18.10.2008

La prison dont on est son propre geôlier

Quand j'étais  bien plus jeune, j'avais une idée bien précise de ce que je devais être et devais faire...

 

Poussé par un orgueil démesuré, et par une armure de principes, de jugements à l'emporte pièce et d'affirmations stupides. Je chercher à ressembler à ce que je pensais qu'on attendait de moi...

Qui le « on » ?  Là est tout le problème...

Lorsque j'étais enfant puis adolescent, je n'étais qu'un stéréotype qui n'avait rien de vivant.

 

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Je pensais qu'un vrai homme ne devait pas montrer de sentiments

Alors, je me suis enfui en moi-même pour ne plus rien ressentir, ne plus rien dégager...

Et il m'a fallut la fin du lycée pour commencer à réapprendre à sourire, rire, pleurer...

 

 

Je pensais qu'un homme devait faire preuve de sérieux

Alors je ne devais pas éprouver du plaisir autre qu'intellectuel et avais honte des choses simples qui me semblais déchoir.

 

Le cinéma, la bande dessinée, le simple fait d'entrer dans un bar pour prendre une limonade !  C'était pour moi des interdits qu'il m'arrivais de braver avec la peur au ventre... Terrorisé à l'idée que mes parents me vois regarder la télévision par exemple...

En tant qu'aîné, je pouvais me permettre bien sûr d'accompagner mes cousins et frères au cinéma, mais parce que j'avais une excuse qui me semblait valable à moi-même !

 

Je ne me suis vraiment amusé qu'a Lille, loin, très Loin de mes parents et de ce que je pensais être des obligations...

J'avais 23 ans...