22.02.2012

Saint Valentin au Mardi Gras

Mardi fin de journée
Je suis parti plus tôt que usuellement : rdv avec le mec du bâtiment pour mes fenêtres.
De loin, le trafic semblait fluide... que n'aurais-je eu un bus à cet instant ! De minutes en minutes, la circulation se congestionne, le sang de fer devient de plus en plus épais dans les veines d'asphaltes...
 Une longue attente à discuter avec une personne quittant également Cap 18.
et là, oui oh miracle, le petit berlingot. Le petit nom de ce minibus qui permet d'aller directement à la place de la chapelle et donc au RER...
Nous continuons à bavarder... c'est agréable. Chose étonnante il travaille dans l'imprimerie... on a de quoi parler...
Sur le quai du RER, une  femme est allongée. Hypoglycémie ?
Le train est annulé...
je prends le suivant.
Assis confortablement.
A coté de moi, une demoiselle en manteau blanc, son sac sur les genoux. Un ouistiti en peluche est accroché à la sangle.
En face, une jeune homme pianote sur son téléphone. L'expression qu'il a parfois avec une sorte de Lumière intérieure, je l'ai déjà connue. Sa moitié doit lui envoyer des  petits mots.
Visage apaisé, derrière ses lunettes, il regarde dans le vague, le visage tourné vers l’extérieur, ses longs doigts fins posés sur le mobile, comme le caressant. Il descendra à Denfert.

16.02.2012

Vital-i-té


Jeudi matin.
Je ne suis pas parti tôt : coup de balai, gamelles à récurer et autres petites joyeusetés de ce genre.
C'est que je me suis fait envoyé par fax mon ordonnance  hier mais je n'avais pas ma Vitale... Donc à faire ce matin. Inutile de poireauter sous la flotte... j'ai déjà donné hier soir !

Mercredi, sortie à19 h Il était sympa le pot pour fêter entre autre le new Home mai comme j'&i une petite rechute, la fatigue était bien présente.
Impossible de prendre les bus. Qu'est ce qu'il se passe. Pourquoi  un  tel merdier sur les routes ?
Obligé de marcher jusqu'au métro. Avec cette rechute,c'est pas cool. Du moins certains médocs me permettent de gérer et de moins souffrir.
J'ai loupé la correspondance avec la ligne 4:je pionçais.
Qu'importe, me dis-je à Montparnasse, j'ai une correspondance !
Sauf que, « voyageur malade » sur la ligne 12... La conductrice nous annonce qu'elle ne peut aller plus loin que la gare. Ouf, me dis-je c'est encore OK.
Ben non, à une station de ce terminus improvisé, c'est l’arrêt total. Merci de bien vouloir descendre.
En sortant, j'avise un panneau d'information : le RER B est arrêté à cause d'un colis suspect.
Finalement, c'est pas une si mauvaise chose ce qui m'arrive: avec cette rechute, rester debout aurait été un cauchemar. Je suis sorti vers l'avant. Je ne sais pas où je suis... un petit renseignement et me voilà marchant sous la pluie fine à la recherche d'un amer... « La Rotonde », Mouais, il doit y en avoir quelques uns de bars avec ce nom ! Et là, une bouche de métro...
Mes déambulations hasardeuses auraient-elles une fin heureuse ?
Bingo, c'est la ligne 4. en plus comme pour cette petite découverte à Châtelet, cette entrée donne directement sur le quai.
Arrivé à la porte d'Orléans, j'ai le choix entre deux bus... qui sont tous deux bourré à craquer. Une foule et là à chaque arrêt. : le RER B ne fonctionnant plus, ces bus  deviennent la seule alternative pour l'ensemble des banlieusard laissés sur le carreau.
J'ai toujours ce petit problème de santé.. plus un genou qui part en sucette...
Il pleut, il fait sombre, il fait frais... Attendre ?
Il est 20h très- très-  largement passé. Dans le pire des cas, je suis à 30 minutes de marche.
Je clopine en marche forcé avec les boyaux qui se rappellent à mes bon souvenir jusqu’à chez moi...
Ouf !
Enfin at home
Plus qu'à bourrer le tambour de la machine et... faire la popote  parce que à 21h00, lancer la machine, je ne risque pas de me faire que des amis !

14.02.2012

Pastaga parisien.



Lundi 13 février 2012 au soir...

Je suis dans le bus 38.
bus, transport en communLe RER B a encore des problèmes. Cette fois ce n'est ni le gel, ni les grèves. Le redoux rend glissants les quais des stations de surface. Aux heures de pointes, ces patinoires engendrent des retards allant jusqu'à 15 minutes.
J'aurais eu aussi la possibilité d'opter pour le métro. Outre de quand le RER déconne, c'est la solution de replis, j'ai vraiment pas envie de m'enquiquiner...
Maintenant que certains de mes problèmes de santé sont plus gérables, je n'hésite plus:je préfère prendre mon temps et voyager dans des conditions descentes. Par certains aspects, je redeviens provinciale : je fais la sieste, et je prendre le temps de vivre... Il ne me manque plus que le pastaga ! 

01.02.2012

Bus tourist hic


Mercredi soir, dans le bus 38
Le froid a eu raison d'une partie des installations électriques du RER B : 1 train sur 5 seulement, pire que le matin. La ligne 4 est prise d’assaut.
Une seule solution pour voyager dans des conditions acceptables et sûres : le bus
Le bus 38, je l'ai pris pour la premier fois le jour de mon anniversaire. En guise de cadeau, la ligne 4 était hors service... Le terminus était Châtelet...

Ce soir
Le programme : Gare du nord, Gare de l'Est, mairie du X, porte Saint Martin avec son restaurant aux produits typiques du Massif Central... puis descendre la rue St Martin , longer et contourner les Arts et métiers.
Petit crochet juste derrière le chevet roman, et hop, on redescend  rue Beaubourg.
Quartier de l'horloge, les gros tuyaux bleu du centre Pompidou s'élancent dans la nuit...
Le théâtre des Essalon éclaire une petite ruelle sur la droite, juste en face de « l'Usine à tuyaux. »... rue des Lombards ...avant la rue de Rivoli
Le bus laisse dernière nous la façade de l’hôtel de ville scintiller de milles petites guirlandes et on fonce vers la tour  Saint Jacques.
Le théâtre du Châtelet. Il doit y avoir un spectacle.
On enjambe la Seine, les toits de l’hôtel de ville toujours illuminé, tandis que le Louvre sort de la nuit tel un fantôme... Il fait trop froid, la passerelle en bois est délaissée par les pique-niqueurs


Passage devant la Saint Chapelle, puis devant l’esplanade de Notre Dame.


On traverse de nouveau la Seine et c'est le quartier Latin, Saint Germains, les terme de Luteces. Nous sommes dans le quartier étudiants. L'Urgence Bar n'est pas loin !
Passage devant la Sorbonne, le Panthéon. Une petite ruelle sur notre droite... je me souviens, il y avait un petit cinéma d'art et d'essai...
Les grilles fermées du jardin du Luxembourg, seules les points dorée transpercent la nuit.
Port Royal... je m'y arrêtais quand j'allais à l'INAPG... il y a de cela une autre existence déjà.
une autre vie
Denfert. La dernière fois que je m'y suis arrêté, c'était pour un petit apéro avec mon cousin.
Il est plus de 20 heures. Et nous ne sommes pas encore à la porte d'Orléans.
Je sais que le Bus ne s’arrêtera pas près du périphérique. Il faudra marcher dans le froid  pour choper un hypothétique 188..


 

Elect-hic !

Le mois commence mal !
J'ai la crève. Je me suis ré-endormis et c'est l'alarme anti terminus de mon portable qui m' a réveillé. J'ai en effet tendance à m'endormir dans le métro, et je n'ai pas envie de me trouver aux puces de Clignancourt.
Vu l'heure... je me dis que la seule option pour arriver pas trop en retard serait le RER.
Cela fait un certain temps que je ne l'ai pas pris. Mais à priori à cette heure, la majorité du bétail a du être enfourné et déversé dans la capitale.
Loupé !
Problèmes électriques :le RER est fortement ralenti. Ce qui compte-tenu de ce qu'est un trafique « Normal », signifie qu'on est passé du purgatoire à l'enfer et que le temps de transport s'étire à l'infini.
Exit le RER... Option métro
 
Je reprend le bus. Trafique également perturbé au niveau de la vache noire, mais finalement la Porte d'Orléans est fluide. J'ai prévenu E. de mon retard. Il est encore dans le 91. Cela signifie que le gel à bloqué la circulation très en amont et que exceptionnellement le plus gros du trafic n'a pas encore atteint le périphérique.
Une fois à la Porte d'Orléans : l'écran bien jaune précise qu'en raison de problèmes électriques un certain nombre de lignes ont un trafique perturbé.
Cela dit, le métro est moins pénible... surtout quand on est assis

Cette journée commence drôlement.

16.01.2012

Saltimbanques du rail

Dimanche 16 janvier
Je suis dans le RER A pour changer.
Direction Saint Germain en Laye.
Je m’installe sur un strapontin au fond de la rame. J’ai choisi cette place pour deux raisons.  La première, c’est que je me trimbale avec deux sacs. La deuxième – moins avouable – c’est que mon regard embrasse alors le wagon.

Deux chinois sont en face de moi. L’un d’eux compulse un guide duquel dépasse une ribambelle de post-it  fluo de toutes les couleurs… Une véritable guirlande de noël !  C’est à Etoile qu’ils descendront comme les nombreux touristes de cette ligne.


Deux places plus loin, une femme âgée tourne la tête ostensiblement vers la fenêtre. Le paysage est inexistant, puis que nous sommes dans les souterrains, m’ais qu’importe, il lui est plus agréable que nos gueules de prolo. Une véritable sauvageonne de la savane avec ses gants et son espèce d’écharpe en tissus de couleurs orangée parsemés de tâches noires de léopard… Elle nous abandonnera à la défense : Auteuil-Neuilly-Passy n’est pas si loin…


Un homme au fond du wagon, semble écrire sur un carnet. Un autre glaneur de petits riens ?
Peut-être pas : il prend des notes sur cette chose bizarroïde : un bouquin en PAPIER !

Deux saltimbanques entrent dans la voiture. Ils se ressemblent étonnamment. Le père et le fils ?

Tout deux avec une barbe de patriarche, l’une blanche, l’autre de blé. Cheveux longs, guitare à la main. L’aïeul porte un chapeau de cowboy. Un arceau métalique ui permet de maintenir au niveau de sa bouche un micro.

Face à face… les yeux dans les yeux, Ils entament leur duo. Une véritable complicité s’installe entre les deux musiciens. Le plus âgé, d’une voix de stentor égrène de la country, de la musique à la Brassens et à la Ferrat.
Leurs visages s’éclairent, leurs yeux brillent.

Est-ce vraiment pour avoir des subsides ou tout simplement pour avoir le plaisir de jouer ensemble devant un publique qu’ils sont là ?
Je ne sais…

13.01.2012

Un bon petit diable

Jeudi soir
Je suis à quelques mètres du bar au diable.
Non, il ne s'agit pas d'un pastiche de roman quasi éponyme... même si à défaut d'étang, il y a bien un marais.
Le diable en question, tenait plus de la brasserie. C'était il y a une semaine.  


Le jour de mon anniversaire, je saute de chez moi pour choper un bus. Cela fait depuis quelques temps que j'ai volontairement renoncé au RER, quitte à voyager une demi-heure de plus.
Un 188 arrive. Il est bondé comme un RER... c'est décourageant, sauf que le suivant est juste derrière. Me voilà à l'aise dans ce bus presque pour moi tout seul.
Arrivé au terminus du métro, alors que je m'engage dans un tunnel, pour accéder aux tourniquets, une femme déroule en long ruban pour entraver l’accès : une personne est tombée sur la voie et le trafique est interrompu. Je préviens mon supérieur et je remonte à la surface.
Là où je suis, il n'y a pas beaucoup de possibilités : le bus. C'est ce qu'a compris aussi une famille de touristes anglophones. Je les dirige vers le bon coté du boulevard : au niveau tourisme, la banlieue ce n'est pas top !
Ils rentrent dans un café, avec leurs quatre enfants : une pluie fine tombe sur nous et ils n'ont pas encore pris de petit-déjeuner.
Un peu plus loin, je repère un bus qui conduit à Châtelet, voir pour les plus longs pour Gare du Nord. Le numéro 38... 38, c'était encore la veille pour moi ! Un clin d'oeil du destin ?
Je note le numéro de bus et l'emplacement de l’arrêt et rentre dans le bar pour leur donner ces informations. Ben oui, le français peut être sympa !

Le bus suit le même chemin que moi quand je vais en vélo au boulot : Alésia, Denfert, Le Luxembourg...
A l’arrêt correspondant à la station Denfert du RER, le bus bondé se vide d'un coup !
Une place assise se libère. J'aurai pu moi aussi tenter le train, mais à quoi bon si c'est pour attendre 30 minutes avant de m'encastrer dans un wagon !
Les monuments défilent : les lions de Denfert, les grilles du jardin du Luxembourg, le Panthéon, la chapelle de la Sorbonne... Puis plus loin encore les ruines des thermes de Lutèce, les chimères de la fontaine de la place Saint Michèle... le Palais de Justice est juste là, de l'autre coté de la Seine, que l'on traverse. Le regard se porte sur Notre Dame qui se dresse tel le gaillard arrière d'une nef à quai.    
Les grilles du palais laissent apercevoir la Sainte Chapelle, Cette tour à l'étrange horloge en face de l’Hôpital... la conciergerie. Avant de retraverser. Nous longeons le quai où les bouquinistes proposent cartes et autres babioles, passons devant l’hôtel de ville avant de s’arrêter près de la tour Saint Jacques.
Avec un peu de recule, je me dis que j'ai bien fait de donner ce bus aux touristes : voir paris à l'abri de la pluie et sans payer un max... Quelle aubaine !


diabolo.jpgMais il est plus de neuf heures, et la physiologie se rappelle à mon bon souvenir. Le bar à coté de ma bouche de métro préférée est fermée. Un autre bar à coté du flams s'ouvre... je suis le premier client..Un petit café, un petit passage et je reprends le RER pour une station.

En arrivant sur le quai, devant cette marée humaine dégoulinante tel un magma visqueux, je me félicite de ne pas avoir repris le RER plus tôt !

J'ai 39 ans ce jour et j'ai décidé de vivre !  

12.01.2012

Zen attitude

Jeudi 12 janvier 2012
Dans une rame de la ligne 4, je suis là à écrire son mon mini-ordinateur.
J'ai failli commettre une gaffe ce matin : pas assez réveillé, je me dirige vers la station de RER... Heureusement, le bus 187 arrive juste devant moi. Je puis encore prendre l'option « Métro »
Dans le bus, quelle différence avec le RER. Ici, il y a de l'espace. Au fond, une femme tricote un chandail. Les livres sont sortis. Toutes générations confondues, quelques portables sont là pour s'isoler. La différence avec le RER, c'est que leur visage n'est pas fermé. Un jeune homme portant une écharpe tricotée  s'installe à coté de moi, il sort de son sac un livre. A cette heure, dans le RER, les bras sont si collé au corps que les êtres vivants prisonniers sont devenus des Hommes-troncs. Impossible d'ouvrir un bouquin !

Avant de prendre le métro, je passe à une boulangerie:3 viennoiseries.   Celle au chocolat pour moi, les deux autres pour deux vieux à coté de la bouche du métro. c'est à peine si ils ont encore la force de mendier.
Dans la rame de métro, les places assisses sont prises d'assaut... et pourtant à malgré les quelques personnes debout, on respire. Les regards sont fermés, plus par le sommeil et une habitude purement parisienne que par le stress d'un enfer quotidien.
Une population plus uper midle-classe est en transit.Elle est bientôt arrivée à destination : bureau, salle de cours...
Les visages sont sereins : nous ne sommes pas dans le RER.

lotus.jpg

Perdre une demi heure de plus dans le transport n'est rien en comparaison de cette quiétude pour qui a connu l'enfer du RER

06.01.2012

Un argentin dans le train

Petit bataille vestimentaire

Sur le quai du RER à Châtelet,
Il est là a attendre la rame. Tirant une valise avion, vaste attaché-caisse pour ordi de 17 pouces en bandoulière. Par le crochet des portemanteaux, il retient sur son autre épaule, deux costumes protégés par une housse.

Une fois dans le RER, le jeune homme se bat avec son packtage, posant sur le siège en face de lui, une à une, les valises. Chaque costume est par la suite, posé pour ne pas être froissé.
Beaucoup de précautions, gestes précis et précieux, digne de la cérémonie de quelque ostentation, comme si chaque objet était une relique.
 
Sa tenu vestimentaire est recherchée. Le ton mate de la peau de ce jeune hidalgo (est-ce un descendant des mayas?), s'accorde parfaitement avec son écharpe bleue en cachemire. La chemise est d'un blanc éclatant, souligné par une cravate si sombre qu'elle en paraît presque bleue.
Sa coiffure ferait penser à un de ces jeunes de bonne famille. Seuls quelques volutes dans sa chevelure, ondoyant comme des vagues d'ébènes, laissent supposer le coté bouillant de l'argentin.

30.12.2011

Excusez-moi mademoiselle, je suis plein de confusions...

 

Vendredi 30 décembre

 

Petit sac printanier

 

Longs cheveux assortis à une écharpe en laine écrue tricotée main

 

Petit minois tourné vers la vitre au sourire discret et adorable

 

Jolie petite vision...

 

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