08.04.2010
Tweet et la Salamandre : quand la littérature devient (trop?) abordable
Cet article paru dans le 20 Minutes du 6 avril présente comment deux jeunes américains ont digéré quelques grands classiques de la littérature pour leur donner une forme enfournable sur twitter.
Leur ouvrage, Twitterature, fait un tabac nous rapporte le journaliste.
L'objectif initial de ces potaches était purement ludique. Ils sont eux même surpris de cet engouement...
Est-ce donc risible de voir s'arracher ce digest de 70 romans chacun prémâché en une bouillie digeste pour Gogols de 20 phrases de 140 signes chacune ?
Un passage de Fahrenheit (Ray Bradbury) me vient en tête.

Fahrenheit 451, la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume
Pendant près d'1/3 du livre d'anticipation, le lecteur pourrait croire que les livres sont brulés pour pouvoir contrôler la population.
Et de fait, les Hommes de ce futur probable sont superficiels, matérialistes, fashionvictim, avec la même intelligence d'un inconditionnel de Loft Story...
Sport, apparence, bogoss attitude (ou midinette attitude) et moins d'esprit qu'un homme de Neandertal : bref Welkom in Michael Vendetta World.
Le littérature finissant en fumée, il serait très rapide de penser que c'est pace que le gouvernement empêche la propagation de l'Esprit, que la population est devenue une masse idiote et consommante.
Mais un jour, Montag, pompier de son état apprends de Beatty, son supérieur hiérarchique, pourquoi il brûle les livres.
Tout à commencé par les « digests », digests de digest et autre résumés permettant au masses de croire qu'il n'est pas forcement nécessaire d'aller plus loin ; de se creuser la tête.
Pour bien des gens, Hamelet (...) n'était qu'un digest d'une page dans un livre intitulé « Maintenant, enfin, tous les classiques à votre porté ; votre niveau de connaissance égal à votre voisin » sort Beatty...
Quand aux vrais livres qui soulèvent des interrogations et obligent à faire des efforts intellectuels, les Hommes décrits dans ce roman d'anticipation les considèrent non seulement comme inutiles mais angoissants, car non consensuels. Il faut donc les brûler.
Ce monde décrit dans ce livre de Science Fiction n'est pas impossible. C'est seulement ce que nous risquons de devenir si nous laissions notre penchant naturel au moindre effort prendre le dessus...
70 romans prémâchés en 20 phrases de 140 signes, donc...
Twitterature (éditions Saint Simon,13 Euros)
17:49 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : litterature, tweett, twitterature, fahrenheit 451 |
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