d’eux compulse un guide duquel dépasse une ribambelle de post-it  fluo de toutes les couleurs… Une véritable guirlande de noël !  C’est à Etoile qu’ils descendront comme les nombreux touristes de cette ligne.


Deux places plus loin, une femme âgée tourne la tête ostensiblement vers la fenêtre. Le paysage est inexistant, puis que nous sommes dans les souterrains, m’ais qu’importe, il lui est plus agréable que nos gueules de prolo. Une véritable sauvageonne de la savane avec ses gants et son espèce d’écharpe en tissus de couleurs orangée parsemés de tâches noires de léopard… Elle nous abandonnera à la défense : Auteuil-Neuilly-Passy n’est pas si loin…


Un homme au fond du wagon, semble écrire sur un carnet. Un autre glaneur de petits riens ?
Peut-être pas : il prend des notes sur cette chose bizarroïde : un bouquin en PAPIER !

Deux saltimbanques entrent dans la voiture. Ils se ressemblent étonnamment. Le père et le fils ?

Tout deux avec une barbe de patriarche, l’une blanche, l’autre de blé. Cheveux longs, guitare à la main. L’aïeul porte un chapeau de cowboy. Un arceau métalique ui permet de maintenir au niveau de sa bouche un micro.

Face à face… les yeux dans les yeux, Ils entament leur duo. Une véritable complicité s’installe entre les deux musiciens. Le plus âgé, d’une voix de stentor égrène de la country, de la musique à la Brassens et à la Ferrat.
Leurs visages s’éclairent, leurs yeux brillent.

Est-ce vraiment pour avoir des subsides ou tout simplement pour avoir le plaisir de jouer ensemble devant un publique qu’ils sont là ?
Je ne sais…

12.01.2012

Zen attitude

Jeudi 12 janvier 2012
Dans une rame de la ligne 4, je suis là à écrire son mon mini-ordinateur.
J'ai failli commettre une gaffe ce matin : pas assez réveillé, je me dirige vers la station de RER... Heureusement, le bus 187 arrive juste devant moi. Je puis encore prendre l'option « Métro »
Dans le bus, quelle différence avec le RER. Ici, il y a de l'espace. Au fond, une femme tricote un chandail. Les livres sont sortis. Toutes générations confondues, quelques portables sont là pour s'isoler. La différence avec le RER, c'est que leur visage n'est pas fermé. Un jeune homme portant une écharpe tricotée  s'installe à coté de moi, il sort de son sac un livre. A cette heure, dans le RER, les bras sont si collé au corps que les êtres vivants prisonniers sont devenus des Hommes-troncs. Impossible d'ouvrir un bouquin !

Avant de prendre le métro, je passe à une boulangerie:3 viennoiseries.   Celle au chocolat pour moi, les deux autres pour deux vieux à coté de la bouche du métro. c'est à peine si ils ont encore la force de mendier.
Dans la rame de métro, les places assisses sont prises d'assaut... et pourtant à malgré les quelques personnes debout, on respire. Les regards sont fermés, plus par le sommeil et une habitude purement parisienne que par le stress d'un enfer quotidien.
Une population plus uper midle-classe est en transit.Elle est bientôt arrivée à destination : bureau, salle de cours...
Les visages sont sereins : nous ne sommes pas dans le RER.

lotus.jpg

Perdre une demi heure de plus dans le transport n'est rien en comparaison de cette quiétude pour qui a connu l'enfer du RER

06.01.2012

Un argentin dans le train

Petit bataille vestimentaire

Sur le quai du RER à Châtelet,
Il est là a attendre la rame. Tirant une valise avion, vaste attaché-caisse pour ordi de 17 pouces en bandoulière. Par le crochet des portemanteaux, il retient sur son autre épaule, deux costumes protégés par une housse.

Une fois dans le RER, le jeune homme se bat avec son packtage, posant sur le siège en face de lui, une à une, les valises. Chaque costume est par la suite, posé pour ne pas être froissé.
Beaucoup de précautions, gestes précis et précieux, digne de la cérémonie de quelque ostentation, comme si chaque objet était une relique.
 
Sa tenu vestimentaire est recherchée. Le ton mate de la peau de ce jeune hidalgo (est-ce un descendant des mayas?), s'accorde parfaitement avec son écharpe bleue en cachemire. La chemise est d'un blanc éclatant, souligné par une cravate si sombre qu'elle en paraît presque bleue.
Sa coiffure ferait penser à un de ces jeunes de bonne famille. Seuls quelques volutes dans sa chevelure, ondoyant comme des vagues d'ébènes, laissent supposer le coté bouillant de l'argentin.

30.12.2011

Excusez-moi mademoiselle, je suis plein de confusions...

 

Vendredi 30 décembre

 

Petit sac printanier

 

Longs cheveux assortis à une écharpe en laine écrue tricotée main

 

Petit minois tourné vers la vitre au sourire discret et adorable

 

Jolie petite vision...

 

14.12.2011

Blatteman

Je suis arrivé entre 9h30 et 9h35 au travail ce matin… après 1h30 de voyage…
Certes, Mardi j’avais mis aussi presque 1h30, mais c’était voulu !
Apres la mini-tempête de la nuit de lundi à mardi, je n’avais pas voulu prendre de risque avec le RER. Vous pensez, chaque automne, certains trains sont annulés : les feuilles mortes sur les voies sont incompatible avec leur système de freinage… Alors avec les risques de branches et autres objets…
Bref, mardi matin cela à été moins de 30 minutes de bus pour aller à la porte d’Orléans 3/4h de métro et 15 minutes de bus jusqu’au bureau…

Ce matin, attente sur le quai.
J’ai oublié le décompte.
A partir d’un certain nombre de bétaillères ouvrant leurs portes sur un magma de chaire, le cerveau disjoncte…cela évite de griller un câble.

C’était un trafic "normal" ? Même pas… pire que la semaine dernière…

Dans le train que j’ai peu enfin prendre on respirait tout de même. Je crois que j’aurais fini par prendre l’option métro si je n’avais pas eu la possibilité de rentrer dans un train enfin supportable.


Supportable…
Ce n’était pas le cas des rames nous précédant.
Arrêt de mon train en pleine voie avant Cité Universitaire : un malaise voyageur dans le train devant nous.
Un deuxième arrêt après Luxembourg… pour la même raison
Je pensai que le francilien était une espèce nouvelle capable de survivre dans les conditions extrêmes… Ben non, même les cafards et les blattes ont leur limite !

Une fois arrivé gare du Nord, vous pensez bien que je n’ai pas repris le bus… le bus 65 est aussi un cauchemar ambulant (Transport et folie Humaine )


 
Batman-Robin-Photograph-C12150175.jpg

 

Au secours, il y a des feuilles sur la voie !


Vite Robin, dans la blatte-mobile


Blatteman, blatteman…

12.12.2011

Petit somme dans un champ de groseilles

Je suis dans le train de 5h20 (et plus 05h25 !), un lundi.
Cet omnibus s’arrête à Vernon. J’ouvre un œil au départ…
Ils sont là.
Ce n’est pas la première fois que je les vois dans ce train. Que font-ils ici ? Pourquoi en seconde classe ?
Père est assis de l’autre coté de l’allée. Il dort aussi raide qu’un piquet.
La propension à bien se tenir doit être tellement ancré en lui que même ici, dans  son costume-cravate à la coupe simple mais élégante, il ne saurait plier. L’écharpe est placée comme un col amidonné est sobre mais reste en un tissu tout à fait conforme aux critères de son milieu.

Les enfants sont de l’autre coté. L’ainé est assis de telle sorte que je ne puisse voir que le sommet de sa tête. La coupe militaire parfois  tombe en avant… Il finit la nuit. Plus tard je remarquerais que même en hiver, il porte une culotte courte et marron, genre scout d’Europe. En face de lui, coté fenêtre le cadet et le petit dernier coté allée. Tout deux arborent un costume, l’écusson de leur école cousu sur leur cœur. Les trois boutons de chaque manche n’ont aucun rôle fonctionnel. Les têtes  à la coupe propre - sans être aussi martial que  celle de leur ainé- sortent d’une chemise bleue au col amidonné et fermé par une cravate uniforme et sombre. Le cadet à la tête posée sur la vitre, il dort, le cou protégé en parti par un cache-nez en cachemire. Le petit dernier à la tête qui se dodeline sur un cartable rouge. Cette touche de couleur aussi pimpante semble tout à fait incongrue.

La famille Lequenoy fait son petit voyage hebdomadaire…

Père travaille dans un ministère quelconque, il dormira dans un logement « de fonction » loué des clopinettes, mais dont la différence est payée par le Tiers-Etat.
 Les enfants passeront la semaine dans leur école privée genre Stanislas ou autres écoles encore plus renommées…


Plus tard, cette élite de la nation ira à H4 (qui depuis quelques années accueille bien du bas monde, ma pauvre dame) puis se sera quelques grandes écoles françaises et étrangères...Un avenir tout tracé.
Ce voyage hebdomadaire est peut-être le seul moment de leur vie où ils côtoieront une caste inférieur…
Cependant, protégés par Morphée, les seules groseilles qu’ils verront de prés  sont celles d’une charlotte préparée par la cuisinière de la maison.

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