14/12/2012

Un jeudi bien rempli

Ce 13 septembre, j'ai rendez-vous chez le chirurgien.

Cela fait trois mois, jour pour jour, qu'il m'a opéré le pied.
Mon calcanéum, avait éclaté en plusieurs morceaux, dont le plus gros avait totalement basculé et s'était encastré à 90° sous le pied.
Plus d'un mois plâtré et avec de la ferraille pour remettre en place les morceaux les plus importants, interdiction de poser le pied au sol jusqu'à nouvel ordre, fauteuil roulant, béquilles et séances de rééducation pendant des mois.
Je devais passer à l’hôpital en début décembre, mais les grévistes en ont décidé autrement.
Une radio dans le privé le premier lundi du mois... vision de la décalcification ! Crainte de devoir encore être bloqué encore pendant des mois...

Seul le chirurgien pouvait le décider. Nous avons pris rdv le 13 décembre.

La veille, à la radio, les messages d'alerte au verglas ne nous donnait pas une grande confiance.
Le jeudi matin, j'entends l’ascenseur : bonne nouvelle, il y a quelques jours il était de nouveau tombé en rade.
Sitôt le petit déjeuner pris et ma douche passée, ma mère décide de partir directement pour Poissy. Certes, le rendez-vous est dans l’après-midi, mais nous avons connu un trajet dans des conditions abominables il y a quelques années qui nous a traumatisés.

Nous sommes arrivés à Poissy avec plus de trois heures d'avance et la pluie verglaçante prévue n'était pas encore tombée.

Hop, on en profite pour allez vers le centre ville et visiter la collégiale de Poissy.
C'est dans cette ville que Saint Louis a été baptisé, la cuve utilisée en cette occasion est encore dans une chapelle latérale.
Une collégiale fin période romane : au niveau du chevet des fenêtres en arc de cercle surmontées d'oculi ; des chapiteaux très présents et sculptés, une tour lanterne octogonale ; des tribunes éclairées par une alternance de fenêtres en plein-cintre et d'oculi ; une entrée Ouest logée dans un narthex surmonté d'une imposante tour carrée...
bien sûr, le gothique a été ajouté par la suite...

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En sortant de l'église, une petite pluie fine nous accueille. Vite, l’hôpital se trouve en hauteur par rapport au centre-ville, pas une minute à perdre : on risque de se trouver bloqués !direction le parking à coté du centre hospitalier.

Nous avons deux heures d'avance.
Bidules administratifs et nous retournons à la voiture pour manger.
Tranches de langue froide, cornichons, pain, crème au lait, clémentine... cela me rappelle la Pologne :la pose dej, c'est des « canapchés» parce qu'un polonais n'a pas les moyens d'aller dans un  restaurant. Comme au moyen-age, je me sers d'une large tranche de pain de campagne comme d'assiette et mange avec un couteau.

Après ce repas sur le pouce, je m'allonge sur la banquette et pose mon pied sur la plage arrière pour drainer.
Il reste quarante minutes, nous retournons à l'hôpital pour prendre un petit café et passer dans la salle d'attente.
Pas le temps de se poser : le chirurgien nous prend alors que nous avons à peine posé nos postérieurs...

Verdict :
Parce que je prends trois semaines de congés, il ne prolonge pas l’arrêt-maladie !
J'ai le droit de poser le pied et de marcher avec deux puis une canne !
Youpi !
Mon pied est tellement décalcifié que je n'y croyais pas !
Mais justement, comment favoriser la calcification due à l'immobilité si je n'ai pas la possibilité ni le droit de sortir ?

Enfin !

Prochaine étape : une rééducation compliquée par les revêtements verglacés en ces temps hivernaux.

 

Voir aussi :

Sur une route de Pologne en hiver

19:31 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hhôpital, transport, sante, architecture |  Facebook |  Imprimer | | |

19/11/2012

Pierrot se prépare pour le Dakar


Il n'est pas nécessaire de rafistoler  une Deudeuch ou une 4L  pour faire un véritable périple digne du Paris Dakar ou de la croisière jaune...

jaune_01z.jpg.pagespeed.ce.XsCubgE5s6.jpgVendredi, ma mère (et garde malade) devait partir pour la Normandie.
Cela tombait bien car je voulais m'occuper de son cadeau : une petite surprise que je n'avais pas eu la possibilité de rapatrier car le site était en rade !
La boutique la plus pratique n'était pas la plus proche : rue de Rivoli.
Cependant en prenant deux bus, respectivement le 188 et le 38, je pouvais espérer y aller.

Je sors après une petite sieste, il est 14h30.
Prenant l’ascenseur, je descends au rez-de chaussé où là je dois ouvrir les lourdes portes de l'entrée sans me rétamer avec mes béquilles.

Quatre marches.
Je me contorsionne sur une jambe pour passer une béquille dans une sangle de mon sac à dos, et main gauche bien ferme sur la rampe, je sautille de marche en marche avec la béquille droite en sécurité.

L’arrêt de bus est à un peu moins de cent mètres. Il me faut longer l’immeuble, attendre pour traverser et enfin m'installer sur le banc.
C'est la première fois en trois mois que je prends un bus... Comble de la témérité je le prends seul !
Dix minutes plus tard, le 188 arrive. À cette heure, il est moins bondé que d'habitude. La place assise derrière le conducteur est libre.
casse-gueule.jpg
Je me hisse sur le sol du bus, et me dirige vers le siège, prêt à y poser le popotin...
Sauf que je n'avais pas vu une mini rambarde... Patatras, me voilà par terre !
Moi qui devait sous aucun prétexte appuyer le pied au sol depuis 3 mois, c'est loupé !
Que de difficulté pour escalader le siège dans un espace si réduit !

Nous voilà partis vers la porte d'Orléans.

Terminus, je suis le dernier à sortir, c'est qu'il m'a fallu me dégager de cet espace si étriqué !

Je saute en bas du bus et.... une des sangles de mon sac craque !
Déstabilisé !

Il faut absolument équilibrer les charges et éviter que le sac gigote sous les soubresauts de ma démarche de sauterelle unijambiste.


 Sur une jambe, comme une grue huppée j'enlève le sac et observe les dégâts.
C'est la petite barre en plastique de la boucle qui a sauté. Je pose le sac au sol, mon pied, gauche contre ma jambe droite (après la chute, mon peton se rappelle à mon bon souvenir), je descends progressivement et me stabilise avec les béquilles...Un nœud avec les sangles et je remonte à la seul force de ma cuisse. finalement, il n' y a pas que de la couenne dans ma cuisse, pour pouvoir faire cette manœuvre !

Je clopine vers le terminus de la ligne 38.
Pour cela, il me faut passer sur une passerelle en béton à cause des travaux de la ligne 4, traverser en deux temps une rue et remonter un trottoir.
2577717639_1.jpg
Sur mes béquilles,je dois appréhender d'autres types de danger et d'obstacles que ceux que je connaissais en fauteuil. Les feuilles sont un danger réel de chute ! Les étourdis ne remarque pas forcement lorsque je suis à l’arrêt que je suis sur des béquilles. Les grilles de protection des arbres risquent de happer le bout de mes cannes.
Là, c'est les taxi qui roulent. Le sol est en pavés, autant dire que l’adhérence des mes cannes est limitée !
Pas question de jouer du rodéo pour traverser les voies du boulevard des maréchaux et du tram. Un temps infini pour arrivé de l'autre coté. Le bus 38 parts devant moi. Je ne risque pas de courir ! En plus à quoi bon ? Pour se retrouver sans place assise ?

Je clopine jusqu'à une miséricorde au niveau de l’arrêt de bus, et utilise la poignée de ma canne pour maintenir mon ripaton à l'horizontal.
Une chance sur deux de pouvoir m’arrêter à Hôtel-de-ville, la station la plus proche du magasin...
Et bien, se sera loupé ! Ce bus à pour terminus Gard du Nord, il s’arrêtera à la tour Saint Jacques.

La première chose qui j'ai vu en passant les portes du libraire, c'est une belle chaise. Je m'y suis affalé pour reprendre mon souffle.

Une fois mes petites emplettes faites, je me suis souvenu que dans le coin, il y a une pharmacie.
Me voilà traversant la rue de Rivoli, une gageure quand on ne peut courir, longeant le BHV malgré les badauds d'autant plus nombreux que les vitrines commencent à changer et traversant la rue des archives.

Une fois dans l'officine, on s'est bien occupé de moi, un vrai petit pacha !
Une charmante demoiselle m'a proposé de m’asseoir sur un confortable fauteuil et m'a apporté de l'eau. Puis, munie des références et de ma carte vitale, elle m'a amener les chaussettes de contention, avant de les encaisser sans que j'ai à me lever de ce bien confortable siège !

Direction l'Agora, pour acheter entre autre les derniers DSI et  Los !

Bien crevé !
Je m'installe au troqué en face.
Je ne m'installe pas en terrasse mais bien DANS le bar. What ! I can't belive it !!!
Ist es möglich ? Ich bin Verblüfft !!!
DSC1_0057.JPGEt oui, grâce aux béquilles je puis m'installer dedans sans payer l'exorbitant supplément « terrasse ». C'est que en fauteuil, c'est terrasse obligatoire... qu'il fasse -15°C, un temps de chien, une pluie diluvienne, il est pratiquement impossible de faire autrement que de s'installer en terrasse... on n' a donc pas le choix de faire autrement que de payer au prix fort un simple café !

Là aussi , on est au petit soin pour moi. J'enlève mon pull et le pose sur la chaise en face de moi pour y installer mon ripaton.



Un petit pissou  avant de rentrer ?
Et non : je me suis déjà cassé la gueule une fois aujourd'hui... avec beaucoup de chance.
Là cela voudrait dire descendre d'un étage dans un escalier fait en céramique, essayer de sautiller sur un sol glissant non avare en niveaux et marches, toujours sur un sol en carrelage... bref, bien trop dangereux.



Je reprends le, jusqu'à la porte d'Orléans. Là, je laisse partir un 188 car il n' y a pas de place assise.
Je croise un voisin dans le suivant... heureusement car il y a vraiment beaucoup de monde à cette heure et l’accès à la porte risque d'être coton tout seul !

Ce périple en bus me confirme ce que je subodorais déjà : tant que je ne puis poser mon deuxième pied au sol, prendre les transports en commun aux heures de pointes pour aller au travail, c'est au delà de mission impossible !

mission.jpg


Enfin, les quelques marches de mon perron !
Plus qu'un ascenseur et je pourrais me reposer après ce long périple...

Sauf que...
Ascenseur en panne !
J'habite au sixième et ces vieux immeubles sont haut de plafond... cela me fait 12 escaliers et autant de demi pallier à me farcir sur le cul !
J'enfourne dans le sac mon manteau et mon pull, enfile les sangles pour le porter sur le bedon et commence une ascension digne de celle de l'Anapurna.
Je croise en route une voisine responsable au syndic, mon voisin redescendant travailler et une maman et son petit loupiot sortant de chez l’orthophoniste.
Je suis arrivé couvert de sueur...
Une bonne douche s'imposait avant de me faire cette petite injection quotidienne commencée dès le jour de mon accident...

Après une telle journée, je suis bon pour Koh lanta !

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20:14 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport, transport en commun, santé |  Facebook |  Imprimer | | |

12/10/2012

Les handicapés persona non gratta

Tu ne souhaites pas allez dehors ?

Beuuuuu non, repond le Pierrot en poussant un soupir de bon dépressif !

Les conditions de déplacement sont une telle galère, que cela n'incite pas à sortir... alors je reste consigné à résidence...

Tu exagères...


Le trajet Horribilis de Sofiane en RER par handimobility


anti-handicape.jpgEt donc, on finit par rester chez soi... C'est peut etre le but inavoué ou inconscient : chasser les "indésirables", ceux qui dérangent, ceux qui font "tache"...

Plus d'infos sur :

http://www.handimobility.org/blog/

 

voir aussi ce billet : Acces interdit

06/08/2012

Comment perdre une matinée

Vendredi soir, je ne trouve plus mon passe en voulant sortir à Arcueil. Je passe sous le tourniquet et m’adresse aux personnes de la RATP. Un coup de téléphone pour savoir si mon passe est bien arrivé au terminus… pas de réponse… je repasserai donc le lendemain matin.

Samedi matin.
C’est une autre personne qui est à, l’accueil.
Elle n’avait de trace de l’événement d’hier soir : ses collègues ont oublié de le noter sur le cahier de bord.
Elle téléphone à la station de terminus. Pas de passe… Il faut que je m’en fasse faire un autre…

Mais où ?
Elle compulse un dépliant et essaye de téléphoner aux gares les plus proches proposant –d’après les informations qu’on lui a fournies – ce service.
Une première station ne répond pas et sonne dans le vide, un deuxième endroit ne répond pas non plus : la ligne est soit occupée soit sciemment mise en dérangement…

La station la plus proche après cela ? La porte d’Orléans.
Elle me donne un ticket gratuit pour ce voyage : direction la Cité Universitaire et de là, en prenant le tram, ou en marchant, la porte d’Orléans est à coté.
Une fois à la porte d’Orléans, j’apprends qu’ils ne font plus la carte. Les informations indiquées sur les prospectus, les seuls qu’ils peuvent eu aussi utiliser son totalement obsolètes !
Alors ? Denfert en prenant la ligne 38.
Je prends la ligne 38 et…  je loupe l’arrêt. Je me suis planté car il n’ya pas de station spécifiquement Denfert-Rochereau dans le sens SUD/Nord !

Luxembourgs ? Me dit le chauffeur…
Me voilà devant les petites cages à lapin qui servent de guichet… et là j’ai un méga doute… on ne rentre pas dans leur boite… je vois mal ces machins facilement cambriolables avec le matos nécessaire au passe Navigo…
Je reprends le RER pour aller aux Halles.

Et non, c’était une boutique SNCF…
Mrd*

Un gars de la RATP me refait passer les tourniquets pour que je me rende vers la place carrée, là où il ya effectivement une agence…

Il ya déjà deux personnes devant. Il est plus de 11 heures et les horaires peints sur la vitre déclarent pourtant que le samedi, c’est ouvert du matin au soir. Personne dans la boutique. Un panneau « Fermé » trône fièrement en plein milieu de la salle d’attente.
La première personne de la queue est venue ici le matin à 8h45. C’est la préposée d’hier qui lui a dit de passer à cette heure là… Visiblement personnes dans cette administration  ne sait plus qui fait quoi et à quelle heure… c’est du grand n’importe-quoi.
Un chinois est à coté de moi.lui aussi, a du mal à s’adapter. Juste après moi, une jeune polonaise originaire de Varsovie doit, elle aussi faire des démarches… Même dans les ex-pays soviétiques, l’administration n’est pas aussi ubuesque qu’en France !
Enfin, Elles arrivent. Elles sont deux. L’une d’elle a le passe. Elle cherche le trou de la serrure, qu’on finit pas lui indiquer.

Hop, elles se faufilent et le sas se ferme juste derrière elles.
Attente…
Blablabla
Le temps de lancer les bécanes…

Il n’y a que trois sièges dans la salle d’attente. Elles laissent entrer une première fournée de triplet –dont je fais parti.
Attente…
Les terminaux ont été déconnectés la veille, il faut donc relancer le système central et relancer les terminaux…
Vous vous rappelez de cette BD : Spirou à Moscou ? Le chauffeur devait faire un feu de petits bois sous le moteur pour que la bagnole démarre… Ben là, c’est Pierrot chez les soviets !

Enfin, c’est mon tour : affaire réglée en moins de dix minutes chrono sans que cela me coûte un rond !
Juste les quatre heures paumées parce que l’administration de la RATP est incapable de mettre à jour les infos, même à destination de ses propres employés !

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13:20 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport, ratp, transport en commun |  Facebook |  Imprimer | | |

19/07/2012

Les petits dormeurs

Jeudi matin,
Yeux fermés, bercés par la rame moderne, quelques voyageurs, somnolent... Leur visage est serein.
C'est une demoiselle avec un petit haut à froufrou jaune, c'est un jeune homme, qui bercé, me tombe de temps en temps sur l'épaule... ouvrant ,l'un comme l'autre un œil de temps en temps.

Ces nouvelles rames sont équipées d'un système d’annonce des stations.

Saint-Sulpice... le jeune homme, sursaute et sort de la rame comme un petit diable de sa boite...

Le soir, les dormeurs n'ont pas cette quiétude. Malgré Morphée les visages sont tirés, fatigués. C'est plus une torpeur, qu'une petite sieste réparatrice...
combien d'entre eux se réveillent en sursaut, une ou deux stations après leur arrêt ? 

15:00 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport en commun, transport |  Facebook |  Imprimer | | |

19/06/2012

Le RER ne change pas !

Lundi 18
Plus d'une trentaine de mails à traiter et un réveil difficile.... il est bien tard quand je puis enfin partir. A cette heure, généralement, il est si tard que la seule option restante est le RER. 30 minutes de trajet pour me rendre à la gare du nord... A priori, la grosse fournée est déjà passée... les rames arrivant seront celles que je finis finalement par prendre après une demi-heure d'attente sur les quais...
Une fois sur place, pourquoi autant de monde ?
Enfin un  message : incident terminé, le trafic reprend... prévoir 30 minutes de retard....
30 minutes de trajets + 30 minutes de retard + je ne sais combien de minutes pour pouvoir se trouver devant une boite à sardines où il resterait suffisamment de millimètres cube pour s'encastrer...
Pas besoin d'avoir fait une licence en mathématique pour se rendre compte qu'au mieux, se serait le lappse de temps nécessaire pour le parcours « métro » : 2 bus et une ligne 4 sur pratiquement toute sa longueur...
Et si tu étais parti un peu plus tôt ?
Et bien j'aurais du prendre tout de même l’option RER avec cette petite variante : j'aurais été bloqué pendants d'interminables quart d'heures en pleine, voie dans une boite à brandade de morue.
J'avais bien pensé faire le trajet à vélo, hier soir, mais la météo ne semblait pas clémente...

A cette heure dans le métro, quelques travailleurs comme moi ayant du prendre l'option métro, des touristes, des jeunots partant pour l'épreuve de philo... les visages sont certes concentrés sur les canards, mais malgré tout, il n'y a pas un sentiment de marasme, comme si les passagers étaient par anticipation harassés de leur journée... le regard circulaire des touristes doit y être pour quelque chose... il est facile de les reconnaître: ce sont les rares voyageurs qui ne sont plongés ni dans un gratuit papier, ni dans leur portable.... les rares aussi à chuchoter avec leur voisin ou voisine...

Il y a quelques belles apparitions...
...Petite compensation pour débuter une journée des plus chargée.

04/03/2012

Fennec boy prend le train


Samedi 03 mars 2012

Ma chemise rouge,  accrochée au bouton de la fenêtre du train, sèche. Même si la couleur ne détone pas avec celle des fauteuils, des vêtements tendus comme cela, cela fait plutôt romanichelle. Fauteuils rouges ? Et oui, c'est d'autant plus incongru que je suis en première classe.

Labyrinthe-Chartres-thesee-minotaure-tuileries-543po.jpgJ'ai couru pour venir ici. J'ai eu pour une fois de la chance : même si une petite rechute m'a obligé de partir 15 minutes plus tard que ce que j'avais prévu, je suis arrivé sur le quai une minute avant le RER.
Après un slalom dans ce labyrinthe, bourré de Minotaures lâchés comme pour une ferria,  qu'est la station Châtelet, j'ai réussi à sauté sur le quai de la ligne 14 au moment de l'ouverture automatique des portes.
Cela ne devrait pas être un exploit puisque il y a une certaine signalétique... sauf que trop d'informations tue l'information. Thésée avait au moins l'avantage d'avoir un seul fil d'Ariane.
Le nombre de panneaux indicateurs en hauteur est tel qu'on fait des détours extraordinaires, nez au « vent », en espérant que ces déplacements, tenant plutôt de la géométrie fractale, daignent vous approcher de votre destination avec le moins de temps perdu.


Course également une fois arrivé à Saint Lazare... En âge, je voie l'heure ; j'ai encore le temps de prendre un billet. Il y a du monde devant les panneaux d'horaires. Je suis si fatigué de voyager dans des conditions pas toujours agréable,  quitte à bouffer des patates, je prends un billet de première classe... Tant pis, je ne risque pas de voyager avec la jolie apparition ... D'un autre coté, avec la sueur, Fennec boy risque de pas faire une touche !

Le haut-parleur grésille :
« Je tiens à informer les voyageurs debout ou assis sur les marches qu'il reste quelques places assises dans la première voiture de ce train »
  Voilà pourquoi j'ai grillé 10 euros !
 

16:23 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport, train |  Facebook |  Imprimer | | |

18/02/2012

Jeux du cirques

Jeux du cirques

Au PO un vendredi à 19h30
Je suis en terrasse. Quelque part ce n'est pas très intelligent : cigarette et petite brise... au dessus de ma tête un chauffage fait penser à un toaster.
categorie-antiquite-moyenage.jpgMais le paysage est parfois distrayant.
Juste en face, ce n'est pas le périph' mais un des boulevards des maréchaux. Pour ceux qui ne sont pas de Paris, c'est un mini périphérique à quelques encablure du « vrai », avec des feux en plus... et le tram.
Nous sommes un vendredi soir, et malgré les policiers habillés en petits canards fluo, c'est le chaos.
Tram, circulant, voitures jouant les forts-en-bras,vélos qui slaloment, dansant avec la grande faucheuse. Et dans tout cela, despietons qui ne repectent plus les signalisations, forçant le passage, comptant sur l'effet « masse » pour arriver à gagner cette petite bataille de chaque instant  : circuler sans trop de casse.

10:11 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, transport |  Facebook |  Imprimer | | |

16/02/2012

Vital-i-té


Jeudi matin.
Je ne suis pas parti tôt : coup de balai, gamelles à récurer et autres petites joyeusetés de ce genre.
C'est que je me suis fait envoyé par fax mon ordonnance  hier mais je n'avais pas ma Vitale... Donc à faire ce matin. Inutile de poireauter sous la flotte... j'ai déjà donné hier soir !

Mercredi, sortie à19 h Il était sympa le pot pour fêter entre autre le new Home mai comme j'&i une petite rechute, la fatigue était bien présente.
Impossible de prendre les bus. Qu'est ce qu'il se passe. Pourquoi  un  tel merdier sur les routes ?
Obligé de marcher jusqu'au métro. Avec cette rechute,c'est pas cool. Du moins certains médocs me permettent de gérer et de moins souffrir.
J'ai loupé la correspondance avec la ligne 4:je pionçais.
Qu'importe, me dis-je à Montparnasse, j'ai une correspondance !
Sauf que, « voyageur malade » sur la ligne 12... La conductrice nous annonce qu'elle ne peut aller plus loin que la gare. Ouf, me dis-je c'est encore OK.
Ben non, à une station de ce terminus improvisé, c'est l’arrêt total. Merci de bien vouloir descendre.
En sortant, j'avise un panneau d'information : le RER B est arrêté à cause d'un colis suspect.
Finalement, c'est pas une si mauvaise chose ce qui m'arrive: avec cette rechute, rester debout aurait été un cauchemar. Je suis sorti vers l'avant. Je ne sais pas où je suis... un petit renseignement et me voilà marchant sous la pluie fine à la recherche d'un amer... « La Rotonde », Mouais, il doit y en avoir quelques uns de bars avec ce nom ! Et là, une bouche de métro...
Mes déambulations hasardeuses auraient-elles une fin heureuse ?
Bingo, c'est la ligne 4. en plus comme pour cette petite découverte à Châtelet, cette entrée donne directement sur le quai.
Arrivé à la porte d'Orléans, j'ai le choix entre deux bus... qui sont tous deux bourré à craquer. Une foule et là à chaque arrêt. : le RER B ne fonctionnant plus, ces bus  deviennent la seule alternative pour l'ensemble des banlieusard laissés sur le carreau.
J'ai toujours ce petit problème de santé.. plus un genou qui part en sucette...
Il pleut, il fait sombre, il fait frais... Attendre ?
Il est 20h très- très-  largement passé. Dans le pire des cas, je suis à 30 minutes de marche.
Je clopine en marche forcé avec les boyaux qui se rappellent à mes bon souvenir jusqu’à chez moi...
Ouf !
Enfin at home
Plus qu'à bourrer le tambour de la machine et... faire la popote  parce que à 21h00, lancer la machine, je ne risque pas de me faire que des amis !

13:35 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport, transport en commun |  Facebook |  Imprimer | | |

01/02/2012

Bus tourist hic


Mercredi soir, dans le bus 38
Le froid a eu raison d'une partie des installations électriques du RER B : 1 train sur 5 seulement, pire que le matin. La ligne 4 est prise d’assaut.
Une seule solution pour voyager dans des conditions acceptables et sûres : le bus
Le bus 38, je l'ai pris pour la premier fois le jour de mon anniversaire. En guise de cadeau, la ligne 4 était hors service... Le terminus était Châtelet...

Ce soir
Le programme : Gare du nord, Gare de l'Est, mairie du X, porte Saint Martin avec son restaurant aux produits typiques du Massif Central... puis descendre la rue St Martin , longer et contourner les Arts et métiers.
Petit crochet juste derrière le chevet roman, et hop, on redescend  rue Beaubourg.
Quartier de l'horloge, les gros tuyaux bleu du centre Pompidou s'élancent dans la nuit...
Le théâtre des Essalon éclaire une petite ruelle sur la droite, juste en face de « l'Usine à tuyaux. »... rue des Lombards ...avant la rue de Rivoli
Le bus laisse dernière nous la façade de l’hôtel de ville scintiller de milles petites guirlandes et on fonce vers la tour  Saint Jacques.
Le théâtre du Châtelet. Il doit y avoir un spectacle.
On enjambe la Seine, les toits de l’hôtel de ville toujours illuminé, tandis que le Louvre sort de la nuit tel un fantôme... Il fait trop froid, la passerelle en bois est délaissée par les pique-niqueurs


Passage devant la Saint Chapelle, puis devant l’esplanade de Notre Dame.


On traverse de nouveau la Seine et c'est le quartier Latin, Saint Germains, les terme de Luteces. Nous sommes dans le quartier étudiants. L'Urgence Bar n'est pas loin !
Passage devant la Sorbonne, le Panthéon. Une petite ruelle sur notre droite... je me souviens, il y avait un petit cinéma d'art et d'essai...
Les grilles fermées du jardin du Luxembourg, seules les points dorée transpercent la nuit.
Port Royal... je m'y arrêtais quand j'allais à l'INAPG... il y a de cela une autre existence déjà.
une autre vie
Denfert. La dernière fois que je m'y suis arrêté, c'était pour un petit apéro avec mon cousin.
Il est plus de 20 heures. Et nous ne sommes pas encore à la porte d'Orléans.
Je sais que le Bus ne s’arrêtera pas près du périphérique. Il faudra marcher dans le froid  pour choper un hypothétique 188..


 

21:33 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transport en commun, transport |  Facebook |  Imprimer | | |