11.12.2011
Samedi kiss Kool
Depuis trois semaines, je lève allégrement le pied en Week End. Cela ne signifie pas que je ne fais strictement rien, mais que je stress moins en me disant : à chaque jour suffit sa peine.

Le samedi est pour moi un jour particulier : Y part travailler pour 11h00 en général, ce qui veut dire que si je me réveille vers les 6h, je me recouche aussitôt.
Le plaisir de ce deuxième sommeil a quelque part quelque chose de jouissif. C'est un petit bonus, une petite gâterie comme un chou à la crème : ce n'est pas raisonnable, un peu coupable, mais qu'est ce que ça fait du bien sur le moment... on s'en lèche les doigts avec délice.
Mais trêve de plaisanterie, en ce premier samedi de décembre, il est temps de se lancer !
Voyons... j'ai eu le privilège de pouvoir poser une demi journée RTT mardi. Une journée des plus fructueuses puisque j'ai réussi un petit miracle : faire ratiboiser ma tignasse qui tenait du champ de blé après l'orage. Donc en ce samedi, le programme c'est trouve allégé.
Je me dessape de ma tenue nocturne et regarde le pantalon de la veille. Il faudrait vraiment le laver. Mais comment puisque mon autre futal est au sale ?
A moins que... depuis quelques mois, j'ai perdu 5kg. Les changements dans mon alimentation n'avaient pas cet objectif, mais... avec ces quelques surcharges en moins, peut-être pourrais-je remettre ce jean ? J'ouvre mon coffre à vêtements avec une certaine appréhension. Il est là, avec ce slibard bleu-nuit, un sous-vêtement conçu pour le sport... Il y a si longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de mettre cette tenue ! On test ?
Allez le Pierrot, courage...
Bingo !
Je vais avoir une plus grande marge pour mes choix de vêtement.
Cela tombe bien, ce soir, il était prévu qu'on se prenne un petit verre, et qui sait, un petit restaurant, et qui sait....
Ragaillardi, je fais le tri dans mes affaires, regarde ce qui doit passer à la machine et, bras chargés de vêtements et serviettes de bain, me dirige vers la cuisine, pose dans la bannette les tissus, lance le café, retourne vers la salle pour récupérer la literie du couchage d'appoint, sirote quelques minutes mon café en portant mon regard au loin à travers les voilages de la fenêtre de la cuisine qui soustraient aux yeux d'éventuels voisins ma semi-nudité avant de trier le linge en deux séries. Voyons. Qu'est ce qui ne peut pas aller à 90 °C ?
Première lessive de 30 minutes. Le temps de prendre une douche, me raser, me vêtir, faire le lit... faire une première tournée de bassine pour mes plantes d'intérieur, et installer dans le salon les séchoirs à linge.
Puis, installer le linge propre, ressortir les plantes de l'eau : il ne s'agit pas de les noyer, remplir de nouveau le tambour et lancer une machine à 90°C... 2h...
Largement le temps de faire faire trempette à mon orchidée, et autre spathiphyllum, ranger ma chambre, passer la toile dans la salle de bain et toilettes... et me préparer à faire des courses.
Oh, pas grand chose, juste un ou deux meubles de rangement pour faire tête de lit...
Et bien je n'ai pris qu'un seul meuble : impossible de soulever mon sac et de le mettre sur le dos avec les deux ! Heureusement finalement, parce que, samedi oblige, il y avait du monde à la caisse... donc le Pierrot, poirote avec un carton qui le dépasse d'au moins une tête... le temps de régler et de marcher jusqu'à chez moi, la machine était déjà en centrifugation... juste à temps !
Fin d'après midi ?
Repos – après passage de la wassingue.
C'est que ce soir, je sors un peu... un miracle après des mois de souffrances me collant chez moi.
19:09 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31.10.2011
Un WE au calme
Ce WE a été spécial : ma mater est passée. Elle pensait initialement juste passer le samedi pour déposer des affaires, mais je l’avais poussé à rester jusqu’à dimanche après-midi.
Samedi matin, je pensais me réveiller tôt, vers 8h00 quand les loustics auraient claqué la porte, rentrant qui au Mans, qui à St Ger’… En fait je me suis réveillé comme une fleur vers 9h30… avec des pionceurs dont un qu’il a eu un mal fou pour sortir du plumard…
Une fois tout ce petit monde sorti, j’ai mis les bouchées doubles : ma chambre sert d’entrepôt de stockage : lattes de parquet, valises, tapis… auquel il convient d’ajouter mes affaires perso (fringues, livres, DVD, et autres bidules informatiques), et parfois… le séchoir.
Je pars faire des courses : il fallait que je me nourrisse pour la semaine à venir… et surtout que je prépare les repas du WE.
A ces choses agréables, devaient s’ajouter des petits trucs des plus triviale dont de l’acide pour la cuvette des toilettes. Je suis passé quatre fois dans les rayons « produits ménagers » et autre joyeuseté de ce genre… J’ai même pris au passage un mini-radiateur au cas où…
J’ai finalement trouvé le seul truc qui fonctionne contre le tartre avec le « White spirit » : au rayon massacre à la tronçonneuse !
Le temps que j’arrive, coup de tel… Mater vient juste de partir…
Cela me laissera le temps de finir de nettoyer certaines choses et d’arroser les plantes.
Une fois qu’elle est enfin là je lui précise qu’au menu de ce WE : c’est « je m’occupe de toutes les choses »… Elle n’a que se laisser se poser et se reposer…
Salade de gésiers le soir et le dimanche midi, mon célèbre « aiguillettes de volaille aux pommes » !
17:15 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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12.09.2011
Le Minidou du métro
Dimanche, fin de journée
Ligne 4, je suis assis à coté d’un jeune homme. Il est rentré à Chatelet, un gros sac de sport sur le dos, la mine tirée, fatigué probablement de sa journée.
Je suis là, avec en main un de mes petits carnets. Je suis passé exprès dans cette papeterie, juste après les averses pour voir faire un stock. Ils sont pratiques, faciles à mettre dans la poche.
Pendant que j’écris quelques lignes, le jeunot est courbé sur un livre, sa nuque bien visible est parcourue par une chainette en argent, bien visible puisque son petit pull blanc est un raz-de cou. Le temps en temps, il lève les yeux pour savoir à quelle station nous sommes.
Un doux parfum émane de sa personne, un parfum de fraicheur, légèrement caramélisé… Il doit revenir de chez papa-maman pour que ses vêtements sentent le propre et l’agréable senteur de l’adoucisseur… Petite déduction : le sac doit être rempli de son linge de la semaine, et il a du se farcir le voyage depuis sa province Natale… d’où la fatigue…
On est dimanche, il est 19h00, moment où –tel que je le fis il ya de cela si longtemps- les étudiants reviennent pour débuter une nouvelle semaine de folie : quelques cours, entrecoupés de révisions et – selon le budget – de sorties.
Il descend à Montparnasse. Moi je dois faire toute la ligne.
Vais-je prendre le bus ou bien continuer à pied pour rentrer chez moi ?
Un peu de marche, peut-être pour solder ce dernier WE estival
14:03 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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05.10.2009
Un Mister M au Mieux de sa Motivation
Deuxième dimanche d’octobre
Pour une fois, je me suis réveillé tard : 9h30. Ce qui fait que malgré mes réveils intempestifs et nocturnes, je suis en peu plus en forme….
Suffisamment pour finaliser quelques petits rangements et nettoyages (j’ai posé trois rangées de miroirs la veille sur un mur) et faire les petites courses pour la semaine.
Mimi doit passer manger ce midi.
J’ai prévu de faire des courgettes farcies.
J’évide mes courgettes, fait sauter le hachis avec des aromates (c’est du hachis à Bolognaise), rempli les légumes avec la préparation, pose des rondelles de chèvre et enfourne…
Il me reste des champignons. Je les fais sauter avant de les incorporer à du riz.
Et puis il y a eu des douceurs : mon boulanger m’a à la bonne. Faut aussi dire que je l’aime bien aussi, il est sympa
Salamalekum, Malekumsalam… Il est plus en forme ce dimanche que la semaine dernière…
Donc en plus de la baguette et des deux grillés aux pommes, cadeau, quatre chouquettes !
Comme convenu, M est arrivé en retard. La viande est donc bien cuite…
M. ne pouvait pas rester longtemps
Quand je l’ai quitté le dimanche dernier, il est allé se promené avec son vélo, qu’il a laissé à une rambarde le temps de marcher un peu … Malheureusement, il y a des gens qui sont loin d’être civilisés : il a retrouvé son vélo plié !
Les réparations auraient coûtées plus cher que le vélo… il doit passer avec une connaissance à une vente de bric et de broc cette après-midi pour voir si il ne peu pas trouver une petite Reine.
De Banlieue à Banlieue, les transports en communs sont tout simplement « ubuesques ». M. est obligé de passer à Chatelet les Halles pour choper la ligne D, direction le Sud. Pour information, je suis moi même vers le Sud mais sur une autre ligne de RER.
A quoi bon jeter l’opprobre sur la voiture quand finalement on voit les transports en communs prévus pour la populace… (Vous savez, la « France d’en bas », celle qui gagne le droit de payer des impôts à la sueur de son front et pas celle qui planque en suisse le grisbi gagné en boursicotant). Donc, je me demande la pertincence de lever le « crucifix vert » lorsque les transports pour la « Vulgat » sont si catastrophiques que la « caisse» -au passage mangeuse de Taxe Carbone et de TIP - reste la seule solution ! On n’habite pas tous dans Paris 8eme !
Question de ne pas rester cloitré chez moi, je l’ai accompagné au moins jusqu’à Paris.
Il est sidérant de voir comme M est plus ou moins transfiguré. Je l’ai connu plus courbé, maussade, grincheux, vieux d’apparence et d’esprit…
La différence ? Il a repris ses études, repris son destin en main en maugréant moins contre les « socialo ineptes et leur stupide collège unique »…
Le fait de côtoyer des gens dynamiques et jeunes a un effet d’entrainement. Pour l‘avoir vécu les premières années passées à Paris, c’est flagrant ! le Pierrot d’alors n’avait rien à voir avec le zombi esseulé enterré dans sa sinistre Banlieue…
Là après son crapahutage vers Melun, le Mimi doit aller à une soirée : « TD » (thé dansant ) organisée par des associations estudiantines. Ce type de « soirée » commence en fait tôt, 18h00, pour finir avant minuit. L’avantage étant que le lendemain vous pouvez vous levez pour aller en cours ou au travail.
J’ai connu quelque chose de similaire du temps où j’habitais à Paris…
Booouuuu, snirf…
Donc je laisse l’ami Mimi sur le quai du RER D.
Objectif : prendre l’air et puis voir si par hasard BHV ou « Reine Merline » sont ouverts pour, entre autre, refaire le plein de colle à carrelage pour ma dernière rangée de miroir
Bon, j’ai fait chou blanc (normal, c’est dimanche) mais mes déambulations ont fait poussé les portes d’un bien imprévisible bar
Un petit billet sur celui-ci ne sera pas un luxe (d’autant plus que ayant fait le plein dans la foulée de petits carnets, je n’ai pas résisté à m’en tartiner quelques pages)
14:09 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.09.2009
Dernier WE de septembre. Gueuleton et échappée du pelletons
Dimanche
Qu’elle manie de me lever aussi tôt !
Enfin ce matin, derniers rangements, coup de chiffon et récurage, courses et préparation des divers mets…
Phil doit arriver entre 10h00 et 10h30. A priori il doit retravailler vers les 15h00 de l’après midi
Plat prévu : girolles sautée, riz cuit et sauté à la crème et escalopes de veau.
Entrée : salade d’endive, et mousse de canard sur pain grillé
Nous nous finirons au fromage, raisin et pâtisserie amenée par Phil ; le vin accompagnant le repas étant proposé par Mimi…
En fait, il se trouve que Phil ne devait commencer qu’a 18h00…
A 17 h00 Michel sur son vélo et moi sur le mien l’accompagnons à l’arrêt de bus avant de partir pour Paris en repérage…
C’est qu’il faut effectivement abandonner toute idée de suivre cette chose inutilisable à Paris : le « code de la route ». Ce n’est que par les us et coutumes… astuces et habilité… témérité et résolution qu’il est possible de prendre la route en cette si bien nommée « Capitale des Gaules » vu à quelle point il faut vraiment avoir des c* au luc pour prendre la route…
Mais tout cela n’est rien sans une attention de tout instant. Chaque seconde, chaque mouvement, chaque anticipation est nécessaire… Conduire à paris demande des nerfs d’acier !
Le dimanche est cependant plus agréable sur les routes parisiennes, parce que les Parisiens en WE, font profités les provinciaux de leur caractère si typique…
Porte d’Orléans à porte d’Aubervilliers, c’est presque tout droit…
A Alésia, il faut juste bien penser à passer à droite de l’église…
A Denfert, passer également droite du lion sans tourner à dextre…
Port Royal, longer les locaux des « étudiants »…
Luxembourg,
On traverse
Puis on remonte très tout droit jusqu’à la gare de l’Est par le Boulevard Sébastopol. Là le danger c’est les Taxis !
Gare de l’Est, Gare du Nord, place de la chapelle où il faut arriver à accéder à la rue Pajol, celle qui longe les voies de la gare de l’Est qu’il ne faut en aucun cas traverser…
Place Hebert et sur la droite, en suivant le 60,… vous être à mon deuxième « chez moi »…
Apres tout cela, mimi a voulu grimper sur Montmartre…
Ce n’est pas un seulement un maillot jaune qu’il lui faudrait; c’est le maillot à pois !
J’ai cru que j’aillais y rester ! Vraiment je manque d’entrainement…
On est finalement rentré en empruntant le RER.
Gare du Nord. Il doit bien exister quelque part une astuce, un passage « confort », vous savez celui pour les poussettes- utilisé allégrement par tous les fraudeurs…Mais nous ne l’avons pas trouvé…
Je suis rentré chez moi vers 20h00 tout gluant…
A la sortie de la douche, la luminosité n’était plus suffisante pour poser mes carreaux de miroir…
07:15 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.04.2009
Chili Com Clamcé
21 avril midi
Extraordinaire ! Je suis sorti dehors à la pause dej…
C’est que on s’était donné RDV Chris (ou Harris en diminutif) et moi ce midi pour se faire une blonde…
Il était bien là, à une table de restaurant... avec des collègues. Il avait totalement zappé le truc ! Il faut aussi dire que le rdv de ce jour, on se l’était proposé samedi en fin de présentation de son documentaire sur les indiens mapuche du chili (plus d’info : http://www.bibliomonde.com/donnee/chili-les-indiens-91.html)
Un reportage sur l'expropriation des Mapuches du Chili . Un documentaire qu'Harris a tourné l'année dernière. Samedi, nous avons été une poignée d'amis et proches à assister à la premiere!
Pas les conditions les plus simples pour se souvenir de la bibine de ce midi… Surtout après la troisième mi-temps qu’il n’a pas loupé samedi soir, tandis que je me trouvais chez moi, dans mon lit, Fabienne sur l’oreiller d’à coté (quand je ne lui servais pas d’oreiller…)
Bref...
Finalement, il m’a redonné son numéro de téléphone (je n’avais que ceux de Paris avant son départ pour Londres ainsi que celui de Londres) Je commencerais ma soirée de demain par une bonne mousse avant de partir pique-niquer
20:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.04.2009
Club anglais chez Sheherazade
Les Halles, un samedi soir …
Où trouver des bains turcs ouverts à cette heure de la soirée ?
Ce besoin de me détendre dans un bain bouillonnant à une heure si avancée ferait passer les lubies de fraises hivernales attribuées aux parturientes, pour des petits pêchés ma fois guère difficile à assurer (Que voulez vous, il n’y a plus de saison, ma petite dame !)
Et bien, il existe à cette heure et en cette partie de la ville un seul endroit. Un endroit que le trônant de Porphyre n’aurait de cesse de rayer par le feu, les baigneurs avec…
Cependant, pour un homme très ouvert d’esprit sur certaines chose, la disposition des lieues permet d’éviter une certaine promiscuité « lassivo-sportive » pour ceux qui n’en on cure.
De plus c’est avec un certains état d’esprit que je souhaite aller dans cet endroit : passer d’agréables moments en compagnie de mon meilleur ami et profiter des bains, bulles, hammams, et cadres…
Bienvenu chez Sheherazade…
Passé la porte d’entrée, vous entrées dans une décoration des Mille-et-une nuits. L’accueil ressemble beaucoup à celle d’un hôtel, si ce n’est qu’on vous offre une large serviette blanche et une petite sacoche à kraft que l’on peut fixer à sa cheville.
Dans de petit paquet, une ticket pour une consommation et quelques petites babioles fort utiles pour les « gymnastes » mais dont nous n’avons Yann ou moi même point l’utilité en cet endroit. La clé du casier individuel pend également à la sacoche et peut s’y glisser, évitant je ainsi de tinter et de se transformer en une virile fée clochette…
Nous passons une porte, un long couloir, descendons au vestiaire pour y déposer nos affaires et ceindre notre taille de la serviette.
Sur les casiers bleus, des représentations indoues transforment le couloir des vestiaires en une succession de petites icônes cloisonnées.
Petite douchette, puis nous montons d’un ‘étage toujours sous les yeux bienveillants de Ganesa, passons devant les palmiers, puis nouant nos serviettes à une rampe, descendons dans les bains bouillonnants.

Quel plaisir de sentir sur les muscles endoloris du dos, les jets tièdes !
Bougeant un peu de-ci, delà je présente aux jets le dos, et les omoplates, les bases du cou…
Nous ressortons. Reprenons les escaliers pour redescendre… Nous passons dans une salle de sport. Bancs de musculation, tapis, rameurs, poids sont à disposition. Quelques hommes en T-shirt et bermuda de sport entretiennent leurs formes et se libère du stress. Certains d’entre eux terminent très tard ou se mettent en forme avant de commencer leur travail nocturne…
La salle de sport donne dans un espace détente. Dans les fauteuils et sièges, on se décontracte devant un film (C’était un policier ou un autre film d’action hollywoodien à ce moment) le son n’est pas trop fort ce qui permet dans la lumière tamisée de faire un petit roupillon comme ce petit bonhomme en chien de fusil sur un fauteuil deux place qui dort comme un petit ange…
Encore un étage plus bas, nous nous dirigeons vers la piscine et le bar. Je sorts de la petite sacoche mon ticket pour un thé. Pauvre ticket ! C’est avec une infinie délicatesse que je sorts cette pauvre petite éponge pour ne pas la transformer en charpie, la présentant, avec d’infinie précaution au jeune barman, posée comme un précieux tissu de soie sur la paume de mes mains. Un thé s’il vous plait.
Devant le bar, des tables et chaises sont prêtes à accueillir les consommateurs. De l’autre coté d’une balustrade, la piscine avec en son centre quatre petites fontaines en forme de tête d’éléphants… Des chaises longues en bois accueillent les dormeurs. Un tout petit bain à bulles. Se trouvent sur le coté. Je m’y installe avec bonheur pendant que Yann fait des longueurs. La piscine telle qu’il avait l’habitude à Toronto, ou Melbourne lui manque autant que moi le hammam et les bains aux trois températures différentes à Budapest…
D’ailleurs nous nous rendons vers la partie hammam. Petite douchette et entrée progressive dans les différentes pièces chaudes. Sans lunette, le monde est pour moi irréel. Je perçois plus les formes que je ne les vois. Ce qui n’est pas plus mal quand on ne cherche que le plaisir de sentir la chaleur détendre vos muscles. Je ferme les yeux, les jambes en tailleur, ma serviette protégeant du regard mes pudenda et mon cobra endormi. Juste le plaisir de respirer. Juste le plaisir de l’instant dans la chaleur moite…
Combien de temps ? Je ne sais. Plus habitué à la chaleur, Yann serait resté sûrement plus longtemps
Nous ressortons, enlevons la sueur et nous séchons prestement, allons chercher une nouvelle serviette sèche et nous posons chacun dans un fauteuil en face d’une autre production hollywoodienne.
Comment s’appelle cet acteur déjà ? il a eu un oscar dernièrement en plus… Bof, peut importe. Juste rester là à savourer le temps suspendu, si loin de la violence au dehors…
Cet endroit- pour peu que l’on ne va pas à l’étage le plus supérieur et inavouable- me fait penser un peu à un de ces clubs anglais : tout y est pour passer des heures sans soucie et sans avoir à sortir pour affronter la réalité des rues de la colonie de Sa gracieuse Majesté
Mais Yann doit travailler le lendemain !
Vers
Voyage sans trop de problèmes et bras de Morphée...
21:07 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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14.04.2009
Cabotage financier du Cap à Brugge
Deuxième samedi d’Avril
Exceptionnellement, Yann travaille aujourd’hui. Il est arrivé hier soir vers
Une de ses amis est en région parisienne… A-t-elle trouvé ou dormir pour ce WE ? Ni lui et encore moi le savons…
Ainsi serait-il judicieux que ma chambre de mec célibataire puisse accueillir une demoiselle. Cette idée m’a réveillé assez tôt. Rangements, coups de balais, nettoyage rapide de la salle de bain. Les fenêtres sont ouvertes pour laisser sécher le sol. Le frigo vide la veille a été rempli par les bons soins de la maman de Yann. Cependant, il y a encore deux trois choses à compléter. Je sors dans la double perspective de finir les courses et de déposer ce cheque d’une valeur conséquente…
Laplace, l’agence à coté du RER est fermée ! Ma foi, comme je dois prendre un billet de train pour Yvetot, autant partir pour Paris à la recherche d’une agence ouverte.
Dans la rame, un habitant du Cap (Afrique du Sud) est embarrassé. Je l’aide un peu. Nous sortons à Saint Michel et je l’accompagne à un ou deux points touristiques qui lui permettraient de répondre à l’attente de ses amis. Chemin faisant, et tout en donnant quelques précisions touristiques et historiques, mon regard est également à la recherche d’un « LCL ».
Je le laisse Aux Halles. Lui continuant son voyage avec les amis qui vont bientôt le rejoindre, et, moi à la recherche de l’Agence Perdue.
Ah celle-ci est en travaux. Celle là est fermée le samedi. Regardant les adresses des agences les plus proches, me voila écumant les rues au alentours de la Rue Saint Denis, puis passant dans Le Marais. Je commence à avoir faim, mais impossible de s’acheter des Falafels Rue des Rosiers car il y a trop de monde. Je continue Rue de Rivoli. Enfin une agence... Fermée aussi ! Mais un écriteau sur la devanture précise ,enfin, LA seule information valable : Toutes les agences de cette compagnie sont fermées du Samedi au Lundi de Pâques compris.
Place Bastille. Je commence à avoir les crocs. Je fais le tours des restaurants et troquets…les prix sont aberrants !
Au Falstaff (place Bastille) la carte propose un Croque Monsieur pas trop cher avec la bière du mois : belge de Brugge.
Banco !
http://www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/le-falstaff-bastille_23739/Profil-Lieu

Le big croqu’ ! Sur une méga tranche de pain Poilane, une à deux tranches de jambon de Paris. Le fromage déborde et dégouline généreusement sur la faïence. Dans l’assiette ovale, salade verte, carottes rappées et frites accompagnent le Croque. La bière arrive... Une grande avais-je demandé. « Une grande ?», me demande en confirmation le garçon… Oui ! Oui !...
Wahouu La pinte ! ! !
Même à moitié vide j’ai du mal à la soulever avec mes petits bras de cannetons.
Une fois ma bière finie, je retourne prendre le Métro Aux Halles (j’ai cuvé juste un peu pendant le trajet), descente à Vavin pour tenir Yann au fait de mon insuccès et me libérer un peu de quelques hectolitres de belge. De nouveau le métro, pour la Porte d’Orléans. Achat au Liedel et bus pour rentrer chez moi. Une fois les courses rangées. Je m’assois sur le lit et… me réveille une bonne heure après
Where Am I !!!
13:33 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.04.2009
Une fin de semaine bien remplie 2 légumes, poiscailles, bancs, jeunes « rascasses » et panier à salade
Premier samedi d’Avril
Levée des corps assez tardive.
Un vrai petit déjeuné avec tout le temps qu’il faut pour savourer du thé vert, un jus de fruit frais, et les céréales.
Yann ne peut commencer une journée sans un vrai breakfast. Son passage en Angleterre, Canada et Australie n’ayant fait que renforcer cette tendance…
Nous avons tout de même beaucoup de chose à faire : le Samedi est le seul jour de congé en commun. Donc courses pour la boustifaille, et un futal pour lui…
Départ à pied pour la porte d’Orléans. C’est qu’il ya là bas un discount qui nous évitera les dispendieuses dépenses inutiles…
Chemin faisant, j’avise sur la gauche, près d’un bureau de post un tout petit marché : légumes, poissons et fromages…
Tant mieux, Il nous faut tout les deux une alimentation légère pour cette semaine.
Salade, courgettes, brocolis, aubergines, oignons et épinards d’un coté et de l’autre une bonne cure de poisson : du saumon et des crevettes pour une bonne salade ce midi là et du lieu, de la roussette et autres pour la semaine…
Les courses ont finalement été rapides.
Apres le déjeuné, nous nous rendons au centre commercial d’à coté. Il y à là un certains nombre de magasins de fringues. J’avoue être surpris de ne pas trouver facilement à m’asseoir. J’aurais du me douté que même de l’autre coté du périf si proche de Paris (Montrouge n’étant pas une ville « pourave ») les « métros » étaient pris en compte…
C’est que autrefois et dans les endroits les moins civilisés de l’hexagone, batifoler dans les rayons de vêtements est ou était une affaire de « meuf ». Il y avait pour le «Cro-Magnon » accompagnant, le plus souvent bien malgré lui, sa moitié un siège pour attendre que celle ci finisse de virevolter.
Je ne prends déjà pas facilement mon pied dans de telles boutiques… Mais là en banlieue, à quelques mètres d’autochtones « pas tibulaires mais presque » je n’arrive pas à me lâcher. C’est que dans la mentalité locale, chercher à avoir une tenue autre que « sac à patate » quand tu es assimilé à un « Céfran » c’est être un « dep ».
Les personnes victimes du racisme et des préjugés sont rarement avares elle même en préjugés et pratiquent peu la tolérance…
D’ailleurs, cela n’a pas loupé à la sortie du centre commercial : « Espèces de PD » qu’on entant bien fort dernière nous.
Des morveux pas encore du poil au menton.
Moi je laisse courir : à cette âge si ils sont déjà comme cela, je doute qu’ils soient récupérables : ces jeunes gougeons sont souvent liés à une bande de « rascasses » qu’ils vont rejoindre à plus ou moins brève échéance.
Yann lui est peut être plus sûr de lui (la preuve vu son accoutrement) mais ce n’est pas lui qui va se taper pour des années les charmants jeunes habitants du coin…
Je ne sais plus le nombre de nuits où on entant, toute sirène hurlante, les paniers à salades sur l’avenue. Cependant c’est un régime « sans fibres » et à risque de grippe aviaire minimisé au maximum que connaissent certaines zones près de chez moi...
Cela lasse et il y a comme un sentiment d'injustice. Faut une certaine force de caractère et un certain sens sociale et d'humanisme pour combattre en permanence les reflexes d’autodéfense et de rejets que les pressions agressives quotidiennes auraient tendance à provoquer. Soulant…
Moi qui avais commencé ma journée de bonne humeur, ils ont failli me la flinguer totalement, c’est jeunes cons. Mais nous sommes tout de même sorti là où j’avais proposé (après avoir lu un canard en matinée).
Et hop, à la découverte de « cocktail-land »
17:19 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Une fin de semaine bien remplie 1 La moule ne me réussit pas !
Premier Week-End du mois d’avril…
Le jeudi soir avait pourtant bien commencé : sorti très tard du travail je suis passé directement le voir à sa sortie de « taf » : petit apéro puis petit resto… Mais je crois que je tiens de moins en moins l’alcool…
Le jeudi ?
Il faut savoir que Yann est décalé d’une journée : ses deux jours chômés hebdomadaires sont le vendredi et le samedi, d’où le resto. Le jeudi soir est donc le début d’un long WE qui se prolongerait sur trois jours et pour lequel seul le samedi serait en congé commun…
Si le jeudi a été assez rocamboles pour moi suite aux problèmes électriques sur la voie de RER, le vendredi a été tout autant légèrement spécial.
C’est que j’ai très mal digéré les moules de la soirée et qu’on a eu une discussion animée Yann et moi ce qui a légèrement flingué mon sommeil. Bref, vendredi, j’ai du rentrer chez moi me coucher plus tôt que prévu.
Sortir seul un vendredi ne le bottant pas trop, on a maté des DVD sur son portable avant de se pieuter…
Lui qui était très « sortie » cela pourrait surprendre. Je me souviens de certains dimanches-soir il y a 5 ans, assez réguliers, pour des soirées « spécial banlieusards » i.e se finissant tôt pour pouvoir choper le dernier RER…
Alors, Quid ?
C’est que depuis son passage dans les Pays du Common Wells (villes de Londres, Toronto et surtout celles d’Australie) la mentalité française lui est de plus en plus difficile à supporter.
Il est vrai qu’ici, on se lie plus difficilement : il faut presque que vous soyez appointé par une tierce personne pour être accepté et intégré à la soirée.
14:36 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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