18.01.2012

Rusty quitte le nid

Un samedi au supermarché dans les rayons vaiselles et autres lingeries. Une maman avec sa jeune perche.
"Quel type de verre souhaites tu prendre ?"
Le caddie a déjà quelques petites choses simples : un peu de vaisselle et de litterie. On sent que le fiston va partir du nid...

Souvenirs...
Mon véritable départ, j'étais déjà bien vieux. Même étudiant,  jusqu'à mes 22 ans, je rentrais chez mes parents le vendredi soir, le linge sale bourrant un sac prêt à craquer.

Le logement que j'occupais était une véritable aubaine : il ne me coûtait rien et il y avait toute les commanditées : WC, salle de bain, cuisine avec une cuisinière...
Passage au restau-U sandwich et le soir... poissons, pâtes, sachets de riz et réserves prises chaque début de semaine chez papa-maman.
 
Ce fut une autre paire de manche quand je suis parti étudier à Lille.
Une chambre avec un petit lavabo... des WC en communs, des douches comme à la piscine, une cuisine pour tout le monde (çà c'est cool...)  et une machine à laver... C'est encore plus cool !
Je me rends compte maintenant que j'étais par rapport à un étudiant parisien dans un cadre idyllique.


Et pourtant, il y avait des petits trucs angoissants.
Je me rappelle téléphoner à ma grand-mère pour savoir la différence entre le blanc et les couleurs !
Toujours à ma petite mamie, sa recette de crêpes.
Pourquoi à elle ? Peut-être que le grand garçon n'osait pas téléphoner à sa "moman".

bonne-jeune-etudiant-sac-de-transport-et-des-livres_236865.jpgBref quand on n'est plus chez papa-maman, il y a des questions qui se posent.

  • Comment faire autre chose que des pâtes aux lardons (ou au saumon) ?
  • Le temps de cuisson des œufs ?
  • Comment cuisiner avec pratiquement rien ?
  • Comment faire les petites réparations lorsque une partie du taudis (pardon du logement étudiant) part en morceau...
  • Lavage à la main ou alors en lavo-matique ?
  • Ma couette est transformée en éponge... pourquoi ?

 
Plein de petites choses qui me semblent finalement nécessaires.

Et dont j'ai retrouvé une partie des réponses dans quelques bouquins, des années plus tard,  dont un livre déniché lorsd'un vide-placard d'une collègue: Manuel de survie pour les filles.

 

Certes le  Rusty avec ses 1, 95 mètres de haut, son duvet au menton et son début de moustache qu'il porte crânement  ne risque pas d'avoir besoin d'un tampon... mais quelques conseils pouraient bien être plus ou moins repris à la sauce « Couillu le jeune Caribou »

C'est un peu en souvenir de ce passé si loin.
Que je pense que je devrais préparer un petit quelque chose...

Qui sait...

17.07.2009

Pratiques unisexe

manuel_dico_fille_fleurus

Manuel de survie pour les filles d’aujourd’hui (éditions Fleurus)

 Que voilà un bouquin bizarre dans les mimines d’un mecton… Je vous rassure, ce n’est qu’un don pour la bibliothèque…

 Cela dit, à la lecture du sommaire, je me dis qu’il ne serait pas bête de reprendre certains chapitres et sujets en les adaptant à la touche « boy » vu le nombre de jeunes mecs qui se trouvent bac en poche loin de papa-maman pour la première fois…

 Je me rappelle par exemple, alors que j’étais en formation à Lille, que l’association des étudiants de l’USTL distribuait en début d’année à la sortie du VAL (le « tram » local) un mini guide de survie

Outre les bonnes adresses pour sortir et se refiler des mètres de bière derrière la cravate, ce manuel estudiantin donnait des astuces pour utiliser les sacs plastiques, en guise de poubelles, une ou deux recettes faciles et pas chères (haaaah, les milles et une façons d’accommoder nouilles et restes…), etc…

Je me rappelle mes coups de téléphone à ma grand mère pour arriver à démêler les couleurs du blanc pour mes premières machines à lavé le linge faites tout seul…

 Bref un bouquin qui finalement pourrait servir de base pour les jeunes porteurs de pudenda en vadrouilles (les jeunes bien sûr…quoi que à priori c’est concomitant)…

 

Juste penser à modifier un peu. Par exemple, le chapitre « SOS Garçons » (ou  comment en ferrer un en 2 minutes chrono) n’est vraiment pas adapté à la majorité des mectons. De même dans la trousse de toilette, les serviettes et autres tampons seraient certainement plus avantageusement remplacés par le nécessaire à rasage (de la barbe) mais SOS bricolage, par exemple pourrait être repris tel-quel vu le nombre de jeunes citadins incapables de tenir un marteau !